Maze n°7 avril 2012
Maze n°7 avril 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : interview exclusive Lussi in the Sky.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINÉMA XAVIER DOLAN, HÉRITIER DE LA NOUVELLE VAGUE Xavier Dolan s'est montré depuis les quatre dernières années comme le nouvel espoir du cinéma canadien. Il s'est imposé à Cannes lors de la 41e Quinzaine des réalisateurs, en présentant J'ai tué ma mère. Pour info, Dolan écrit le scénario à l'âge de 16 ans, et place tout son argent dans la réalisation. La Société de Développement des Entreprises Culturelles du Québec (SODEC) décide enfin de financer le film, mère Chantale (Anne Dorval). Hubert est un adolescent qui hait sa mère ; leur relation est infecte. Hubert tente malgré tout de retrouver la complicité qu'il avait avec sa mère lorsqu'il était plus petit grâce aux conseils de son petit ami Antonin et d'une de ses enseignantes, Julie. Chaque initiative de sa part mène à un échec, et ne fait qu'agrandir le fossé qui les sépare déjà. Le chemin qui les mènera à la réconciliation sera parsemé d’embûches, de rencontres et d'expériences diverses. après un premier refus. Dolan signe la réalisation en plus d'y jouer l'acteur principal, l'aventure commence enfin. Son premier film présente déjà les thématiques qui deviendront ses thèmes favoris qui sont la sexualité, les relations et les arts. J'ai tué ma mère narre l'histoire de Hubert Minel (Xavier Dolan) et de sa Maze 26 N°7 — Avril 2012 Stig Nygaard Rezo Films J'ai tué ma mère est rythmé par une bande son excellente ; chaque morceau s'inscrit parfaitement à la scène qui lui est imposée. Le film est truffé de références artistiques comme pour la peinture avec Jackson Pollock ou Klimt, ou encore le cinéma avec des scènes semblables à certaines des Les quatre cent coups de Truffaut. Dolan est un "touche à tout", malgré son rôle de réalisateur et d'acteur, il n'hésite pas à aller chercher et modifier lui même les costumes, les accessoires... Dolan ré-endosse ce rôle de "touche à tout" un an plus tard avec Les amours imaginaires. Les amours imaginaires, c'est presque la même recette que J'ai tué ma mère. Gardez les rela-
tions difficiles, une bande son extraordinaire, de bons acteurs et de magnifiques décors, un scénario signé Dolan, et ajoutez-y de l'amour : votre film est prêt. Non, l'histoire est un peu plus complexe. Elle se déroule dans le milieu mondain et estudiantin de Montréal. Francis (Xavier Dolan) et Marie (Monia Chokri) sont deux amis très proches. Lors d'une fête chez Francis, ce dernier et Marie tombent fou du même garçon, Nicolas (Niels Schneider (d'après mes sources aucun lien avec Romy)). Et c'est la naissance d'un trio amoureux, mais Nicolas préfère jouer un rôle ambigu auprès des deux amis sans franchement avoir de préférences. Nicolas profite d'une fête qu'il donne chez lui pour séduire tour à tour Francis et Marie. Les trois passent la nuit dans le même lit. Nicolas propose de prolonger la fête dans un chalet à la campagne. Et lorsque Marie se réveille, elle est seule ; Nicolas et Francis ne sont pas là. Ils sont partis s'amuser au bord du fleuve. Elle décide alors de faire sa valise et de partir, Francis tente de la retenir, en vain. Le trio éclate. Plus tard Marie et Francis décident de faire leur déclaration à Nicolas. Mais il n'en a rien à faire et ne s'en cache pas. Les jours passent... Marie invite Francis à boire le thé pour tenter de se réconcilier. La discussion prend évidemment un tournant différent pour évoquer Nicolas, et Francis avoue à Marie qu'il est parti pour huit mois en Asie. Et cette fois ci, ce sont les mois qui passent. Marie et Francis se retrouvent à la fête de Nicolas, pour son retour à Montréal. Nicolas les aperçoit et vient les saluer, il est repoussé. C'est ainsi que le film se conclut. Pour encore parler de la bande son, les titres sont justes excellents ! Dolan réussit à mêler Dalida, France Gall, Indochine, Bach et d'autres, et le résultat est délicieux. Xavier Dolan reviendra en hiver 2012 avec Laurence Anyways. Le film se déroule dans les années 90, Laurence (Melvil Poupaud) désire changer de sexe mais conserver sa relation avec Fred (Suzanne Clément), sa fiancée. Le film réunira Nathalie Baye et Monia Chokri. Xavier Dolan est le renouveau du cinéma québécois et francophone, en lui donnant une nouvelle identité presque en avance sur son temps, comme l'était celui de la Nouvelle Vague, apparu à la fin des années 50. Maze 27 N°7 — Avril 2012



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