Maze n°19 mai/jun 2013
Maze n°19 mai/jun 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de mai/jun 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 94

  • Taille du fichier PDF : 30,2 Mo

  • Dans ce numéro : ce qu'on vous a caché sur le Bac...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Populaire CINÉMA Ce mois-ci, c’est dans l’atmosphère kitsch des années 50 que l’on vous propose de plonger avec Populaire ! Sorti en novembre dernier puis en DVD début avril, en passant entre temps par 4 nominations aux Césars, ce premier film de Régis Roinsard a connu un fort succès critique mais une plutôt faible fréquentation dans les salles. Retour sur cette comédie romantique aux allures de compétition sportive. Droits Réservés Nous sommes en 1958. Rose Pamphyle, voulant avoir une vie moderne et éviter la vie de femme au foyer qui lui est déjà toute tracée (se marier avec le fils du garagiste en pleine campagne), se présente au cabinet de l’assureur Louis Echard pour être sa secrétaire. Face aux autres candidates, Rose pense n’avoir aucune chance, mais elle a un don, celui de taper à la machine à écrire très vite, bien qu’elle ne le fasse qu’à deux doigts. Bon sportif et surtout compétiteur, Louis l’emploie, à la condition qu’elle s’entraîne avec lui et gagne les concours de vitesse dactylographique. Apprendre à taper avec les dix doigts sans regarder, recopier des dizaines de livres, etc... L’entraînement de Louis est intensif car il veut faire de Rose une championne nationale, et même mondiale ! Et bien sûr, l’amour s’en mêle et tout ne se passe pas comme prévu … « Moderne », voilà le mot préféré de Rose. Modernes les secrétaires, modernes les femmes libérées, modernes les championnes de vitesse dactylographique. Sa fraîcheur et sa douceur en font une héroïne des 50s moderne, justement. Face à elle, Louis Echard est le compétiteur le plus borné et le plus macho possible, rien de bien moderne. Pourtant leur relation d’entraîneur/championne finira par les rapprocher après quelques rebondissements, à la manière d’une comédie romantique simple mais efficace. Mais « Populaire » c’est avant tout une machine à écrire, « moderne » dans le film. Les concours de vitesse dactylographique prennent des allures d’un match de foot aujourd’hui : groupies en furie, entraîneurs dingues et paris sur le nombre de caractères à la minute … Tout y est ! Une success story vintage pimentée d’amour, voilà de qu’on pourrait dire de Populaire. Ce qui est aussi très efficace dans ce film c’est la photographie nostalgique des années 50. Des centaines de machines à écrire retrouvées et retapées pour la film, des robes et des costumes simples mais parfaitement à la mode de l’époque, des voitures vintage en pagaille, des meubles tout autant en raccord … Bref, le décor planté est une fidèle reconstitution des fifties, un régal pour les yeux. La bande-son gâte aussi nos oreilles, elle reprend, de façon retravaillée ou non, des chansons d’époque : Cha Cha Cha de la secrétaire, Dactylo Rock, le Tango des Illusions … Les moments de concours sont eux rythmés par la musicalité des touches des machines à écrire, l’immersion est totale ! Mais Populaire ne serait pas Populaire sans ses deux acteurs principaux : Romain Duris et Déborah François. Très charmeur dans sa tenue de patron/coach à qui tout réussi sauf l’amour, Romain Duris joue son rôle tourmenté sans fausse note. On aime ensuite voir Déborah François tomber dans ses bras, telle une rose qui s’épanouit. Son jeu vif, frais, simple et presque naïf colle parfaitement à notre future championne qui arrive de la campagne. Les seconds rôles ne sont pas en reste car ils ont tous leur petite importance dans le film, comme celui de Bérénice Bejo qui va pousser Louis à rattraper Rose, ou ceux des guests Miou-Miou et Eddy Mitchell en parents de Louis, etc. Droits Réservés Populaire pourrait être le film d’après The Artist, alors si vous voulez un peu d’amour, un peu de sport et un peu de fifties, vous savez quoi regarder ! - Laurie Montagner Maze 42 Mai-Juin 2013
