Maze n°17 mars 2013
Maze n°17 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'art graphique aujourd'hui.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
CINÉMA Happiness Therapy, la comédie surprise de ce début d'année Il y a quelques semaines, quand le temps était gris et que nos salles obscures ne nous proposaient pas des films très joyeux, une petite perle de bonheur est arrivée sur nos écrans : Happiness Therapy de David O. Russel, ou Le manuel pour voir le bon côté des choses d’après son titre original (Silver Linings Playbook). Droits Réservés Tout démarre avec un ex-prof d’histoire, Pat, qui a découvert sa « bipolarité » après avoir disjoncté en prenant sur le fait sa femme et son amant. Sortant de l’hôpital psychiatrique au début du film, il va tenter de reprendre sa vie en main, et, surtout, de faire lever l’injonction posée par sa femme pour repartir d’un bon pied avec elle. Il va rencontrer sur sa route Tiffany, une jeune veuve devenue dépressive : les deux personnages, volontairement ou non, deviennent inséparables. Joués par Bradley Cooper (bien mieux dans ce rôle que dans ses films d’action ou dans les Very Bad Trip) et Jennifer Lawrence (qui montre bien qu’elle est capable d’autres choses que les Hunger Games), ce couple nous emporte dans ses tourments, ses émotions et aussi dans sa joie de vivre qui grandit tout au long du film. Couple, j’ai dit couple ? Eh bien oui, Happiness Therapy est une histoire d’amour pas comme les autres. Au lieu de vouloir lier deux personnes que tout oppose, ici ce film trouve son romantisme dans la pathologie commune de ses deux héros qui semble rendre impossible leur rapprochement. On a donc droit à des scènes de joggings agrémentées d'engueulades, de discussions sur les effets secondaires des différents médicaments psychotropes, de céréales au dîner au restaurant, etc, comme on dirait, c’est très « festif ». Et puis il y a la danse, aussi, qui va rythmer la plus grande partie du film jusqu'au final en beauté pour notre plus grand bonheur tant il fait passer d’émotions. A côté de cette trame centrale, on a le père de Pat (joué par Robert de Niro, bien dans son rôle) supporteur très parieur de footballaméricain avec des tocs énormes qui le poussent à croire que telles ou telles choses entraînent la victoire d’un match (la position de la télécommande, le mouchoir dans la main, ou, plus gênant, la présence de Pat devant le match…). On a aussi sa mère, interprétée par Jacki Weaver, touchante protectrice de son fils. Bref, un casting qui complète l’authenticité de ce film. Happiness Therapy a aussi droit à une photographie digne de ses deux héros : décalée, la caméra abuse de travellings et d’entrées dans le cadre surprenantes. Niveau son, des Whites Stripes aux Eagles of Death Metal, le film devient rock’n’rollavec le reste de la bande originale assurée par le génial Danny Elfman. Droits Réservés On pourrait tout de même regretter un côté trop lisse et prévisible de cette histoire, malgré les quelques rebondissements, mais l’attachement à Pat et Tiffany est tel qu’on n’a qu’envie de se laisser porter par cette histoire. La recette de ce film est donc du bonheur là où on ne l’attend pas et on sort du cinéma avec le sourire. C’est surement ça qui a dû plaire au grand public, avec son accueil très positif et unanime, mais aussi aux critiques, et surtout aux juges des prix cinématographiques. En effet, Happiness Therapy compte aujourd’hui plus d’une vingtaine de prix à travers le monde, dont 13 remportés par Jennifer Lawrence en tant que meilleure actrice et de nombreux autres vantant aussi Bradley Cooper, la distribution et le meilleur scénario adapté (Silver Linings Playbook étant à la base un livre de Matthew Quick sorti en 2009). Ce film a aussi créé la bonne surprise à Hollywood avec ses 8 nominations aux Oscars (Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur, Meilleure actrice, Meilleur acteur dans un second rôle, Meilleure actrice dans un second rôle, Meilleur scénario adapté, Meilleur montage), dont encore une victoire de la meilleure actrice pour Jennifer Lawrence, où il était l’un des seuls à défendre le genre de la comédie. Alors, si vous avez le cafard, si les amours ce n’est pas trop ça en ce moment, si le soleil n’est pas là ou tout simplement si vous voulez vous faire plaisir et faire une thérapie de bonheur, alors filez voir Happiness Therapy tant qu’il est encore dans nos salles obscures ! - Laurie Montagner Maze 24 Mars 2013
