MBOA Magazine n°2 jui/aoû/sep 2010
MBOA Magazine n°2 jui/aoû/sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui/aoû/sep 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,2 Mo

  • Dans ce numéro : Mariam Diop, la nomade-attitude.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CINEMA 28 MBOA Magazine Mahamet-Saleh HAROUN « Un Homme qui crie » De tous les prix que compte la compétition officielle au festival de Cannes, le Prix du Jury est celui qui recueille l’unanimité des membres du Jury. Qu’est ce que ça vous fait de l’avoir obtenu ? Recevoir un tel prix de la part de ce jury dans un festival comme Cannes est une joie immense, un bonheur sans égal. C’est surtout une nouvelle page qui s’écrit pour les cinémas d’Afrique. Jusqu’à présent, seule la génération précédente a eu droit aux honneurs de la compétition. Aujourd’hui, c’est la mienne qui entre dans la danse. C’est une brèche, j’espère que d’autres cinéastes de ma génération suivront le même chemin. Il y a un an jour pour jour, vous nous parliez de la préparation de « Un homme qui cri ». Grâce à « UN HOMME QUI CRIE » de Mahamet-Saleh HAROUN, le Tchad était cette année en Compétition Officielle au Festival de Cannes et a été couronné par le Prix du Jury. Adam, ancien champion de natation est désormais maître nageur d’un hôtel de luxe à N’Djamena. L’hôtel change de propriétaire et il est viré. Bien que remplacé par son fils, il vit tout de même mal cette situation. Alors quand il est appelé par le chef du quartier pour participer à l’effort de guerre, Adam qui n’a pas d’argent, donne son fils. Après « Bye-Bye Africa », « Abouna », » Notre Père » et « Daratt » ; voici « Un homme qui crie ». Est-ce qu’en ce moment-là, vous envisagiez d’être en compétition officielle un an plus tard ? Bien entendu, c’était mon désir le plus secret. Le calendrier de production du film a été établi en fonction de ce rendez-vous. Qu’est ce que cela change pour vous et pour le film d’avoir gagner ce prix ? Pour moi, des portes s’ouvrent, des connexions se mettent en place. Quant au film, ce prix lui donne une plus grande visibilité. Il a été vendu dans de nombreux pays, il sortira sur une soixantaine de copies en France et il est très demandé par les exploitants. J’espère surtout que ce film ouvrira des portes aux comédiens qui ont joué dans le film : Youssouf Djaoro, Emil Abossolo, Marius Yelolo, Diouc Koma.
Comment les autorités Tchadiennes ont-elles réagi face à cette reconnaissance Cannoise ? Elles étaient comblées. Le ministre de la Culture s’est rendu à Cannes, il a assisté à la standing ovation, il en a été bouleversé. Les autorités ont pris conscience de l’importance du cinéma : un fond d’aide au cinéma a été créé. Une onde positive parcourt la jeunesse qui rêve aujourd’hui de faire des films. Est-ce que vous pensez que cela va relancer le cinéma au Tchad, pays dont vous êtes originaire ? Les autorités ont pris la mesure de l’événement, elles sont prêtes à mettre de l’argent dans mes prochaines productions. Promesse réelle, ou blabla, l’avenir nous le dira. Beaucoup de films en compétition cette année à Cannes traitent des sujets sur fond de guerre. On ressent la guerre partout aujourd’hui pourtant on ne la voit pas ou plus. D’aprèsvous, est-ce l’état de la société actuelle ? Il est évident qu’il y a des guerres partout, surtout chez nous en Afrique. Cela oblitère tout horizon, toute velléité d’épanouissement, tout désir d’aller de l’avant. Il faut considérer les films comme des lumières qui éclairent les zones d’ombre. Le conflit opposant Goukouni Oueddei à Hissène Habré a sans aucun doute marqué votre adolescence au début des années 80 ? En effet, j’ai été traumatisé par cette guerre au cours de laquelle j’ai même été blessé. Je suis un rescapé. Vous êtes entrain de faire rénover une salle de cinéma à Djaména. Pouvez-vous nous en dire un peu plus et qui va la financer ? Ce n’est pas moi qui rénove la salle de cinéma, c’est mon camarade Issa Serge Coelo. En ce moment, une équipe de techniciens français est sur place pour l’installation des matériels de projection et la formation des jeunes pour la gestion de la salle. 2010 PYRAMIDE - PHOTO Frank Verdier - IMP. LEVILLAIN RCS CRÉTEIL B 332 482 710 PILI FILMS & GOÏ-GOÏ PRODUCTIONS P R É S E N T E N T EN COPRODUCTION AVEC ENTRE CHIEN ET LOUP CINEMA UN FILM DE MAHAMAT-SALEH HAROUN AVEC YOUSSOUF DJAORO DIOUC KOMA EMIL ABOSSOLO M’BO HADJÉ FATIMÉ NGOUA MARIUS YELOLO DJÉNÉBA KONE ECRIT ET RÉALISÉ PAR MAHAMAT-SALEH HAROUN DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE LAURENT BRUNET, AFC MONTAGE IMAGE MARIE-HÉLÈNE DOZO SON DANA FARZANEHPOUR PHOTOGRAPHE FRANK VERDIER UNE PRODUCTION FLORENCE STERN, PILI FILMS (FRANCE)/GOÏ-GOÏ PRODUCTIONS (TCHAD) EN COPRODUCTION AVEC DIANA ELBAUM & SÉBASTIEN DELLOYE, ENTRE CHIEN ET LOUP (BELGIQUE) AVEC LA PARTICIPATION DU CENTRE NATIONAL DU CINÉMA ET DE L’IMAGE ANIMÉE/CANAL+/CINÉCINÉMA AVEC LA CONTRIBUTION FINANCIÈRE DE L’UNION EUROPÉENNE (FONDS EUROPÉEN DE DÉVELOPPEMENT) ET LE CONCOURS DU GROUPE DES ETATS ACP AVEC L’AIDE DU CENTRE DU CINÉMA ET DE L’AUDIOVISUEL DE LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE DE BELGIQUE ET DES TÉLÉDISTRIBUTEURS WALLONS AVEC LA PARTICIPATION DE TV5MONDE AVEC LE SOUTIEN DU FONDS FRANCOPHONE DE PRODUCTION AUDIOVISUELLE DU SUD AVEC L’AIDE DU FINANCEMENT TAX SHELTER DE FACOZINC/PRANARÔM INTERNATIONAL/AR MEDIA/CASA KAFKA PICTURES - ISABELLE MOLHANT/CASA KAFKA PICTURES MOVIE TAX SHELTER EMPOWERED BY DEXIA RÉALISÉ AVEC LE SOUTIEN DU TAX SHELTER DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL BELGE MUSIQUE ORIGINALE WASIS DIOP CHANSONS ORIGINALES DJÉNÉBA KONE VENTES PYRAMIDE INTERNATIONAL DISTRIBUTION PYRAMIDE W W W. P Y R A M I D E F I L M S. C O M C’est le président lui-même qui a mis l’équivalent d’un million cinq cent mille euros pour la rénovation de cette salle. Alors que partout en Afrique, les salles ferment, le Tchad parie sur la renaissance du cinéma. J’espère que d’autres exemples suivront. Nous avons besoin de salles pour montrer nos images à nos publics. Quels sont vos projets immédiats ? Je travaille sur un long métrage, « African Fiasco », dont le tournage est prévu au printemps 2011 entre Paris et Dakar avec un budget de 3,5 millions d’euros. Propos recueillis par Jean Roke Patoudem MBOA Magazine 29



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