MBOA Magazine n°4 jan/fév/mar 2011
MBOA Magazine n°4 jan/fév/mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 42

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : Binta Diallo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Musique « La scène, c’est mon milieu » 8 MBOA Magazine Carlou D Icône du hip hop sénégalais Elu meilleur artiste sénégalais de l’année 2009 et meilleur artiste de variété à l’occasion de la première édition des Sunu Music Awards qui s’est tenue en février dernier à Dakar, Carlou D, Ibrahima Loucard de son vrai nom, fait partie incontestablement des icônes du mouvement hip hop sénégalais. A 31ans, Carlou D qui fréquentait de grands groupes comme le Positive black Soul avant de se lancer dans une carrière solo, a su imposer son style sur la scène musicale sénégalaise et internationale. Il vient de sortir un album international intitulé « Musikr », du nom de son style qu’il définit comme un mélange de musique moderne et de spiritualité. Vous avez été sacré meilleur artiste de variété et meilleur artiste sénégalais de l’année 2009 lors de la première édition des Sunu Music Awards. Ces distinctions ont-elles influé sur votre carrière ? Bien sur que oui ! Après un dur travail de plusieurs années, ces distinctions constituent non seulement une confirmation, mais aussi une source de motivation. Comme je le dis souvent, je suis dans l’affaire et je ne vais pas la lâcher.
Je vais continuer à redoubler d’efforts. Il me reste du chemin à faire et ce n’est vraiment pas le moment de baisser les bras. Est-ce que vous vous y attendez ? Oui, je m’y attendais mais pas maintenant quand même. Ça a été une bonne surprise ! Et pourtant, vous êtes très sollicité et jouez régulièrement. On peut même dire que vous avez été au-devant de la scène musicale sénégalaise, n’est-ce pas ? Au devant de la scène, je dirais que non ! La scène est large et bien occupée. Seulement, j’ai mon public et je le gère comme je peux. Je suis sur mon propre chemin, ce qui a constitué la différence depuis le début. J’ai pris le temps de bien étudier la scène musicale pour trouver ma propre couleur musicale. C’est ce qui me permet de durer et de gérer bien mon public. J’ai travaillé dur et voilà, ça paie un peu ! Comment définissez-vous justement votre style musical ? C’est le style musikr ! J’ai commencé par installer la musicalité dans mon domaine, dans le mouvement hip hop. Après, c’était de l’originalité avec l’album « Wérouway » et maintenant, c’est le style musikr, qui est une jonction de la world music mixée avec une philosophie basée sur la spiritualité à travers le Zikr, qu’on connaît très bien chez nous. Actuellement, c’est quoi l’actualité de Carlou D ? J’ai sorti un album international intitulé « Muzikr » sur le marché le 28 juin dernier. On a officiellement lancé l’album à Londres à travers une grande soirée à laquelle étaient conviés de grands noms de la world music. L’album commence à être quatre étoiles et franchement ? je ne m’y attendais pas. Un disque d’or en perspective ? Amen ! Peut-être bien, on verra ! Avez-vous défini un plan de promotion pour cet album qui vient de sortir ? Nous avons pas mal de dates à faire dans le cadre des tournées internationales. Déjà, nous serons à Amsterdam à partir de ce 8 juillet. Nous avons déjà fait Londres, Liverpool et Bruxelles. On sera également en Hollande et en Allemagne. Des concerts sont aussi prévus un peu partout au Sénégal. Musique Vous êtes timide dans la vie mais sur scène, on découvre un autre Carlou D, une véritable bête de scène. N’est-ce pas là une réelle complicité avec votre public ? La scène, c’est mon milieu ! C’est le seul milieu où je peux me lâcher. Dans la vie, je suis quelqu’un de calme, qui est tout le temps en train de penser, de créer. Mais une fois une scène, je me sens libre. Je m’exprime à fond avec mon corps par la danse, ma musique et ma guitare ! Comment analysez-vous l’évolution de la musique africaine en général, et sénégalaise en particulier ? Au Sénégal, il y a une autre tendance musicale par rapport au Mbalax ! Je n’ai rien contre ce style, au contraire, je l’adore. Un travail colossal a été réalisé par nos aînés qui ont balisé le terrain et maintenant, il y a une nouvelle génération qui pense plutôt à tendre vers l’international. Les gens doivent comprendre qu’il existe une éducation musicale qu’il faut suivre pour pouvoir percer et s’exporter. Il faut penser à faire une musique exportable. Sur le plan africain, je tire mon chapeau aux musiciens du continent qui s’imposent de plus en plus sur la scène internationale. Si je prends l’exemple des Maliens, ils font un travail terrible et sont reconnus mondialement. Je pense même que ce sont les Africains qui tournent le plus dans le monde et ça fait énormément plaisir. Ils croient en eux, ils montrent leur culture sans complexe. C’est important de respecter sa culture et les Maliens l’ont bien compris. Quelle que soit notre origine, du Cameroun, de la Côte d’ivoire, du Niger, du Mali etc, on reste africain donc, on doit dignement représenter cette Afrique partout où on va. Jusqu’où Carlou D compte-t-il aller dans la musique ? Jusqu’à atteindre le sommet ! A l’image de qui par exemple ? J’adore Michael Jackson pour son talent et son histoire. Il y a cru, il est allé jusqu’au bout, il est devenu le number one mondial. Chez nous, il y a Youssou Ndour qui s’est lui aussi donné les moyens d’atteindre le sommet. Je rêve d’être comme eux ! Propos recueillis par Marième MBENGUE MBOA Magazine 9



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