CINÉMA Césars et Oscars, le débriefing ! Le temps d'un week-end, nous avons eu le droit à deux des plus prestigieuses cérémonies du cinéma. Deux longues soirées pour récompenser le meilleur du cinéma français et le meilleur du cinéma américain. Retour sur ces deux évènements. Droits Réservés sage à vide vers 22h. On a eu aussi du mal à comprendre si l’humour moqueur à propos des dernières cérémonies était un moyen de nous divertir ou de se dédouaner de ces affaires un peu embarrassantes. Sûrement un peu des deux … Mais le problème principal de la cérémonie fut le palmarès. Il a été sans surprise. On s’attendait à une victoire d’Amour, on l’a eue, par K.O. Le film a raflé les principales récompenses : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice, meilleur acteur, meilleur scénario. Un palmarès classique, une sorte d’hommage aux grands noms du cinéma qui portent le film, mais un cruel manque de surprise. Cependant, cela valait le coup d’attendre ce beau moment où Emmanuelle Riva a eu le droit à une standing ovation et son discours fut par la suite touchant et émouvant. Il a duré plusieurs minutes, mais ni Jamel Debouzze, ni Antoine De Caunes n’ont tenté de l’arrêter par un quelconque procédé humoristique. Comme De Caunes l’a dit pour le César d’Honneur de Kevin Costner, « la classe internationale » pouvait tout à fait correspondre à Emmanuelle Riva. Autre beau moment, le César d’Honneur. Un discours sincère de Michel Hazanavicius d’abord, puis le discours de Kevin Costner, visiblement très touché. Par ailleurs, De rouille et d’os a réussi à arracher 4 Césars, c’était presque inespéré pour l’habitué de la cérémonie qu’est Jacques Audiard. La seule surprise a peut-être été Le prénom, qui avec deux Césars pour ses seconds rôles a permis à une comédie de s’imposer, ce qui est (trop) rare. Un palmarès sans réelles surprises donc, qui a laissé bredouille Camille Redouble, qui détenait le plus grand nombre de nominations. Noémie Lvovsky repart une fois de plus sans rien, mais cette année cela est d’autant plus cruel qu’elle avait 13 chances de victoires. Soirée amère donc pour elle. Soirée divertissante, parfois touchante mais sans surprise pour nous. Commençons par la Cérémonie des Césars. Tout a de toute la soirée étaient nus, les deux cibles préférées commencé avec le discours annoncées. Entre Debbouze du Président de la 38e Cérémonie, Jamel Debbouze. se moquer des récentes af- et De Caunes, le jeu était de Grand sourire aux lèvres, arborant un costume dont il cinéma français. De Caunes faires qui avaient touché le semblait très fier, il nous a justement présentait pour livré un discours fidèle à luimême et donc très drôle. Il peccable, drôle et satirique, la 9e fois la Cérémonie, im- Le 24 février s’est ensuite tenue la cérémonie des avait déjà la lourde tâche de à son habitude. On peut lui Oscars. Il été plus que jamais difficile de prédire qui ne pas nous décevoir, ce qu’il reprocher son manque d’originalité pour son entrée qui a réussi haut la main en nous gagnerait quoi, sauf dans amusant et en nous surprenant. Prenant au premier de- l’année dernière. A part cela, était calquée sur celle de quelques catégories qui étaient sans réel suspense. gré sa fonction de Président, rien à redire. Il a raillé les uns Ainsi Anne Hathaway a remporté l’Oscar du Meilleur il s’est amusé à reprendre et les autres toute la soirée et l’anaphore présidentielle de a affiché une belle complicité Second rôle féminin et Daniel Day Lewis a remporté François Hollande et à constituer un Gouvernement avec fait installer, pour l’occasion, avec le Président, qui avait l’Oscar du Meilleur Acteur Samir Nacéri à la Justice, Gérard Depardieu aux Affaires d’imposer ses vues sur la « un téléphone rouge, afin pour Lincoln. Il entre ainsi dans la légende en étant le Etrangères et au Tourisme et dernière cérémonie libre des premier acteur à remporter trois Oscars du meilleur Vincent Maraval aux Finances Césars ». La cérémonie donc, et à l’argent. Avec ce gouvernement nous étions préve- elle a connu un sérieux pas- Maze 25 Mars était divertissante, même si acteur. Il s’est fendu d’une 2013



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :