MBOA Magazine n°2 jui/aoû/sep 2010
MBOA Magazine n°2 jui/aoû/sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui/aoû/sep 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : Mariam Diop, la nomade-attitude.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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RENCONTRE AVEC Sandra Rocheteau Responsable Presse et Événementiel de CFI (Canal France International) CANNES VU PAR… les journalistes du Sud ! Du 12 au 23 mai dernier, Canal France International (CFI) a rassemblé une équipe de 10 journalistes culturels issus des télévisions d’Arménie (ARMTV), du Burkina Faso (RTB), d’Egypte (ERTU), des Philippines (ABS-CBN) et du Sénégal (RTS) pour couvrir la 63ème édition du Festival de Cannes. Vous êtes venue à Cannes cette année avec un concept original au sein de CFI (Canal France International). Pouvez-vous nous présenter votre concept ? Le concept de la formation de notre mission d’encadrement de journalistes « Cannes vu par » consiste à mettre en place une rédaction dite mutualisée dans laquelle 5 équipes de télévision invitées par CFI, travaillent ensemble. D’où viennent ces équipes ? Du Burkina Faso, des Philippines, du Sénégal, d’Egypte et d’Arménie. Comment s’est opéré le choix de ces journalistes ? Nous avons choisi les pays participants en fonction de l’intérêt de chaque pays pour le cinéma. Le Burkina Faso, par exemple, le pays berceau du cinéma africain. Les Philippines de leur côté avaient eu l’an dernier 4 films en sélection officielle à Cannes. Dès que nous avons déterminé les cinq pays, nous avons travaillé et testé l’intérêt des chaînes avant d’envoyer trois experts en Arménie, aux Philippines et en Egypte pour faire une sélection finale. Pour le Burkina et le Sénégal, cela s’est passé différemment, CFI s’est appuyé sur ses formations antérieures et sur sa connaissance des journalistes de ces pays. Par exemple, la journaliste du Sénégal a été retenue suite à un atelier CFI lors du dernier FIMA 32 MBOA Magazine au Niger. Quant au Burkina Faso, l’équipe sélectionnée a été repérée au Fespaco où elle avait aussi suivi en encadrement CFI. Comment tout cela fonctionne t’il concrètement à Cannes ? Tous les matins, l’ensemble de l’équipe se retrouve pour une conférence de rédaction où chacun annonce les sujets qu’il souhaite tourner dans la journée. Ainsi les uns et les autres savent quelles images réalisées, leurs collègues pourront compléter par leur propre sujets. Les images tournées sont « dérushées « et classées pour pouvoir servir, pendant tout le festival à chacune des équipes. Comment leurs actions se déroulent-elles dans la journée ? Après la conférence de rédaction, chaque équipe part en tournage, ou finalise son montage. Chaque équipe doit gérer ses contraintes d’envoi de sujets, certains pour le journal du soir, certains pour une émission matinale, et d’autres équipes comme celle des Philippines doit aussi gérer un gros décalage horaire. Quel bilan pouvez-vous dresser du festival ? Nous sommes assez contents parce que nous avons réalisé plus de 40 sujets, soit plus que l’objectif initial. Les sujets ont été envoyés par FTP aux chaînes associées et pour ce qui est de l’Afrique, les
2 sujets, Sénégalais et Burkinabé sont envoyés aux 70 télévisions du continent abonnées au système d’information de CFI. Comment avez-vous pu obtenir toutes les autorisations pour eux ? Le festival n’est pas un terrain facile pour les journalistes. En amont, CFI s’est rapproché du festival et de son Président, Gilles Jacob, pour expliquer son projet et pour obtenir un aval de principe, surtout pour les accréditations. Ensuite les équipes du festival ont montré une curiosité puis un réel intérêt pour ce projet. Nous avons été très bien accueillis et aidés par tous, surtout par le très important bureau des médias. Pour des moments forts tels que l’accréditation média « de la montée des marches » ou l’interview des membres du jury ou des organisateurs du festival, cette relation était obligatoire. D’où vient l’initiative ? Cela fait partie des axes de développement de CFI. La télévision est régie par les contraintes du direct et les téléspectateurs se retrouvent naturellement autour des spectacles d’envergure tels que les compétitions sportives ou les grands festivals comme Cannes. CFI propose des ateliers pour permettre à certaines télévisions du Sud de s’approprier ces manifestations en produisant des images avec leurs angles éditoriaux et leurs commentaires. Il ne s’agit pas de produire pour eux mais de rassembler les conditions pour qu’ils puissent produire leurs propres sujets. A terme, nous essayons également de leur transmettre le modèle économique qui leur permettra de reproduire, sans CFI, de telles couvertures. Qu’espérez-vous qu’ils fassent de cette expérience ? C’est un travail à moyen et à long terme que nous faisons. Ils sont suivis après chaque événement comme celui-ci, et je pense qu’ils vont influencer leur rédaction avec les méthodes qu’ils auront acquises ici. La prochaine grande manifestation à laquelle CFI est associé est la Coupe du monde pour la laquelle nous encadrons des journalistes africains pour couvrir les 64 matchs et les « à-côtés ». Ce dispositif part d’un accord entre la FIFA et l’African Broadcasting Union qui gère les droits pour l’Afrique. CFI vient en appui, à la demande de ces deux instances, pour faciliter le travail d’une grosse rédaction de plus de 25 professionnels qui opèrent depuis l’Afrique du Sud. RENCONTRE AVEC Qui a financé l’opération ? CFI a financé l’ensemble de cette première opération. Son renouvellement dépendra des partenariats que nous pourrons éventuellement rassembler pour les prochaines éditions. Vous êtes satisfaite alors ? C’est un travail de longue haleine mais les journalistes invités progressent : ils apprennent de nouvelles méthodes de travail, ils sont soumis à une grosse pression et ils doivent se débrouiller sans filet… Les experts les conseillent, les recadrent et les poussent à aller toujours plus loin, à utiliser tout le potentiel de ce dispositif. La concurrence est saine et ce mélange de cultures et de méthodes de travail est bénéfique à tous, y compris aux experts. Nous avons obtenu de très belles interviews et aucun moment phare du festival n’a échappé à notre rédaction. Compte-tenu des circonstances et de la complexité de travailler à Cannes quand on y descend pour la première fois, on peut donc estimer que le contrat est rempli et être satisfait des résultats. Cfi.fr Propos recueillis par Jean Roke Patoudem MBOA Magazine 33



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