MBOA Magazine n°1 avr/mai/jun 2010
MBOA Magazine n°1 avr/mai/jun 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de avr/mai/jun 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : MBOA TV

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : M'Passi en solo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CULTURE LIVRE « A mouf dé ! On se calme » est le titre du nouveau livrespectacle de BJL chez Ccinia Edition. Dans ce livre d’un nouveau genre issu d’un blog, l’auteur utilise la loi du talion pour imposer la MAAT (vérité et justice). En le lisant, on y découvre une vérité qui donne des tapes, des baffes, des calques, dont le seul but est de réveiller les consciences sur la condition des Noirs en France, de leur nom d’origine « Kemites ». En dehors de son travaille d’écrivain, BJL est aussi créateur, musicien et photographe. A lire absolument. Avant de nous parler de votre livre-spectacle, pouvez-vous nous parler du projet Black Concept Definition ? Black Concept Definition a pour principale objectif de valorisée l’image du Noir. Il tend à montrer l’homme noir sous son meilleur profil, et invite chacun à s’interroger sur l’importance de communiquer. Cette maîtrise de l’image est un des outils nécessaires pour reconquérir l’assurance, la confiance en soi, et une certaine image du noir valorisée. Il a fait l’objet d’une d’exposition Mars-Avril 2008 Musée du Montparnasse. Un livre de photos de 100 photos en cours de réalisation et d’édition ainsi qu’une journée évènementielle dont le thème est : « L’image des noirs et des métis dans les médias » Pourquoi avez-vous eu besoin de vous pencher sur ce projet ? Parce que l’image du Noir est fortement dévalorisée ici en France, avec tous les clichés négatifs qu’on montre en longueur de journée dans les médias français réduit à des scènes de guerres, de famine, de maladie, de pauvreté, de misère, etc. Et face à l’inaction de ces soi-disant leaders qui sont censés nous représenter dans les dits médias français, et qui sont eux-mêmes noirs, mais en aucun cas représentatifs de notre image telle que nous aimerions la voir, le projet est ainsi né pour donner un nouveau regard sur l’homme noir que nous sommes. Et surtout les Noirs de France. Nous partons ainsi du constat que les Noirs de France et de Navarre, ne sont suffisamment pas mis en valeur. Leurs différents passages télévisuels n’ont aucun attrait, ni dans la forme, ni dans le fond (Maquillages, expressions, positions, impressions, etc.) Ils s’entourent très souvent de conseillers dénués de toute compétence artistique. A ce jour, jusqu’à preuve du contraire, aucun Noir de France, ne peut prétendre avoir une aura internationale en termes d’image. A contrario, nos Frères Africains américains et anglo-saxons, ont un visuel remarquable, sont à l’aise, et cela se voit et s’entend. Nous avons voulu apporter notre savoir-faire et notre expertise 14 MBOA Magazine en la matière. Nous sommes persuadés qu’avec un peu de bonne volonté, de professionnalisme et d’efficacité, les Noirs de France, peuvent mieux être perçus, mais aussi mieux se vendre. Il faudra noter que l’image est une arme redoutable qui fait et défait la réputation de tout un peuple. Voilà pourquoi, il fut nécessaire et même importante que Black Concept Definition voit le jour. Vous venez de sortir un livre spectacle issu de votre propre blog, Quels sont les sujets que vous y développer ? Mon premier livre spectacle, le tout premier livre de ce genre à être édité en France est issu d’un blog. Certains font du One Man show, d’autres font du standup, et moi, j’innove et crée le « Blog-up ». C’est un blog chronologique qui réagit face à l’actualité. J’y défends les intérêts de mon peuple : Le peuple Kamite de son nom d’origine. Le blog a commencé le 12 Aout 2006 et s’est arrêté le 10 octobre 2009. C’est un pamphlet artistico médiatique voire politique. L’objectif premier de ce livre spectacle d’un nouveau genre est de dénoncer la médiocrité au sein de notre communauté. Il pousse à une certaine prise de conscience. Il incite à nos Frères et Sœurs de la nécessité d’un retour impératif à la spiritualité Africaine afin de valoriser nos leaders. Et j’entends par leaders, tous ceux et toutes celles qui agissent