MBOA Magazine n°4 jan/fév/mar 2011
MBOA Magazine n°4 jan/fév/mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 42

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : Binta Diallo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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En Couverture PODIUM Binta Diallo est d’origine guinéenne. Elle vit aux Etats-Unis depuis bientôt 8 ans. Vivace, entreprenante, cette étudiante en deuxième année de stylisme est une étoile prometteuse. Son rêve : devenir mannequin professionnel international et défiler pour la haute couture. Cette belle gazelle aux allures de déesse de Masina a bien voulu répondre aux questions de MBOA MA- GAZINE Comment êtes-vous arrivée au mannequinat ? Je suis arrivée dans le mannequinat suite aux commentaires des gens que je croisais dans la rue. Quand j’étais en Guinée, tout le monde me disait que j’étais grande et que je marchais comme un mannequin. Quand je suis arrivée aux Etats-Unis, dans la rue, les gens me prenaient aussi pour un mannequin, le même scénario s’est produit. C’est à partir de là j’ai commencé à m’intéresser à ce métier en participant à de nombreux défilés. Comment vous définiriez-vous ? Je suis une personne très sensible, qui s’intéresse à tout. Je suis ouverte au monde. Je suis aussi très fière d’être africaine et d’avoir vécu dans mon pays d’origine avant d’arriver aux Etats-Unis. Quels sont les obstacles du métier ? C’est une très longue route, mais je suis optimiste. C’est très difficile pour les mannequins d’origine africaine d’accéder sur les podiums de la haute couture, même au XXIe siècle mais avec un peu de patience, ça ira. Je viens de signer un contrat avec une agence, les choses s’annoncent bien pour l’instant. Je vais participer à une fashion week au Festival Africain de Chicago et à un fashion show pour une grande chaîne de télé. Comment vivez-vous en tant mannequin noire en Occident ? Personnellement, je n’ai pas encore eu la chance de travailler en Europe, mais je sais que le milieu le plus difficile est le marché français, car les filles noires sont 38 MBOA Magazine Binta Diallo
encore très peu sollicitées, et encore moins dans la publicité. D’après mes recherches, il n’y a qu’un ou deux mannequins représentés par les agences, et elles ne travaillent qu’en périodes de collections. Je vis très bien en tant que mannequin noire originaire d’Afrique aux Etats-Unis. Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre métier en tant que femme d’origine africaine ? C’est le manque de moyen et le manque d’éducation. Je conseillerais à toutes mes sœurs africaines qui veulent se lancer dans le mannequinat de faire des études d’abord car, ça aide beaucoup dans le milieu. Cela permet de ne pas accepter facilement n’importe quoi, mais aussi de prendre du recul et d’avoir une roue de secours si toutefois cela ne marche pas. Etre grande et belle ne suffisent pas de nos jours pour embrasser le métier de mannequin. Parlez-nous de vos prochaines actions : défilés, podiums, élections miss ? Je dois partir au Mexique en 2011 pour représenter mon pays à une élection de miss et mon souhait, c’est de l’emporter. Propos recueillis par AÏSSATOU DIAMANKA-BESLAND PODIUM MBOA Magazine 39



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