Maze n°9 juin 2012
Maze n°9 juin 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de juin 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : interview François and the Atlas Mountains.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 56 - 57  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
56 57
MODE PUNK COUTURE Pistols monta vite, très vite, grâce à leur musique jugée « diabolique », leurs textes obscènes… De fait, McLaren et Westwood sont parrains du mouvement punk en Angleterre. Westwood est même la prêtresse du « Punk Couture » ! La volonté n°1 du Punk est de choquer. Et qu’y a-t-il de plus choquant en Angleterre que de s’attaquer à la reine ? L’emblème des Sex Pistols dont Westwood est à l’origine est connu dans le monde entier, « God save the Queen… », la chanson qui s’y réfère est connue pour avoir outrageusement scandalisé le pays en accordant des paroles choquantes et désabusées à l’hymne favoris des Anglais. L’autre manière de choquer est alors de différer en tout points avec le modèle que la société imposait aux jeunes, d’où le style vestimentaire exubérant, souvent très vulgaire voire luxurieux, déluré. Le but était de provoquer, lutter contre l’opinion public. Le punk est une contreculture à l’époque. Les jeunes arborent donc des teeshirts et des jeans déchirés, teignent leurs cheveux, les coupent de manière à leur donner des formes inconcevables, se maquillent de façon très exagérée, surchargée… Les vêtements, le style est inspiré du sexe, de l’alcool, de la drogue, bref d’un univers extrêmement débauché. En 1981, Westwood fait son premier défilé à Londres, et les critiques la juge bientôt comme « l’enfant terrible de la mode », même surnom qui a été attribué à Jean-Paul Gaultier en France. Vivienne Westwood est la mère du style Punk, elle a institutionnalisé le Punk dans la mode. Aujourd’hui les créations de Westwood ont bien évoluées, la créatrice s’est tournée vers un genre plus néo-romantique ou « Punk Victorien », mais conserve sa mentalité d’adolescente provocatrice qu’on adore avec des campagnes publicitaire où par exemple elle pose parée de bijoux opulents dans un bidonville, entourée de gens rachitiques. C’est ainsi que le mouvement punk atteignit la mode et la Haute-Couture. Repris à petite dose par les plus grands créateurs, ou même en tant qu’inspiration principale de certaines collections comme dans le défilé printemps-été 2011 « Punk Cancan » de Jean- Paul Gaultier. Même l’édition française de la bible de la mode VOGUE a édité une série photo sur le thème du punk dans son numéro anniversaire des 90ans du magazine ! PIERRE VAN GODEL Maze 56 N°9—Juin 2012
LITTÉRATURE PARLONS DÉMOCRATIE L’épisode de l’élection présidentielle est encore bien présent dans vos esprits ? Et bien c’est le moment idéal pour se concentrer un peu plus sur la politique. Du moins sur ce système particulier qu’est la démocratie. Dans son oeuvre en 2 tomes intitulé De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville en peint une représentation qui se veut impartiale. En voici les principaux points. Issu d’une famille aristocratique française qui fut décimée sous la Terreur, Alexis de Tocqueville grandit dans un climat politique pour le moins instable, et de la Restauration, qui tentait de maintenir les anciennes valeurs royalistes, il se trouva plongé dans une ère chaotique où la démocratie tentait de naître. Devenu magistrat, et incertain de son avenir en tant que membre d’une classe sociale favorisée, et donc menacée par le revirement de situation politique, Tocqueville décida de se rendre en Amérique avec son ami Gustave de Beaumont, substitut à Paris, afin de se rendre compte de la réalité politique de cette nation qui l’avait toujours pour le moins intrigué. Jeune, il s’informait déjà de son évolution grâce à ses lectures qui comptaient entre autre les numéros de La Revue Britannique, et Voyage en Amérique de Chateaubriand. Ce qui intriguait le plus cet explorateur politique, était le fait que les Américains contrairement aux autres peuples européens n’avaient pas eut besoin d’une révolution sanglante afin de passer du système aristocratique au système démocratique. Il embarqua donc au Havre en Avril 1831 et passa neuf mois sur le sol prometteur de l’Amérique. Noircissant environs quatorze carnets de notes, il amassa ses observations sur ce Nouveau Monde et entendit en rendre compte, les consignant dans ses deux tomes, aujourd’hui mondialement connus. Tippeppltyt Gzni. Likuà. _P.ee k'Item FJ...Un d Il., 11rrir do- b Pua 1-bemn. Prenant la forme de l’essai, plus libre dans sa conception, Tocqueville fit le choix de juxtaposer ses réflexions en de courts chapitres portant sur des traits caractéristiques de la démocratie américaine. Recouvrant de larges domaines comme ceux touchant à la liberté de l’individu, l’organisation du territoire et des administrations, ou bien les arts et la langue, pour n’en citer que quelques-uns, ce compte rendu fut divisé en deux pendants. Le premier pose les bases de la démocratie Américaine, son histoire, pourquoi, comment…et s’attache notamment au poids que l’opinion publique a sur ce peuple épris de liberté et de rationalisme, tandis que le deuxième tome s’oriente plus vers les dangers que cache une démocratie exacerbée, voire à tendance despotique comme Tocqueville en prend l’exemple avec la menace de l’individualisme et celle tyrannique de la majorité absolue. En somme comme l’a très justement formulé un récent article du site La-Philosophie.com, intitulé De la démocratie en Amérique (analyse), la question est dans cet ouvrage de savoir comment dans un système qui sépare les pouvoirs législatif, exécutif et administratif, le peuple s’y prend afin de se protéger de lui-même et de ses excès. L’élément de réponse selon Tocqueville est cette force qu’a l’Amérique de s’être organisée en » associations » qui agissent telles des contres-pouvoirs et parviennent à rétablir un équilibre dans cette démocratie qui n’a de cesse d’évoluer. Loin d’être le meilleur exemple de démocratie qui existe, Tocqueville aura apporté un premier regard sur cette organisation politique qui perdure encore de nos jours et est bien vivace chez nos voisins américains. A l’heure des élections législatives françaises, ce système des contre-pouvoirs sera t-il reprit en France ? Seul l’avenir le dira. MARINE ROUX Maze 57 N°9—Juin 2012



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :