Maze n°17 mars 2013
Maze n°17 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'art graphique aujourd'hui.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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politiques confondues. Mêlant lyrisme, humour et coups de gueule pour s’opposer aux parlementaires UMP, elle s’est assurée de voir associé son nom à cette réforme sociétale primordiale, comme l’ont été en leur temps Simone Veil avec la légalisation de l’avortement (1975) ou Robert Badinter pour l’abolition de la peine de mort (1981). Cette aura acquise lors du débat parlementaire sur le mariage pour tous aura permis à la ministre de la Justice de voir grimper sa côte de popularité de neuf points au mois de février (44% d’opinions favorables), d’après un sondage réalisé par l’institut Opinion Way pour le quotidien Metro et la chaîne d’information en continu LCI. Une progression d’autant plus remarquable quand on sait que seuls 39% des Français se disent satisfaits de l’action du chef de l’État selon le même sondage. - Samuel Ladvenu La Phrase du Mois -> Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche, concernant le PDG du groupe Titan, Maurice Taylor, qui a renoncé à reprendre l’usine Goodyear d’Amiens-Nord. Le patron du groupe américain de pneumatiques avait eu auparavant un échange d’amabilités avec le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, par lettres interposées. Le magnat américain a laissé de côté les précautions superflues du langage diplomatique pour se justifier de l’abandon du projet de reprise de l’usine d’Amiens, déclarant notamment : « Les travailleurs français [de l’usine] touchent de hauts salaires mais ne travaillent que trois heures par jour. Ils ont une heure pour leurs pauses et le déjeuner, parlent trois heures et travaillent trois heures ». - Samuel Ladvenu « Ce type ACTUALITÉ est un primate ignorant » Maze 6 Mars 2013
Twitter, une trop grande liberté d'expression ? Droits Réservés Twitter est le réseau social à la mode. Il est le plus utilisé pour s'exprimer sur tous les sujets. La plupart des utilisateurs ont entre 15 et 34 ans (80%). Mais beaucoup de personnes l'utilisent pour dire ce qu'elles pensent vraiment sur des sujets sensibles ou tabous (la plupart du temps dissimulés derrière un humour noir), comme la religion par exemple. Les messages antisémites, homophobes, racistes... s'enchaînent en France et ailleurs. Ces messages sont souvent violents et probablement moralement dangereux pour les personnes concernées, car beaucoup n'hésitent pas à souhaiter leur mort. On retrouve des mots-clés (ou hashtags, mot-dièse) comme #UnJuifMort #UnBonJuif #SiJetaisNazi #UnBonMusulman #SiMonFilsEstPD #SiMonFilsEstNoir parmi les plus utilisés sur le réseau. D'un côté, cette liberté d'expression totale reflète réellement la société mais de l'autre n'est-elle pas dangereuse pour ses utilisateurs (car très peu de messages haineux, tweets, sont censurés) ? Pourtant Twitter a été assigné en justice, l'union des étudiants juifs de France (UEJF) ayant saisi celle-ci. La France a demandé les données des utilisateurs aux messages à caractère haineux à l'Amérique, mais il y a peu de chance que celles-ci soient révélées car Twitter a certainement un important intérêt commercial à garder l'anonymat de ses utilisateurs. Si la France réussit à les obtenir, il faut savoir que "Le titulaire du compte n'est pas le seul responsable des propos illicites. Les contributeurs qui les approuvent publiquement risquent eux aussi des sanctions. Car, pour les juristes, retweeter, c'est approuver.", estime Me Christiane Féral-Schuhl, bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris. En France, notre liberté d'expression est pourtant limitée par des lois. Dans la Déclaration universelle des droits de ACTUALITÉ l'homme, il est inscrit que : "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions"..mais aussi que cette liberté a ses limites. La provocation publique, la discrimination, la haine ou la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe en raison de son origine ou de son appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est un délit passible d'un an de prison. En Amérique (l'origine du réseau social, c'est donc la loi américaine qui doit s'appliquer) cette liberté d'expression est totale. Il est précisé dans le 1er amendement de la Constitution américaine que : "Le Congrès ne fera aucune loi pour conférer un statut institutionnel à une religion, qui interdise le libre exercice d'une religion, qui restreigne la liberté d'expression, ni la liberté de la presse, ni le droit des citoyens de se réunir pacifiquement et d'adresser à l’État des pétitions pour obtenir réparation de torts subis (sans risque de punition ou de représailles)." Là-bas, il est donc tout à fait légal de faire des messages haineux contrairement à la France. La seule réussite de censure sur Twitter, pour la France, a été de supprimer les messages les plus haineux. Alors, qu'en deviendra-t-il à l'avenir ? La France réussira-t-elle à récupérer les données des utilisateurs ? Jusqu'où pouvons-nous aller dans la liberté d'expression sur internet ? Ces questions restent pour le moment sans réponse. - Nadège Doustaly Maze 7 Mars 2013



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