MBOA Magazine n°3 oct/nov/déc 2010
MBOA Magazine n°3 oct/nov/déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de oct/nov/déc 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : Zeynab, l'amazone de la musique urbaine béninoise !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ZOOM SUR... Plusieurs mois après la catastrophe, retour à Haïti avec ALIBI MONTANA D’origine haïtienne, le rappeur Alibi Montana qui a grandi à la cité des 4000 de la Courneuve, en Seine-Saint Denis, en France, revient sur la plus grosse catastrophe naturelle qui a frappé Haïti le 12 janvier dernier. 36 MBOA Magazine
Le 12 janvier dernier, un tremblement de terre, extrêmement puissant, a dévasté Port-au-Prince, la capitale haïtienne. D’abord rassurez-nous, vous n’y aviez perdu aucun membre de votre famille ? Mises à part quelques blessures superficielles, aucun membre de ma famille n’a été touché. Mais je partage la douleur de celles pour qui ce drame n’a pas été tendre. Cela a été la première catastrophe en France sur laquelle tous les noirs se sont mobilisés. Comment expliquez-vous ce geste ? Je pense que l’ampleur de la catastrophe a suffi à faire prendre conscience à tous les blacks, mais aussi à tous les autres, qu’il fallait se mobiliser. Est-ce que de plus en plus aujourd’hui les noirs ressentent le besoin de se soutenir mutuellement dans ce genre de situation ? C’est vrai que cette solidarité a été une première dans le milieu black en France. C’est allé même audelà. Les noirs se sont sentis concernés. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi ils attendent ce genre de situation que je qualifie d’extrême, pour se soutenir mutuellement. Vous-même avez participé à des clips pour soutenir la cause. Vous avez aussi réalisé un clip que MBOA TV a beaucoup diffusé. Il fallait vraiment le faire ? Pour moi, c’était même presque un devoir de participer à tous ces événements concernant Haïti : Je suis Haïtien d’origine. C’est vrai aussi qu’à côté de tout cela, j’ai aussi pris l’initiative personnelle de réaliser un clip... que MBOA TV a beaucoup diffusé. C’était aussi la façon de cette chaîne de soutenir la cause. Aujourd’hui, le temps a passé et on a l’impression que la catastrophe d’Haïti est très loin derrière nous. Ca vous révolte ? Je ne suis pas du tout révolté. Les gens ont fait ce qu’ils pouvaient avec beaucoup de cœur d’ailleurs. Et l’histoire nous a montré qu’une catastrophe en remplace une autre. C’est pour cela qu’il ne faut pas baisser la garde pour continuer à multiplier les actions en faveur de Haïti. ZOOM SUR... Beaucoup de dons ont été récoltés pour la reconstruction d’Haïti. Avez-vous le sentiment que cet objectif se réalise au fur et à mesure sur le terrain ? J’ai l’impression que la reconstruction stagne, qu’elle bat de l’aile. J’espère que les politiques vont bien gérer ces dons pour ne pas céder à la tentation. C’est un autre problème. Avec le recul, quel bilan tirez-vous de tout ça en tant qu’enfant du pays ? Mon bilan est mitigé. Mais le pays doit faire honneur à tous ces sacrifiés, en permettant à la jeunesse d’aller le plus loin possible dans la vie au niveau éducation, santé... Vous êtes d’abord et avant tout un rappeur. Quelle est votre actualité du moment ? J’enregistre actuellement, mon nouvel album intitulé « Code 187 » prévu pour début 2011, et je tourne également « Mère seule », film dans lequel je tiens le rôle principal. Propos recueillis par Jean Roké Patoudem MBOA Magazine 37



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