Maze n°4 janvier 2012
Maze n°4 janvier 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de janvier 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : interview Liz Cherhal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MUSIQUE-ITW LIZ CHERHAL IL EST ARRIVÉ QUELQUE CHOSE attachement à Nantes parce que c’est une ville que j’aime beaucoup, j’ai énormément d’amis et de collègues dans cette ville, et c’est là que j’ai vraiment commencé, donc pour moi c’est vraiment ma région, depuis que j’y suis je n’ai pas bougé... Je n’habite plus dans le centre ville de Nantes mais j’habite vraiment pas loin, et c’est une ville dans laquelle je retourne vraiment dès que je peux, et quand je suis en tournée, je ne dis pas « j’habite à 20km de Nantes », je dis « je viens de Nantes », c’est un repère aussi pour tout le monde, on sait à peu près où c’est, on sait ce qu’il s’y passe, on sait qui est le maire, c’est un peu ma carte d’identité quand je voyage. C’est important pour vous de bouger en transmettant une identité ? Non, pour moi ce n’est pas important, mais pour les gens qui me rencontrent ça l’est, et j’aime bien quand je rencontre des musiciens savoir quelle est leur région d’origine, dernièrement j’ai beaucoup côtoyé de musiciens de Lyon, là-bas il y a une vraie dynamique de musiciens, de chanteurs, il y a un vrai truc musical qui s’y passe, alors quand je rencontre des gens qui me disent venir de Lyon je suis particulièrement attentive parce que je sais qu’il y a des choses intéressantes qui sont entrain de s’y développer, et ça fait des repères, comme quand on rencontre des gens et qu’on leur demande ce qu’ils font dans la vie, où ils habitent... Vous pensez qu’il y a un lien entre la création et la géographie ? Peut-être, en tout cas c’est sûr que l’endroit où on est a une influence sur la manière dont on écrit, tant par l’environnement que par les gens qu’on y croise, parce que quand on côtoie des musiciens qui ont une certaine manière de jouer, une certaine culture ça influence, alors forcément l’endroit où on est influence la manière d’écrire. D’ailleurs sur la pochette de l’album vous avez ajouté la phrase « toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé n’est absolument pas fortuite », c’est une façon de l’ancrer dans le réel ? Oui, et de dire « attention, je ne raconte pas que des bêtises », c’était presque une blague, un genre de figure de style pour dire que ce que je raconte est vrai, je n’ai pas inventé. A part des chansons comme « Je t’aime à la folie furieuse » où là j’ai inventé, mais il est évident que les gens qui écoutent savent que j’invente, mais d’autres chansons comme « Il est arrivé quelque chose », « C’est une occasion » ou « l’homme chrysanthème », je ne les ai pas inventées. Cette petite phrase que j’ai rajouté à la fin, j’ai voulu le faire à cause de cette phrase qu’on voit quand on regarde des films qui dit le contraire « toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est fortuite », là je voulais marquer le coup et dire « Non, ce que je raconte n’est pas du faux, c’est que du vrai. » Vous abordez des thèmes assez personnels, assez sombre, mais toujours avec humour, c’est naturel pour vous de pouvoir rire un peu de tout ? Oui (rires), parce que j’aime bien rigoler, j’aime bien faire des blagues, j’aime bien qu’on m’en fasse, comme tout le monde, pour moi, le moteur de la vie c’est vraiment l’humour, ça nous permet de sortir de bien des situations. Aussi, en concert, il ne faut pas être que sérieux, parce que sinon on peut vite devenir chiant et prétentieux, donc pour moi, faire des blagues et des chansons drôles c’est une manière de faire que la vie soit un peu plus douce, malgré tout ce qui nous tombe dessus régulièrement. D’ailleurs, sur scène vous faites beaucoup de blagues, de petits sketchs, qui au final font autant parti du spectacle que les chansons. Oui, voilà, et puis j’aime bien parler entre les chansons, parce que ça permet de créer quelque chose de très vivant, de très spontané, et puis je fonctionne beaucoup sur de l’impro, alors que je ne peux pas faire ça en chanson parce que j’ai des musiciens et qu’on joue des choses calées, alors qu’entre les chansons je peux me permettre à peu près tout ce que je veux, et j’aime beaucoup ces moments de discussion où je peux parler, faire des blagues un peu comme je veux, ça permet de créer des concerts qui Maze 10 JANVIER 2012
Maze 11 JANVIER 2012 Ronan Lanoë



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