Maze n°9 juin 2012
Maze n°9 juin 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de juin 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : interview François and the Atlas Mountains.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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MUSIQUE - ITW ODYL : L'OVERDOSE MUSICALE À NE PAS CRAINDRE Après ses débuts avec Ilis, Virginie Nourry alias ODyL nous revient en solo avec un premier EP éponyme, et à travers lequel on retrouve des textes pleins de réalité et qui donnent envie de faire face au monde. Disponible sur les plateformes de téléchargement depuis le 5 mars dernier, il s'est rapidement hissé aux premières places du top Itunes en quelques jours, promettant des jours meilleurs. Artiste pleine de franchise, ODyL (ou Overdose your Life), dont le nom est plus que significatif, revient avec nous sur ce premier EP ainsi que sur ce qu'elle a pu vivre depuis un an. Maze : Alors que ton premier projet, Ilis prenait de l'ampleur, tu as pris la décision de tout arrêter pour lancer une carrière solo avec ODyL. Depuis un an maintenant tu rodes ce projet, comment cela se passe-t -il ? ODyL : Avec Ilis, j’avais fait le tour artistiquement et professionnellement. Nous avions monté notre label, produit notre album seuls, et nous n’avions aucun soutien professionnel. Nous ne pouvions donc plus avancer. Je passais tout mon temps à m’occuper de l’organisation, de la production, du label, du booking, et je n’avais plus de temps pour la musique. En décembre 2010 j’ai donc commencé à faire des maquettes pour Odyl, en bossant avec d’autres compositeurs, réalisateurs, ingé-sons, etc… Au fur et à mesure des mois, du travail et des maquettes Odyl est née. Je n’ai aucun regret là-dessus car Odyl me ressemble vraiment, et je suis fière et très heureuse de tout ce que j’ai accompli depuis un an : beaucoup de concerts, un EP sorti début mars et un retour très positif des médias et du public. Peux-tu revenir un peu sur ton parcours avant les projets musicaux, et sur comment s'est effectué ton entrée dans cet univers ? J’ai fait des études d’art graphique que j’ai arrêtées pour me consacrer à la musique. J’étais très bonne élève et j’aurai pu faire plein de choses, mais j’avais surement une case en moins, ou en tous cas un truc détraqué à l’intérieur qui a fait que j’avais juste envie d’être une Kurt Cobain. J’ai compris après que je n’aurai jamais son talent, mais par contre que je pouvais bosser et essayer de faire quelque chose de bien, faire passer des émotions. J’ai pas d’enfants, pas de famille, pas d’appart, pas de maison, pas de jardin, pas de taff, pas de chien, juste une guitare et la rage. Pas de plan B, juste un plan A. Je vis de manière déraisonnée. On me dit "tu fonces dans le mur", et moi je dis "oui, parce que je pense que je vais le briser ce mur". Peut-être que c’est lui qui me brisera, tant pis, au moins, j’aurai essayé. Revenons un peu à ton EP. A l’écoute de Rouge à Lèvres, on pressent presque un hymne féministe. Quel message as-tu voulu adresser par ce texte ? Féministe, si on veut, mais pas seulement. La plupart de mes textes parlent souvent du sentiment de se sentir oppressé par quelqu'un qui abuse d’un pouvoir. Ça parle des hommes sur les femmes, mais pas seulement. Il y a plein de situations où quelqu’un abuse de son pouvoir sur quelqu’un d’autre. Dans Rouge à Lèvres, le texte de base parle d’une femme effectivement qui sort avec un homme marié, et celui-ci du coup veut cacher toute trace d’elle. Au final, la chanson dit avec un rire jaune "bah dommage pour toi, mais moi je laisse des traces". Le rouge à lèvres est juste la métaphore du fait de laisser une trace plus profonde dans la vie de quelqu’un. En pleine période électorale tu nous offres un nouveau clip, Pas d’accord. Coïncidence ? Ce texte là aussi parle des abus du pouvoir. J’avais envie de lui donner un sens un peu contestataire avec un clip qui donnerait plein d’images de choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord, et aussi avec l’espoir qu’il y a dans la chanson quand je dis "j’suis pas d’accord pour croire en rien". Donc oui, en pleine période de débats, de sujets un peu haineux durant la campagne, etc, je trouvais ça bien de balancer un "pas d’accord" à ce moment là. Certains de tes textes expriment d’ailleurs clairement ton ressenti face à la société, les sentiments… Est-ce que l’on retrouve aussi cette rage dans ta manière de vivre au quotidien ? Maze 10 N°9—Juin 2012
Maze 11 N°9—Juin 2012 ODyL



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