MBOA Magazine n°2 jui/aoû/sep 2010
MBOA Magazine n°2 jui/aoû/sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui/aoû/sep 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : Mariam Diop, la nomade-attitude.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Musique 8 MBOA Magazine Miss Léï Un concentré de talent confiné dans un corps athlétique, Miss LEI est une artiste éclectique. C’est en tant que rappeuse qu’elle s’affirme dans le monde musical grâce à son premier single. Issue d’une famille d’artistes et initiée au rap par son grand-frère, cette jolie Mc en talons aiguilles entremêle avec audace des styles musicaux différents. MBOA MAGAZINE l’a rencontré. Pouvez-vous nous décrire votre parcours ? Mon parcours est assez simple, depuis gamine j’aimais bouger. Je me suis naturellement tourné vers le sport en faisant de la GRS puis en grandissant je me suis orientée vers la danse. J’ai intégré la compagnie de danse AZARIA et depuis on ne s’est plus jamais quitté ! En parallèle j’ai toujours apprécié la musique et mon frère m’a plongé dans le rap dès mon plus jeune âge.
Vous vous situez dans le Hip Hop, Rap ou R’n’B ? Ma musique, c’est du rap, du hip hop dans toute sa variété ! J’aime jongler avec différents styles, d’ou le titre de mon album ekleitik. Il y a beaucoup de mélodies dans mes chansons parce que j’aime également le chant. Je suis un peu dans le délire des fugees. D’où vient votre inspiration, de vos origines ? Ma première source d’inspiration c’est ma famille. C’est d’abord elle qui m’a initiée très tôt à la musique. J’aime aussi bien la musique classique que le rap, la soul que la dance hall. Mes origines sont aussi une de mes influences mais mon entourage m’influence également. L’essentiel c’est d’aimer la musique et d’être ouverte à différents styles de musique. En quoi l’artiste-Producteur Claise compte-il pour vous ? C’est un très bon producteur et en plus de cette fonction il est également beatmaker, il rappe, il danse, il fait mes backs et c’est lui qui chorégraphie mon show ekleitik que vous pourrez voir le 24 septembre à la Scène Bastille à Paris et le 16 décembre à la Reine Blanche, toujours à Paris. C’est rare de retrouver chez une seule et même personne autant de qualités, c’est une de ses forces. Et la cerise sur le gâteau est qu’on s’entend très bien. Je suis d’avis qu’on ne change pas une équipe qui gagne. D’où vient l’idée de la « Madisson Attitude » ? C’est un concept qu’on a lancé ; étant passionnés de danse mais aussi de chant, les américains sont dans ce délire ; alors se faire un come back dans les années seventees c’était vraiment kiffant. De la conception du son jusqu’au clip vidéo que vous pouvez voir actuellement sur MBOA TV on s’est vraiment bien amusé !!! En France la plus part des filles du Hip Hop, R’n’B ou du Rap ont la rage dans leurs textes, mais vous êtes très douce dans les vôtres, c’est un choix délibéré de ne rien revendiquer en tout cas pas ouvertement ? Ouh, je vous invite à réécouter l’album (rires) c’est vrai qu’il y a beaucoup de sons festifs et électro qui donnent envie de s’amuser, de danser ; mais il y a d’autres textes dans lesquels je revendique des choses : notamment mon combat en tant que femme et fière de l’être. Les gens me disent souvent que quand je suis sur scène ils ne me reconnaissent plus. La Miss Lei très douce se transforme en une Musique lionne sur scène. Comme quoi une femme peut avoir autant de punch qu’un homme. Je revendique le fait d’être soi-même et que pour réussir on n’est pas obligé de se plier aux règles ; moi j’invente et réinvente mes propres règles. J’aime ce que je fais et rien ni personne ne m’obligera à être quelqu’un d’autre. Je dis également dans mon album qu’il faut se battre pour y arriver alors, j’encourage tous les artistes à persévérer parce qu’on a rien sans rien. Votre premier album est sorti il y a peu de temps, peut-on déjà dresser un premier bilan commercial ? Bilan oui et non ; parce que je ne suis pas focaliser sur les ventes ; tout ce que je sais c’est que partout ou on passe on laisse une empreinte et les gens ont vraiment l’air d’apprécier ; c’est l’essentiel. Je me concentre sur ce que j’aime et ce que j’aime c’est la scène. Vous savez en France, c’est le moment où il faut arriver avec quelque chose de nouveau pour défoncer les portes à grands coups de pied. C’est ce que j’ai l’intention de faire ; alors vous êtes de la partie ? Avez-vous une idée pour que les artistes comme vous qui débutent soient le plus exposés pour rencontrer éventuellement un public ? Je vous l’ai dis que le meilleur endroit pour rencontrer un public et le fidéliser reste la scène. Bien sûr il y a aussi internet qui est devenu un média accessible à tous. Heureusement, cela permet de découvrir de nouveaux artistes comme je le fais aussi souvent en fouinant sur le web. Il faut être curieux. Etes-vous du genre à vendre vous-même vos CD à la sortie de votre concert ? Pas moi mais mon équipe ; oui (rires) Qu’est ce que ça vous fait de vous retrouver au top des classements MBOAHITS 30 et URBAN 15 de la Chaîne MBOA TV ? C’est gé-nial et ça fait vraiment plaisir de voir qu’il y a beaucoup de gens qui me soutiennent. Un grand merci à MBOA TV. Quels sont vos projets immédiats ? Travailler davantage mes performances scéniques. La saison est loin d’être finie. Et je vous réserve également d’autres surprises pour la rentrée avec mon label « Artiste hip hop ». Alors à bientôt j’espère ! Propos recueillis par Jean Roke Patoudem MBOA Magazine 9



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