Maze n°17 mars 2013
Maze n°17 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'art graphique aujourd'hui.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Droits Réservés est toute aussi puissante que les autres tracks présentes sur l’album. Un rock synthétique et sombre, qui me rappelle musicalement un morceau du dernier album de Garbage, Big Bright World. Quant à Wuppertal, l’une des pistes clés sur cet opus, est un hommage à la chorégraphe allemande Pina Bausch et à un documentaire consacré à la réinterprétation de l’un de ses ballets phares (Kontakthof), Les Rêves Dansants. Une ballade puissante aux rythmiques tribales, majestueuses et folles, le tout assorti avec un texte qui nous prend par les tripes dès la première écoute. L’un de nos coups de cœur sur cet album. Le Messie est un morceau digne d’un rock mélodique et lumineux, évoquant le retour d’un messie sauvant notre génération. Autant dire que cette track aurait pu parfaitement se retrouver sur les albums Un Jour dans Notre Vie (1993) ou Paradize (2002). Belfast est décidément l’un des titres les plus dansants de cet album. Une intro (à en tomber) très électro, rappelant les beats dance des nineties. Avant de savourer couplets et refrains addictifs aux sonorités pop-dance-rock à la Crystal Castles ou The Killers, avec texte poétique et mélancolique à l’appui, clin d’œil à l’écrivaine Sylvia Plath compris. Autre coup de cœur (et moment fort) de cet album, j’ai nommé Traffic Girl. Mélodique et puissante, le texte co-signé par Lescop fait son petit effet, et l’intro, purement planante et asiatique, est juste excellente. Changement d’ambiance dès les premières notes de Thea Sonata, véritable petite perle pop acoustique à la fois jolie, douce et frissonnante s’avérant efficace. La première surprise de l’album on va dire. Et ne parlons pas de la track suivante, nommée Anyway. Vu le titre de la chanson, je m’attendais à quelque chose de trèsup-tempo, très rock... Que nenni ! Une ballade amoureuse, naïve et rêveuse, aux allures d’une comptine asiatique. Certaines paroles sont à méditer (selon moi !) : (« Si tu reviens, je t’aimerais comme un dieu aime les siens/Je t’aimerais comme un dieu/Comme un chrétien envers son prochain »). Indochine : aux frontières de la vie nocturne - MUSIQUE Un pur moment d’évasion, avant le très électrique Nous Demain, autre coup de cœur,une track musicalement 80’s en mode Editors, un pur concentré de pop-rock et d’electro, style road-movie à la fois dramatique et romantique, notamment sur le refrain. Par contre, Kill Nico m’a laissée un peu indifférente. Même si musicalement, c’est puissant, ça ressemble parfois aux Kills, cependant les paroles ce n’est pas encore ça, et ça ne casse pas trois pattes et un canard. Or, ce petit détail négatif sera éclipsé par la sublime Europane (Ou Le Dernier Bal), une ballade rock acoustique nocturne et magique concluant le voyage urbain d’une façon majestueuse et merveilleuse. Et parlons des trois bonus aussi, valant vraiment le coup ! A commencer par Salomé, une chanson qui selon moi, est une vraie petite merveille pour les oreilles. Et de plus, c’est l’une des meilleures tracks du groupe sur cet album. Pop-rock très 90’s (période Wax) au texte poétique et romantique. On peut même considérer que c’est l’une des meilleures chansons du groupe depuis quelques années. The Lovers, titre écrit et composé par Tom Smith (Editors), est une jolie ballade nocturne, romantique et rêveuse. Et musicalement, on peut croiser l’ambiance des XX ou encore Beach House, bref une dream pop ambiante et mélancolique. Un genre plutôt inédit chez Indo. Enfin, Trashmen est sans doute, le Glory Hole version 2013. Une piste électro-rock décoiffante et dansante, parfaite pour conclure l’album en grande pompe. Pour conclure, c’est un album puissant, lumineux, électrique, varié et fait pour le live que le groupe français nous a concocté. Nicola et sa bande nous ont livré un des meilleurs albums de leur carrière, avec une production parfaite et une énergie infaillible. - Marion Hermet et Elise Verger Maze 16 Mars 2013
MUSIQUE Seattle, ressource de talents Seattle est une ville connue dans le monde entier. Malheureusement ou heureusement, ce n'est pas pour son architecture ou son histoire mais parce qu'elle est une ville référence. Beaucoup de séries américaines et films américains se déroulent à Seattle. L'exemple phare serait bien entendu Grey's Anatomy ou Dark Angel. Mais si Maze vous parle de Seattle aujourd'hui, c'est pour parler musique. Plus précisément, d'un phénomène du moment (non ce n'est pas le Gangnam Style ou le Harlem Shake), Ben Haggerty. Ben Haggerty est plus connu sous le nom de Macklemore. C’est un rappeur américain d’origine irlandaise. Il a d’ailleurs dédié une chanson à sa culture d’origine intitulé « Irish Celebration ». Il a partagé de nombreuses musiques avec Ryan Lewis, avec qui il partage l’affiche de son dernier album intitulé « The Heist » (Le Hold-up en français). Quelques informations pour montrer sa popularité. Son clip ‘Thrift Shop’a été vu près de 130 millions de fois sur YouTube, se classe numéro 1 au Billboard Hot 100 aux États-Unis (et sur Spotify US), vendu à plus de 2,2 millions d’exemplaires. L’album « The Heist » le 9 octobre 2012, qui s’est classé numéro 2 au classement Billboard 200 aux États-Unis, et vendant 78 000 exemplaires dès la première semaine. On peut donc dire qu’il s’agit d’un succès. En France, le phénomène Macklemore commence à arriver. L’album est composé de 15 titres. Les titres les plus en vogue du moment sont ‘Thrift Shop’, ‘Wings’, ‘Can’t Hold Us’et ‘Same Love’. D’ailleurs, ce dernier s’inscrit dans l’actualité. En effet, il y défend explicitement la cause homosexuelle, le mariage entre deux personnes de même sexe. Il y explique qu’aujourd’hui la société est fondée sur l’oppression, que nous devenons insensibles à ce que l’on peut dire et ce que les gens disent. On ignore la haine et on la crée nous aussi. Ce n’est pas la première fois que Macklemore écrit une chanson engagée. Il l’avait déjà fait en 2009 avec ‘Otherside’où il relatait ses problèmes avec la drogue. Voilà, il est plutôt rare d’apprécier un album dans son intégralité et ici c’est pourtant le cas. « The Heist » est une vraie réussite, récoltant dans la plus part des reviews américaines quatre étoiles sur cinq. Le score metacritic de l’album est 76/100. Découvrez aussi ce mois-ci The Lumineers, « Continued Silence EP » de Imagine Dragons, « Babel » de Mumford & Sons mais aussi « Some Nights » de Fun. - Michael Pantoustier Maze 17 Mars 2013 Droits Réservés



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