dignement dans leurs domaines respectifs (Sport, politique, scientifique, médiatique, artistique et j’en passe) pour le bien du peuple Noirs dans la cadre général. Je veux attirer l’attention sur le fait que le moment est enfin arrivé pour ne plus sombrer dans la somnolence, l’inertie, le laisser-faire et surtout le laisser dire. J’ai par exemple un post (article) dans mon livre qui date du 21 janvier 2009 et qui ma foi, je crois vous intéresse loool. Il est intitulé : Que Valent Les Kamites (Noirs) dans ce monde ? Pour tout vous dire, A mouf dé ! on se calme, c’est la dénonciation de la médiocrité, de l’aliénation, de la manipulation, de la l’ignorance, du défaitisme et du laxisme du Noir en France. J’y prône l’excellence et le savoir-faire des Noirs dans le monde qui font avancer la communauté. ADB noaealalaenoaealalaenoaealalaenoaealalaenoaeala noaealalaenoaealalaenoaealalaenoaealalaenoaeala n n
noaealalaenoaealalaenoaealalaenoaealalaenoaeala noaealalaenoaealalaenoaealalaenoaealalaenoaeala n n Ecrivain, journaliste, Directrice de collection et mère au foyer, Sylvie ALBOU-TABART à plusieurs cordes à son arc. Elle est passionnée de littérature et passe la plus part de son temps, bien sûre quand elle ne gratte pas sur sa feuille blanche, à lire et à dévorer les histoires depuis son plus jeune âge. « Destin… et tout peut basculer ! » est son dernier roman paru chez Lokomodo Editions. Une histoire qui vous emporte et vous invite à la réflexion sur la vie tout simplement. Pouvez-vous présenter aux lecteurs de MBOA MAGAZINE, votre nouveau roman paru chez Lokomodo Editions et dire pourquoi vous avez choisi « Destin » comme titre ? « Destin… et tout peut basculer ! » est un recueil de nouvelles fantastiques qui met en scène des personnages du quotidien presque ordinaires, mais dont la vie va basculer vers l’extraordinaire voire le fantastique. Tel cet homme qui, comme nous le montre presque chaque jour la téléréalité, se veut prêt à tout pour réussir, y compris au pire. De cet autre, qui se verra condamné à vivre l’enfer sur terre ! Ou de cette jeune femme encore, qui, à partir d’une simple querelle de voisinage, va construire sa terrible vengeance avec une bonne dose d’humour noir. Le titre de l’ouvrage s’est imposé à moi car c’est bien là le lien entre mes héros : un destin qui bascule, bouleverse et broie parfois. Un destin imprévisible, fantasque ! C’est d’ailleurs pourquoi, je cite au début de l’ouvrage ces mots de Diderot : « Nous croyons conduire le destin, mais c’est toujours lui qui nous mène ». Vous n’êtes pas à votre premier roman, pourquoi avez-vous eu besoin de changer de sujet ? J’aime aborder des sujets très différents, mais aussi m’adresser à des publics de tout âge. J’ai ainsi publié très récemment un album de contes égyptiens CULTURE LIVRE aux éditions Albin Michel Jeunesse. Un roman court, intitulé « Voyage dans l’au-delà », librement inspiré d’un autre très vieux conte égyptien, qui paraîtra également à la fin de l’année. Sans doute est-ce ma sensibilité de maman qui me donne envie de m’adresser aux plus jeunes ? Sûrement. Le fantastique, ou plus généralement la littérature de l’imaginaire, a toujours fait partie de ma vie avec des auteurs comme René Barjarvel, Robert Merle, Issac Assimov, Stephen King ou encore Graham Masterton, qui sont autant de sources d’inspiration. C’est un autre aspect, complémentaire mais vital, de ma vie d’écrivain. Et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin car un roman, plus orienté vers la fantasy cette fois, est en cours d’écriture. En tant que femme, le métier d’écrivain est-il quelque chose de difficile ? Non, pas plus que pour un homme je pense, même s’il faut sans doute plus d’organisation pour allier vie professionnelle et vie familiale. Mais c’est là le propre de toutes les femmes, qu’elles soient écrivains ou non. Quant à la difficulté intrinsèque d’écrire, elle existe certes, mais je parlerai plutôt d’un besoin, d’une nécessité qui vous porte. C’est un formidable outil de partage et d’évasion, à l’étrange pouvoir libérateur. Je ne pourrais cesser d’écrire… ni de lire d’ailleurs. C’est une passion bien ancrée en moi. ADB MBOA Magazine 15



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