MBOA Magazine n°3 oct/nov/déc 2010
MBOA Magazine n°3 oct/nov/déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de oct/nov/déc 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : Zeynab, l'amazone de la musique urbaine béninoise !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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INITIATIVES Après son passage à la radio, Huguette MALAMBA est aujourd’hui, responsable de projets de coopération à la Division Diversité culturelle de l’Organisation Internationale de la Francophonie. MBOA MAGAZINE l’a rencontré pour vous ! A l’Organisation Internationale de la Francophonie, vous êtes responsable de projets des Fonds d’aide à la circulation des artistes. De quoi s’agit-il exactement ? L’OIF s’est engagée à favoriser la circulation des artistes et la diffusion de leurs œuvres, afin de soutenir la diffusion de la création contemporaine des pays du Sud et de l’Europe centrale et orientale, membres de la Francophonie dans le domaine du spectacle vivant et des arts visuels. C’est un terrain fertile pour comprendre l’effervescence d’une créativité et les enjeux de la mobilité artistique et ses objectifs. Depuis 2005, je suis chargée principalement d’assurer sa gestion et son développement. Pour les lecteurs de MBOA MAGAZINE, pouvez-vous nous rappeler brièvement votre parcours ? Journaliste sur Africa n°1, je me suis spécialisée dans l’information culturelle. A travers de nombreux reportages réalisés quotidiennement, j’ai essentiellement travaillé, pendant 9 ans, sur les enjeux de la diversité des expressions culturelles et artistiques à travers le spectacle vivant et les arts visuels. Parallèlement, les personnalités les plus créatives se sont confiées à moi à travers de grands entretiens et je me suis engagée à faire partager ma passion pour les cinémas d’Afrique auprès de millions d’auditeurs à travers « Ecrans Noirs », un magazine hebdomadaire dont j’ai assuré la rédaction en chef. La culture dissoue les frontières et j’ai pu le mesurer. Revenons à ce Fonds, il s’adresse à une catégorie spécifique d’artiste en particulier ou à tout artiste en général ? Parce qu’elle est portée par une logique de découvertes et de repérage, l’OIF a choisi de concentrer 32 MBOA Magazine Huguette MALAMBA Responsable de projets à l’OIF ses moyens sur les artistes en développement. En témoigne une compilation présentée à l’occasion des 40 ans de l’OIF ; elle rassemble 40 artistes de la scène musicale actuelle en Afrique, soutenus au démarrage de leur carrière par l’OIF. Ces artiste sont désormais reconnus sur les scènes internationales comme Rokia Traoré, Didier Awadi, ou encore Tiken Jah Fakoly. Dans le domaine de la danse contemporaine, je pense à Kettly Noël, ou encore à Faustin Linyekula. Toutes ces réussites justifient la poursuite d’un travail de fond, sur la notoriété internationale Quelles sont les retombées de ce Fonds depuis qu’il existe ? La programmation annuelle d’artistes francophones dans 64 festivals et l’organisation de 42 tournées internationales révèlent la forte implication de l’OIF pour soutenir le rayonnement des cultures de l’espace francophone. Qui est éligible et quel est le montant de chaque aide ? Jean-Pierre NAKPANE
L’OIF est partenaire des grandes manifestations à forte notoriété comme la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, les Rencontres africaines de la Photographie de Bamako. Elle apporte un soutien aussi bien aux structures qui organisent ces grands rendez-vous qu’aux festivals ou organisateurs de tournées qui souhaitent programmer des groupes ou compagnies francophones du Sud. A ce jour, le montant maximum de l’aide s’élève à 18 000 euros. Faut-il que le pays de l’artiste demandeur soit impérativement membre de L’Organisation Internationale de la Francophonie ? En effet, ce programme vise à soutenir la diffusion de la création artistique contemporaine des pays du Sud et de l’Europe centrale et orientale, membres de la Francophonie. Les artistes francophones concernés sont implantés sur des territoires aux réalités différentes (Afrique, Asie, Pacifique, Caraïbes, etc.). Cette pluralité des identités est encouragée grâce à ce dispositif. Vous devez recevoir beaucoup de demandes émanant des 70 Etats et gouvernements de la Francophonie. Comment les sélectionnezvous ? Deux fois par an, une commission de sélection composée d’experts du spectacle vivant et de collaborateurs de l’OIF examine les demandes, donne un avis motivé sur la qualité et les conditions de réalisation du projet. Les mutations du paysage culturel nous amènent à encourager davantage la singularité des projets tant aux points de vue esthétiques et culturels. Vous avez également un volet de votre aide apportée aux producteurs de disques ? L’OIF soutient le développement de la filière musicale d’Afrique et elle a choisi d’accompagner la présence des décideurs de ce secteur sur les marchés professionnels (Babel Med Music, Womex, Moshito Conference, etc.). Depuis 2008, elle s’est associée à Culturesfrance autour du programme Equation Musique, pour permettre à des producteurs, organisateurs, promoteurs de rencontrer leurs homologues du Sud et du Nord, faire connaître leurs activités et inscrire leurs productions musicales ainsi que leurs artistes dans les circuits internationaux. Depuis 1997, dans une optique complémentaire, la participation d’artistes est assurée sur ces marchés INITIATIVES de références : Habib Koité, Ba Cissoko ou encore Tinariwen se sont produits sur ces marchés devant un public de professionnels. Avez-vous le sentiment que vous communiquez suffisamment sur ce Fonds et des appels à projets sur les médias ciblés ? Des améliorations peuvent être apportées sur ce plan et le programme est ambitieux au regard de l’immensité des besoins. L’apparition de nouveaux partenaires montre aussi que l’information fait l’objet d’une bonne diffusion. Comment voyez-vous l’évolution de ce Fonds d’aide à la circulation des artistes ? Ce fonds est un outil formidable au service de la diversité culturelle. Et pour rendre son efficacité pérenne, l’enjeu principal sera de l’adapter au contexte actuel. Il faudra probablement porter une attention particulière aux porteurs de projets qui s’inscrivent dans de nouvelles approches partenariales. La diversification d’acteurs et les synergies novatrices favoriseront l’émergence d’un secteur culturel économiquement viable, dans les pays du Sud. Propos recueillis par Jean Roké Patoudem MBOA Magazine 33 Jean-Pierre NAKPANE



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