Maze n°45 novembre 2015
Maze n°45 novembre 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°45 de novembre 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 20 Mo

  • Dans ce numéro : autopsie du cinéma français.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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La suite des aventures d’Harry Potter au théâtre est une très bonne nouvelle, et ce à différents niveaux  : d’une part le fait que ce bonus tant attendu soit une suite, et non le préquel précédemment évoqué. Evidement, si ça avait été un préquel, nous n’aurions pas été assez crasse pour cracher dans la soupe, cependant, en écrivant sa saga, JKR nous a donné suffisamment d’informations sur le passé pour qu’une histoire concentrée dessus (certes appréciable) ne soit rien de plus que connecter les points et ajouter quelques anecdotes. En revanche, se concentrer sur l’avenir est une bonne nouvelle pour plusieurs raisons  : Avoir la « version officielle » de L’Après est clairement quelque chose qui intéresse les fans qui -faut-il le rappeler ? - sont l’une des plus actives fanbases de la planète. Le nombre de fanfictions centrées sur le personnage d’Albus Severus Potter est inversement proportionnel aux nombres de lignes dans lesquelles il est mentionné. Cette suite permet de transformer un épilogue abrupt, au sujet duquel les réactions à chaud avaient été assez sévères, en une ouverture, une promesse de futur. Et, l’internet est assez formel  : après avoir vécu dix ans dans un placard et passé sept années poursuivi par un furieux sociopathe, nous voulons savoir qui est Harry Potter. Quel genre d’adulte il est devenu, quelles sont ses relations avec Ron et Hermione, comment sont ses enfants... Une autre raison pour laquelle cette annonce est une très bonne nouvelle, est le changement de genre. Harry Potter a permis à des milliers d’enfants de prendre goût à la lecture dès leur plus jeune âge, parfois malgré de mauvaises expériences ou un manque d’intérêt préalable pour l’activité. Rowling a ouvert une porte au genre romanesque qui était à la fois accessible et fascinante, laissant à la fin de la saga (ou même entre chaque tome pour les enfants des 90’s) non pas une fin, mais une ouverture vers tout un tas d’autres livres et tout un tas d’autres histoires. (Les plus Luna Lovegood d’entre nous titreraient  : JKR Crée Sa Propre Armée d’Hermione Granger). Et, de la même façon qu’avec le roman, elle va offrir aux plus jeunes et aux moins susceptibles du genre une autre façon de le découvrir ou de de le considérer. Car si le théâtre est avant tout une scène et des comédiens, c’est aussi un texte qui sera lu et relu, et qui sera sans doute joué et rejoué, et c’est aussi ça le cadeau que fait Rowling avec l’utilisation du théâtre  : la possibilité pour de futurs enfants, adolescents, étudiants et adultes de partager leur lecture et d’être leurs personnages. Tout comme avec Pottermore, elle fait de Harry Potter une expérience communautaire, un lien entre les gens, un véritable partage. June De Witt 26 Maze Novembre 2015 Littérature Je suis tout à fait d’accord avec le précédent paragraphe. Je voudrais également ajouter qu’à mes yeux, le vrai théâtre, le grand théâtre, est tout autant capable de livrer de la profondeur, de l’émotion et de la complexité. Cela ne se fait pas forcément par le biais de la description,mais l’émotion passe par le jeu des acteurs, par le décor, les costumes et surtout par « l’atmosphère théâtrale ». Tout cela offre une dimension vivante et évolutive, moins présente dans le roman. Cette dimension est présente lorsqu’un acteur joue le texte, évidemment. Mais je pense qu’elle existe également pour le spectateur, qui, sans être sur scène, assiste à l’action « pour de vrai » et rentre ainsi dans l’univers de Harry Potter. Si une telle initiative permet à des jeunes de tomber amoureux du théâtre, comme les livres d’HP nous ont fait révèrer la lecture, alors oui, JK Rowling est bien un génie de la littérature jeunesse. Mary Laduoad Je pense honnêtement que ça sera le cas, le théâtre à l’école ça reste un truc assez rébarbatif, déjà parce qu’on y vient uniquement par les classiques, c’est pareil au Royaume-Uni, les difficultés de langue sont déjà une barrière contre le plaisir qu’on peut éprouver au théâtre. C’est très étrange qu’on évoque pas des contemporains avant de parler des classiques, ne serait-ce que parce qu’ils n’ont pas cette barrière (et l’anglais de Shakespeare, c’est une barrière). Après l’effet Harry Potter au niveau de la lecture en générale, je pense que cette ouverture à un théâtre accessible sans difficulté aux plus jeunes et néanmoins fascinant (a priori dans la mesure où on parle de Harry Potter) montre qu’il y a d’autres théâtres. J’ai toujours aimé le théâtre, dès le début, et pourtant, malgré ça il m’a fallu huit ans de théâtre dans les jambes avant que je ne tombe sur des auteurs contemporains, et je n’y avais jamais pensé avant parce que dans ma tête le théâtre c’était les Classiques. Quelle surprise pour les enfants de découvrir un théâtre qu’ils seront plus d’une poignée à apprécier ! June De Witt