CINÉMA Amour & Turbulences Amour et Turbulences, une énième comédie sentimentale inspirée d’Hollywood ? Je dois avouer que j’étais partie avec un a priori plutôt négatif. Une femme, Juliette, jouée par Ludivine Sagnier, mystérieusement surclassée pour son vol New-York-Paris, se retrouve à côté de son ex-compagnon, Antoine, interprété par Nicolas Bedos. On se doute alors de la fin et ce dès la bande annonce, non ? C’est, du moins, ce que je me disais ! Mais ce film réserve quelques surprises. Droits Réservés Ce qui m’a sincèrement étonnée, c’est la façon dont le réalisateur, Alexandre Castagnetti, joue avec la définition du cinéma. Il prend une comédie sentimentale type, ce qui suppose, dans un sens, que ce n’est pas le suspense qui attirera le spectateur. Il ajoute ensuite la contrainte de l’avion : comme au théâtre c’est un lieu fixe. Les personnages sont donc bloqués au même endroit. Mais pas facile de créer des rebondissements dans ce genre de cadre. Il a ensuite habilement placé quelques seconds rôles amusants, un steward complice, une fillette curieuse et un grand-père encourageant par exemple. Tout cela permet au binôme d’être relancé à raconter son histoire petit à petit. Des proches extérieurs à l’avion interviennent aussi. Antoine est encouragé à essayer de séduire à nouveau Juliette, tandis que celle-ci est avertie du danger par sa mère et tente de le tenir écarté. Mais le tour de passepasse à été de fonder le film principalement sur des flashback. On voit alors que le réalisateur recherche plus l’aspect esthétique dans son oeuvre. En effet, plusieurs scènes n’ont pas un intérêt essentiel pour l’histoire mais sont visuellement plaisantes. Il intègre aussi des images ludiques comme des transitions entre différents souvenirs ou différentes versions des faits. On verra parfois successivement la vision des choses des ex-compagnons, ce qui permet que les éléments ne se révèlent qu’au compte-goutte. Et finalement on se prend à essayer d’imaginer ce qu’il a bien pu se passer entre eux pour que ça en arrive là. Ce film prend la forme d’une énigme qui attise notre curiosité. On ressent aussi les influences modernes comme le style de Chaumeil dans l’Arnacoeur quand le réalisateur nous dévoile son personnage principal comme le stéréotype de l’homme détestable, qui n’a que faire des femmes, qui vit dans l’alcool, le sexe et le business. Mais peu à peu Nicolas Bedos se révèle assez touchant. C’est un des bons points du film : on voit une réelle transformation dans le jeu d’acteur. Et bien que le parti pris soit plutôt en faveur de la femme, l’homme n’est pas pour autant toujours désapprouvé. Mais cela reste encore trop dans la consigne du sentiment avant tout. En effet il y a des défauts qui n’ont pas pu être dépassés. L’histoire rocambolesque et finalement peu réaliste nous empêche un peu d’accrocher au début. Et hormis les retours en arrières qui donnent tout son rythme au film, il ne se passe pas grand-chose qui puisse justifier la « chute » … Ce sont peut-être des défauts lié à un genre cinématographique encore trop admiratif du modèle américain … Mon avis reste donc assez nuancé. On ne peut pas enlever au réalisateur son effort pour sortir un peu de la comédie sentimentale devenue trop banale et d’avancer dans un cadre plus moderne, plus libéré. Une femme fragile mais qui se veut moderne et ambitieuse, un homme penché vers l’alcool et le sexe mais qui n’en est pas moins sensible, à vous de voir si vous vous laisserez toucher ! - Anne-Flore Roulette Maze 43 Mai-Juin 2013



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