Maze n°45 novembre 2015
Maze n°45 novembre 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de novembre 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 20 Mo

  • Dans ce numéro : autopsie du cinéma français.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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54 Maze Novembre 2015 Musique Chantier des Francos Laurent Lamarca et Lewis Evans à la Maroquinerie La tournée du Chantier des Francofolies et de la SACEM passait fin octobre par la Maroquinerie, proposant pour l’occasion un concert à plusieurs têtes, un avant goût prometteur du festival rochelais qui se déroule en juillet. C’est dans un cadre très agréable et avec beaucoup de tendresse que l’on a fait la connaissance de Laurent Lamarca et de ses musiciens. Cet auteur, compositeur et interprète à la candeur singulière nous a offert un show arc-en-ciel, proposant des chansons en français touchantes, tant son personnage est émouvant. Accompagné de quatre musiciens énergiques et enthousiastes, les sourires sont communicatifs, la salle semble conquise. Il nous présentait alors son nouvel EP Borderlune, dont la chanson éponyme résonne autant dans les bouches de ses acolytes que dans nos têtes les jours suivants. On pourrait lui reprocher ses paroles niaises, passe-partout, et ses thèmes bateau, mais l’authenticité qui semble habiter Laurent Lamarca et la douceur de sa voix qui nous rappelle celle de Jean Louis Aubert l’exempte de toute remarque désagréable. C’est qu’il ne faudrait pas freiner la relève d’une variété française en pleine croissance, empreinte de simplicité et de sincérité. Il était suivi par Lewis Evans, ce dandy de Liverpool que Maze suit depuis quelques temps. Sa voix de crooner, sa pop déjantée presque désuète ainsi que son audace sans pareille embarque dans un autre univers son public, qui semble prêt à le suivre jusqu’au bout de la nuit si ce n’est plus loin. Fidèle à lui même, c’est un Lewis extraverti, romantique et talentueux qui redonne tout son sens à l’expression spectacle vivant. Il présentait ici son nouvel album Halfway to Paradise. Encore une fois, la joie et l’enthousiasme sont au rendez-vous. Ayant été leader du groupe de Lanskies et d’Aftersex, ce n’est que depuis peu qu’il s’est lancé dans ce projet solo. Il semble se lâcher comme jamais sur scène  : il danse, il vibre, à l’image de sa voix. Cette soirée sympathique s’achève avec une reprise de Love Letters de Metronomy alors que le public réclame un rappel, nous laissant sur notre faim, trépignant d’impatience avant la prochaine édition des Francofolies qui aura lieu en juillet prochain à la Rochelle. Cassandre Tarvic Laurent Lamarca
Cinéma Crimson Peak Goth power Habitué à passer de gros blockbusters décomplexés (Blade 2) à des drames plus intimistes (Le labyrinthe de Pan), Guillermo del Toro revient deux ans après son colossal Pacific Rim avec Crimson Peak. Un retour au genre de maison hantée, malmené par les productions Blumhouse (Paranormal Activity, Insidious, Ouija...), mais plus généralement aux films gothiques, tombés en désuétude depuis plusieurs décennies. Universal Pictures International France Véritable encyclopédie vivante le mexicain convoque avec Crimson Peak tout un héritage cinématographique gothique passant de Jane Eyre de Robert Stevenson, à Rebecca de Hitchcock ou Le Château du dragon de JosephL. Mankiewicz. Héritage thématique également puisque l’on retrouve l’opposition entre la société américaine utilitariste et rationnelle (il n’y a pas la place au rêve dans la conception des machines) et la société anglaise victorienne nimbée de surnaturel. Comme souvent dans le genre gothique le sous-texte sexuel est présent, concrètement avec l’acte sexuel comme déclenchement du destin, mais aussi plus imagé avec cette terre rouge qui ressurgit périodiquement (tel le sang menstruel) ou encore les multiples images de clefs entrant et sortant des serrures. Cependant le film ne tombe jamais dans l’empilement désincarné de citations. De la même manière que Quentin Tarantino, del Toro se réapproprie ces influences pour nourrir, enrichir son propre univers et sa propre histoire. Aucun doute possible, chaque image est imprégnée de l’identité de son auteur. Il suffit de noter les multiples échos à sa filmographie comme la présence de flocons en suspension comme dans Pacific Rim, ou un fantôme rappelant fortement celui de L’Echine du diable. Mais on remarque aussi d’étonnantes récurrences avec les films qu’il a produit, on pense aux papillons et au look de l’un des fantômes rappelant Mama, de quoi remettre en perspective son apport artistique dans ses productions. Une fois de plus Del Toro nous prouve son amour pour l’imaginaire. Les multiples fantômes qui nous sont proposés sont plastiquement fascinants. A la limite de l’abstraction, entre humain et fantasque ces entités doivent leur complexité à leur exécution la plus matérielle possible (joués par des acteurs, 55



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