Musique Rock In Loft dénicheur de talents itinérant Rock In Loft, c’est un événement musical et intimiste d’un nouveau genre, dédié tout autant aux fans de musique qu’aux professionnels du secteur. Pour la première édition parisienne, Maze était là et vous raconte tout ! Cette année, le MaMa Event n’était pas le seul endroit où dénicher les talents de demain... Si le festival organisé en plein cœur de Paris a réuni en octobre dernier pas loin d’une centaine de lives, un autre événement, plus confidentiel, nous promettait lui aussi de découvrir quelques pépites venues d’ici et d’ailleurs. En effet, les 15 et 16 octobre se tenait en off du MaMa l’édition parisienne de Rock In Loft. Le concept est signé Le petit chat noir record et 25h43 Productions et propose de découvrir des artistes en session acoustique, non pas sur scène... mais dans un appartement. Ambiance intimiste garantie. Le plus ? L’événement est itinérant et se déplace au gré des gros festivals français, les Francofolies de la Rochelle et le Printemps de Bourges constituant ainsi certaines étapes de ce circuit musical. Pour profiter de ce nouveau rendez-vous, donc, direction Pigalle dans un immeuble à deux pas du Trianon. Ici, c’est comme à la maison, on boit un verre et on s’installe dans un coin du salon en grignotant chips et bonbons. Si l’atmosphère est décontractée, le silence est de mise alors que les artistes défilent sur la minuscule scène improvisée, guitare acoustique à la main. Côté programmation, une dizaine de groupes, dont le style varie de l’électro rock à la chanson française, est invitée à se produire sur deux journées. Après une première soirée placée sous le signe du rock — avec notamment Agitate Lips, Kursed ou Ok Choral — Maze s’est faufilé parmi les privilégiés présents pour la seconde partie des concerts, repérant pour vous quelques artistes à l’avenir prometteur. Une soirée aux accents folk Dans la pénombre d’un salon aux volets clos, nous arrivons juste à temps pour découvrir Imbert Imbert, premier artiste à se présenter lors de cette deuxième soirée. A l’origine du projet se trouve Mathias Imbert, contrebassiste qui, sous son look de rockeur cache des chansons tantôt révoltées, tantôt décalées, qu’il interprète ce soir là aux côté de son acolyte Stephen Harrison, lui aussi à la contrebasse. A peine le temps de reprendre notre souffle que débute la prestation de Coco Méliès, notre coup de cœur de la soirée. « Débarquant tout droit du Quebec », David Méliès et Francesca Como nous dévoilent leur premier album, Lighthouse, avec une complicité évidente. Leur univers à eux, c’est une pop folk chaleureuse s’accordant parfaitement à l’atmosphère feutrée du lieu. S’il en ressort une certaine sensibilité, le passage des deux québécois a su apporter une véritable énergie, nous captivant du début à la fin. C’est ensuite au tour d’Olivier Maje de défendre son premier album face au public de Rock In Loft. Intitulé Au Large, ce dernier se compose de morceaux tout en mélancolie et sobriété, à l’instar de la prestation du musicien. Seul sur scène avec sa guitare, il nous livre des textes en français avec simplicité et retenue mais tend parfois à manquer de mordant. Quelques chansons plus tard, la nuit est tombée sur Paris et les loups sont de sortie avec Heart of Wolves, trio montpellierois de « folk sauvage » dont le passage clôt cette seconde journée. Seule Céline, la chanteuse (et multi-instrumentiste) du groupe, est présente pour l’événement. Mais la jeune femme n’est pas venue les mains vides  : accompagnée d’une pédale Loop, sa voix claire et puissante nous transporte dans un univers épuré et teinté de poésie. Entourée de claviers aux échoseighties, elle dessine les contours de morceaux conçus comme des « paysages sonores », dont Driven, extrait du premier album du groupe prévu pour 2016. La soirée se termine enfin sur une touche glamour avec un show burlesque haut en couleur, et nous nous échappons dans le froid parisien. Rock In Loft c’est déjà la fin, mais pas de panique, si vous aussi vous êtes séduits, l’événement revient bientôt à l’occasion des BIS de Nantes. Florine Morestin 27



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