Maze n°4 janvier 2012
Maze n°4 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : interview Liz Cherhal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MUSIQUE-ITW LIZ CHERHAL IL EST ARRIVÉ QUELQUE CHOSE sont uniques, il ne se passe pas la même chose d’un soir à l’autre, les gens réagissent différemment, je n’ai pas toujours les mêmes idées... Le côté négatif c’est que parfois je n’ai rien à dire, ce n’est pas forcément négatif, la magie n’opère pas comme ça, il se passe d’autres choses, des choses plus poétiques, plus posées qui sont bien aussi, il y a des concerts où je suis plus dans la musique, dans la chanson, et où je ne vais pas raconter ma vie entre chaque chanson, ça dépend, c’est vraiment sur le moment : qu’est-ce-qui se passe, qu’est-ce-que j’ai envie de dire, comment sont les gens, est-ce-qu’ils sont là pour m’entendre parler ou pour écouter de la musique ? Ca dépend, et ça se fait vraiment sur le moment. Est-ce que ça se passe de la même façon avec les chansons qui ne sont pas sur l’album ? Vous décidez sur le moment lesquelles vous allez interpréter ? Oui, avec les musiciens on se demande ce qu’on a envie de jouer, après il y a des incontournables, comme les chansons du disque. Pour celles qui ne sont pas enregistrées, on décide un peu avant, la veille en répet', ou dans le camion en allant au concert, ce qu’on va jouer, ça permet de faire des concerts un peu différents à chaque fois, du coup on se surprend les uns les autres et c’est très agréable. Du coup, c’est une bonne idée d’aller vous voir en concert tous les soirs ! Exactement, exactement ! (Rires) Vous êtes vraiment une artiste de scène, ça fait longtemps que vous tournez, pourquoi avoir pris le temps de se poser pour enregistrer l’album ? Il faut le temps pour enregistrer un disque, et comme j’ai beaucoup travaillé toute seule en amont, deux ans pour tout le maquettage, alors je me suis posée : oui et non, parce que pendant ce temps là, je faisais aussi des concerts, alors tout ça s’est fait un peu en même temps et c’est seulement cette année entre janvier et juillet où on a décidé d’arrêter les concerts pour que je puisse avoir le temps d’être en studio, parce que c’est difficilement possible d’être à la fois en studio et en tournée... C’est faisable, mais dans ce cas-là il n’y a plus du tout de vie de famille, on ne voit plus les copains. J’avais vraiment envie de prendre le temps, et puis ce n’est pas la même énergie d’être en studio et en tournée, pour enregistrer on arrivait entre 8 et 9h du matin, on arrêtait à 17- 18h, alors qu’on a pas ce genre d’horaires quand on fait des concerts. J’ai bien aimé ce travail là, j’avais l’impression d’aller au bureau, je partais à 8h de chez moi, j’arrivais au studio, c’était chouette. J’ai bien aimé ce travail, et surtout j’ai bossé avec des gens qui étaient sympas et qui bossaient très bien, tout ça fait que je suis très contente d’avoir pris le temps de faire cet album, aujourd’hui j’en suis très contente. Pourquoi le faire maintenant, bien après l’EP « Il est arrivé quelque chose » ? Un album, c’est un peu comme une carte de visite, c’est un arrêt sur image de ce que je suis en ce moment, et c’est important aussi par rapport aux professionnels, de dire « regardez, Liz Cherhal, c’est ça », Liz Cherhal c’est ce genre de musique, cette chanteuse là. C’est vraiment une carte de visite de mu- Maze 12 JANVIER 2012
sique, et c’est important pour être reconnu actuellement, même si plus personne n’achète de disques, c’était important de le faire pour fixer mes chansons sur un support, telles que je les aime actuellement. C’est agréable le boulot de studio, et ça a aussi relancé ma tournée, donc c’était très bien de le faire maintenant. Et la pochette de l’album, les photos de vous un peu « sale gosse » avec la vaisselle cassée, c’est aussi une façon de montrer celle que vous êtes maintenant ? Oui, c’était ma volonté, ce que je voulais pour ce visuel c’était de réussir à exprimer de la violence sans montrer de sang, d’armes, de larmes, pouvoir transposer ce qui se passe dans mes chansons sur une photo, et pour moi c’était ce qu’il y avait de plus cohérent : mettre de la vaisselle cassée, parce que quand on voit tous ces petits bouts de vaisselle par terre on imagine bien ce que j’ai pu faire avant pour que ce soit comme ça. Pour moi c’était ça l’idée : pouvoir faire une belle photo, avec derrière une idée de violence et de malheur. Les chansons « Marie-Françoise » et « Mystère » sont sous forme de dialogue, vous vouliez donner la parole à quelqu’un ou quelque chose d’autre ? Je ne sais pas, c’est une bonne remarque, je n’y avais pas pensé, je n’y réfléchis pas tellement quand j’écris, je ne me dis pas « tiens, je vais faire une chanson en dialogue pour changer », ça s’est fait comme ça. C’est vrai que la chanson « Mystère » est un dialogue entre deux personnes, et souvent on me demande pourquoi je ne l’ai pas chantée en duo, et curieusement je n’y ai absolument jamais pensé. (rires) Je ne sais pas pourquoi ça s’est fait comme ça, ça doit donner un petit peu de reflets aux chansons, mais ce n’est pas une façon de diversifier mon style, ça s’est vraiment fait dans l’instinct. Et comment ça se passe pour écrire des chansons comme « Les panneaux blancs » ? iteeià eee..beee.'• lefeiNe jsphoto Celle-là en particulier, ça m’est venu en voiture, entre Angers et Nantes, sur la route d’Ancenis il y a ces panneaux, je n’ai rien inventé, j’ai juste roulé sur cette route, j’ai vu ces panneaux et j’ai trouvé ça hallucinant ces deux panneaux qui se suivent, je me suis dit « le deuxième gars qui s’est planté en voiture il devait lire le panneau d’avant, c’est pas possible ! ». On roule, on roule, il y a ces panneaux qui en plus font peur, qui attirent l’oeil, c’était la nuit, mon oeil a vraiment été attiré par ce premier panneau et ça m’a un peu déconcentrée de ma conduite, quand j’ai vu le deuxième je me suis dit que c’était évident que le deuxième à s’être planté était victime du premier panneau. J’ai fait une chanson, c’était juste une constatation. Cs, O C•J CC



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