Maze n°2 novembre 2011
Maze n°2 novembre 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (216 x 279) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,5 Mo

  • Dans ce numéro : un automne en couleur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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26 SÉRIES BORED TO EATH Créée par Jonathan Ames en 2009 —Avec : Jason Schwartzman, Ted Danson, Zach Galifianakis La série Bored to death vient de reprendre sur HBO, l’occasion de faire un point. Bored to death, c’est l’histoire de Jonathan, interprêtée par le merveilleux Jason Schwartzman (A bord du Darjeeling Limited, Scott Pilgrim VS The World, Marie- Antoinette), écrivain au premier succès mitigé qui vient de se voir refuser son deuxième livre. Vaguement alcoolique et presque constamment stone, Jonathan vient de se faire larguer et s’improvise détective privé en passant une annonce sur internet pour soigner son mal d’inspiration. La série se compose pour l’instant de trois saisons (cette dernière actuellement en cours de diffusion) de 8 épisodes chacune, pendant lesquelles le spectateur suit les enquêtes du héros et entraînent des situations comiques délicieusement absurdes que les personnages principaux présupposent (les amis de notre héros étant eux aussi de joyeux trublions). Georges (Ted Danson) est rédacteur en chef d’un magazine, la soixantaine, vivace, partage son temps entre drogues et aventures sexuelles délurées, tandis que Ray (Zack Galifianakis) est un dessinateur de BD indépendant qui vit grâce à l’argent de poche que lui donne sa copine. Home Box Office (HBO) Si la première saison se concentre surtout sur les enquêtes policières de Jonathan, la deuxième met plus en avant la vie des personnages face à des situations plus normales (ruptures, maladies...) sans pour autant perdre le style policier loufoque propre à la série, et la saison 3 semble prendre le même chemin, se recentrant sur des intrigues plus personnelles aux personnages, sans perdre une once de l’absurdité qui fait l’humour de la série. On pourra aussi noter une coïncidence troublante, si le héros s’appelle Jonathan Ames, c’est aussi le nom de l’auteur du scénario, et c’est peut-être déjà l’annonce d’une série surréaliste et absolument improbable. Mention spéciale pour le générique de la série, interprété par Jason Schwartzman, musicien reconnu avec son groupe actuel Coconut Records comme avec le précédent Phantom Planet. Bref, une série qui a probablement de beaux jours à venir, et qui, quoi qu’il arrive, nous fait passer de bons moments. La série a un format court, 25 minutes par épisodes, et a été diffusée en France sur Orange Cinénovo, les deux premières saisons sont d’ores et déjà disponibles en DVD.
CINÉMA LA RÉDAC NE POUVAIT PASSER À CÔTÉ DE... LOST IN TRANSLATION Réalisé par Sofia Coppola - Avec Bill Murray et Scarlett Johansson - 2003 Bob Harris, acteur sur le déclin, se rend à Tokyo pour tourner un spot publicitaire. Il touchera alors 2 millions de dollars tandis qu’il pourrait être sur les planches en Amérique. Du haut de son hôtel de luxe, il contemple la ville, mais ne voit rien. Il est ailleurs, détaché de tout, incapable de s’intégrer à la réalité qui l’entoure. Insomnies dû au décalage horaire ? Il se trouve que dans ce même établissement, Charlotte connait le même problème. C’est une jeune Américaine fraîchement diplômée en philosophie, qui accompagne son mari, photographe de mode. Se sentant délaissée par un mari overbooké, Charlotte cherche un peu d’attention. Les deux étrangers dépaysés vont alors s’abandonner l’un à l’autre, afin de tromper l’ennuie et leurs incertitudes respectives. Le talent serait-il héréditaire ? Sofia Coppola l’a prouvé dès son premier film, Virgin Suicides. Une sensibilité à fleur de peau, un véritable regard de metteur en scène. Tandis que le second métrage a toujours été une sorte de cap pour les cinéastes, plus de pressions engendrées par le premier film, on tourne en général le second avec un budget plus conséquent. Sofia a pourtant décidé de se démarquer, – comme son cinéma d’ailleurs –, avec un budget relativement petit (4 millions de dollars). Ecrit et réalisé par ses soins et produit par le patriarche Francis Ford Coppola – a qui l’on doit Apocalypse Now et Le Parrain (I, II, III). Son deuxième film elle fait plus que confirmer de beaux espoirs, elle nous livre un bijou d’un cinéma véritable, touchant de beauté. On se demande si elle n’a pas entrepris d’autres films entre Virgin Sucide et Lost in Translation tant la maîtrise de ce dernier est juste. Le film nous plonge dans un voyage d’un pays lointain dans tous les sens du terme où deux âmes égarées s’unissent. On en ressort avec un sourire inexplicable, comme si le temps s’était figé et que Tōkyō était devenue le théâtre de la plus estimable des amitiés. Remportant de nombreux prix dont l’Oscar du meilleur scénario original en 2004 et le César du meilleur film étranger en 2005. Sofia Coppola filme avec grâce l’hu- American Zoetrope 27



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