MBOA Magazine n°4 jan/fév/mar 2011
MBOA Magazine n°4 jan/fév/mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 42

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : Binta Diallo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MODES & TENDANCES 20 MBOA Magazine BAZEM’SE Pour les amateurs de l’univers de la mode, il n’est plus à présenter. BAZE- MO Sébastien plus connu sous la griffe « Bazem’se » est un jeune styliste hors du commun. Rencontre avec celui qui, à chacune de ses sorties, honore le drapeau burkinabé dans le domaine de la mode et du stylisme. Comment êtes-vous arrivé dans le métier de la mode ? Je suis arrivé dans le métier de la mode par amour pour tout ce qui est beau. Comment est née la marque BAZEM’SE ? Le nom BAZEM’SE signifie « Viens, on va s’entendre » dans mon ethnie, et c’est aussi mon nom de famille (BAZEMO Sébastien) Comment vous définissez-vous en tant que modéliste ? Je suis un jeune créateur qui aime vraiment ce que je fais. La mode est toute ma vie. Tous vos modèles sont faits à la main, comment s’organisent vos ateliers de réalisation ? J’ai un personnel qui travaille avec moi, dans mon atelier. Je fais les croquis et les couturiers réalisent. Il m’arrive souvent de leur montrer moi-même ce que je désire sur la machine. Pensez-vous que les stylistes africains ont leur mot à dire dans cette mondialisation des cultures, à travers leurs créations ? Oui, je pense que les stylistes africains ont leur mot à dire parce que, aujourd’hui, nous, stylistes, africains, sommes invités dans les festivals européens. Nos créations plaisent et sont portées par des européens. Que ressentez-vous quand vous êtes devant un rouleau de tissu ? J’imagine déjà ce que je vais faire et je vois déjà la tenue sur un mannequin.
Je soutiens beaucoup les jeunes qui, comme moi, veulent se réaliser dans la mode, mais je leur dis toujours qu’il faut vraiment aimer ce métier avant de se lancer. Quelles sont vos perspectives d’avenir ? Je souhaite me lancer dans le prêt-à-porter et ouvrir une école de couture, afin d’aider les enfants de la rue qui souhaiteraient faire ce métier. J’ai un côté très social. Lors du Festival annuel « Folie de mode », je reverse les bénéfices aux orphelinats. Propos recueillis par Aïssatou DIAMANKA-BESLAND MODES & TENDANCES Qu’est-ce qui vous inspire pour la création de vos collections ? Je suis surtout inspiré par l’environnement, la nature. Est-il difficile de vivre de ses créations en tant créateur africain ? C’est très difficile pour un créateur africain de vivre de ses créations, parce qu’ici, en Afrique, les gens voient les défilés comme un spectacle. Ils n’achètent pas. C’est à nous, les stylistes, de les amener à acquérir du prêt-à-porter de luxe. Quel sera le thème de votre prochaine collection et quel message souhaitez-vous transmettre aux générations futures ? Ma prochaine collection, intitulée « Femme actuelle », présentera des modèles très sexy et très chics. MBOA Magazine 21



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