MBOA Magazine n°4 jan/fév/mar 2011
MBOA Magazine n°4 jan/fév/mar 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2011

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 42

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : Binta Diallo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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COUP 2 PROJECTEUR De son enfance africaine, Helmie Bellini a gardé une voix noble et fière. De sa vie européenne, elle a tiré le meilleur des mots, tour à tour légers ou profonds. Enrichie de toutes les rencontres, Rencontre avec une artiste qui développe un voyage musical sans frontières. Comment êtes-vous arrivée à la musique et la chanson ? Comme pour beaucoup, pour arriver plus loin que le fait de chanter dans sa salle de bain ou jouer dans son garage, il y a une rencontre un jour qui a fait tilt, et qui a déclenché le processus. Dans mon cas, il n’y en a pas eu qu’un. Au fur et à mesure de mon parcours, je me suis découverte. J’ai rencontré une multitude de musiciens qui m’ont beaucoup appris, et avec lesquels j’ai pu jouer la musique des autres ou retranscrire mes envies musicales. J’écoute beaucoup de musique, je vais à des concerts et j’organise depuis quelques temps des sessions de bavardages pour créer ? un festival de jazz à Paris ou « des sessions de bavardage autour 16 MBOA Magazine du jazz à Paris). De scènes en scènes, de ratés en réussites, de rencontres en réalisations, j’ai pu débuter la construction de mon identité musicale. La culture aidant, les biographies des artistes auxquels je m’intéresse ; leurs histoires, leurs parcours sont autant de leçons qui m‘imprègnent et qui me permettent aujourd’hui de prétendre restituer ma propre histoire en musique. Le chemin à parcourir est encore long mais je garde le cap, car l’aventure vaut le coup. Dans quel genre musical vous rangez-vous ? Je suis maniaque mais je n’aime pas être « rangée » (rires). Il est un peu trop tôt pour se restreindre non ? Cependant, comme il faut bien que je me situe
quelque part, je dirais que sans renier mes racines, je chante dans mes langues : la langue de Molière n’est pas aisée mais je m’y risque dans le jazz. J’ai l’amour des mots que je récite soit a capella, soit habillés de belles rythmiques. La vie entre aussi en ligne de compte ; mes inspirations sont plurielles. Plus que tout, ce sont les mots qui revêtent pour moi une grande importance, et l’histoire qu’ils charrient. Quels sont les thèmes que vous défendez dans vos chansons ? Le thème séculaire de l’amour est au centre dans mon premier album. Dans amour, j’entends âme. Je livre l’amour dans tous ses états, ceux dans lesquels on peut se retrouver, ceux que l’on n’ose pas avouer. L’âme-our, quoi ! Pour vous, c’est quoi une bonne musique, une belle chanson ? Les chansons m’agrippent de diverses manières. Une belle chanson, une belle musique est celle qui me caresse, m’apaise, me fait tressaillir, me met en joie, met fin à mes peines, m’interpelle, me fait danser, me berce pour une douce nuit (rires). Tout est question d’état d’esprit. Pourquoi la chanson, une passion ou un rêve d’enfant ? J’oscille entre chants et poèmes, ces univers ont marqué mon enfance et mon adolescence. Vers 6-7 ans j’ai dit à ma maman que je serai danseuse et chanteuse. J’ai fait deux ans de danse ici en France avant que la famille ne reparte s’installer au Congo- Brazzaville. Pas de cours de musique, mais énormément de musique. Il y en avait partout à la maison, chez mes amies et voisines, pour tous les événements de la vie (naissance, vie, mort). L’adolescence est arrivée avec ses crises qui m’enfermaient dans les chansons des autres. L’entrée dans le monde adulte avec ses réalités m’a ramené à des lectures de poèmes. Je n’ai pas chanté pendant un long moment. A la naissance de ma première fille, je me suis mise à lui fredonner des chansonnettes et des comptines pour l’endormir. Elle était très éveillée et dès qu’elle s’est mise à babiller, nous nous sommes mises à chanter ensemble. Nous le faisons encore quelquefois aujourd’hui. A ce moment-là, inconsciemment, mon envie de faire ce métier m’est revenue. Avant d’en arriver où j’en suis aujourd’hui, il y a eu des bas mais je ne conserve que le positif, les merveilleuses rencontres que j’ai faites. Faire de cette passion un métier a COUP 2 PROJECTEUR été possible car on m’a donné ma chance, et ces personnes sont toujours présentes. Si eux y croient, aucune raison que je ne fasse pas de même, vous ne pensez pas ? Propos recueillis par Aïssatou DIAMANKA-BESLAND MBOA Magazine 17



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