Maze n°17 mars 2013
Maze n°17 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 58

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'art graphique aujourd'hui.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
Suuns, un mirage MUSIQUE mélodique lumineux Droits Réservés Montréal, quelle belle ville ! Connue pour son melting-pot ethnique, la métropole québécoise va finir par devenir un des grands lieux de la musique. Après les montréalais Arcade Fire, c'est le groupe Suuns qui nous réchauffe les oreilles. Avec la parution de leur premier album Zeroes QC, le quatuor a clairement défini son univers. De la noirceur, des gimmicks synthétiques et des beats hypnotiques... Un style résolument à part donc, qui mérite plusieurs écoutes pour se l'approprier. aux manifestations étudiantes. Même si cela n'a pas été une inspiration directe pour le chanteur Ben Shemie, les mirages mélodiques se veulent encore plus intrigants. Tout commence avec Powers of Ten, un joli postrock qui fout la rage. Cette puissance associée aux cordes et aux percussions offre une énergie dévastatrice. C’est comme si on ouvrait les volets d’un bon coup de pied pour laisser entrer le soleil. Trois minutes suffisent pour rentrer dans l’univers mystérieux de Suuns. 2020 est ce genre de titre psychédélique qui dérange. Il déroute et rend mal à l’aise, jusqu’à mettre à l’écart les plus étrangers à ce style. Au fur et à mesure, la voix de Ben veulent de plus en plus dangereuse. Comme si ces montées annonçaient un drame tout proche. Une image du futur bien sombre. Le style indie est aussi de la partie avec Minor Work. Plutôt mélancolique, cette chanson transcende par son côté mystérieux. Les synthés répétitifs vous emmènent très loin, la batterie impose une cadence appréciable. Chaque fois que les chœurs résonnent, on se sent assez proche de la « pop ». Mirror Mirror dégage quant à elle une force sans nom. Ce savoureux mélange entre indie-rock et psychédélisme met l’eau à la bouche. Les guitares s’entremêlent pour provoquer une douce apocalypse. Le « head banger » est irrémédiable. Le tube de cet album est sans conteste Edie’s Dream. Bien moins agressif, ce titre se veut plus lent. Il devient presque vicieux avec cette voix retenue. On frise l’obsédant... jusqu’à un délicieux passage instrumental. De l’éclectisme comme on l’aime ! La tension reste maximale avec le titre Sunspot. On touche à la paranoïa et à l’hallucination dans certains passages. Comme un électro-cardiogramme, un léger son nous rappelle que nous sommes bien en vie. Très high, mais toujours conscient. Heureusement, on retrouve vite nos esprits grâce à Bambi. Proche des synthés de Zombie Zombie, ce titre dégage une chaleur inédite. Des vibrations érotiques qui finissent par donner une ballade brûlante, un groove somnambulique. Holocene City garde la même ambiance : mi-rock, mi-électronique. Le jeu de guitare est plus mûre que sur le précédent album, plus réfléchi. L’ambiance légèrement floue se dévoile, tout comme les paroles. Le travail d’écriture se veut en effet plus abouti. Sur Images du Futur par contre, aucune parole. Juste un long voyage hypnotique. On se sent comme dans le labyrinthe de Shining. Une atmosphère de suspens vous angoisse, mais la noirceur devient attrayante. Difficile de ne pas s’approcher du danger tant vous le désirez. Un Mogwaï sombre. L’album se termine avec Music Won’t Save You. Pendant 6 minutes, on retrouve les pieds sur terre. Teinté de lassitude, ce morceau est parsemé de faux rires. Comme si l’expérimental nous ensorcelait... et que le sort que nous avait jeté Suuns avait marché ! Images du Futur est un deuxième album mélangeant postrock et psychédélisme. Ce savant mélange contemporain fascine par sa noirceur. Il dérange jusqu’à ce qu’on en devienne accroc. Pour voir Suuns en live, rendez-vous à Paris au Trabendo le 9 mai 2013. - Antoine Delcours Suuns est de retour avec un nouvel album : Images du Futur. Sorti le 4 mars 2013 sur le label Secretly Canadian, ce disque a été enregistré parallèlement Shemie et l’ambiance se Maze 14 Mars 2013
MUSIQUE Indochine : aux frontières de la vie nocturne Leur nouvel album était attendu comme l’un des événements musicaux de ce début d'année, et tout ce qu'on peut vous dire, c'est qu'ils ne nous ont pas déçus. A la fois lumineux, sombre, puissant, mélancolique et dansant, le douzième opus d'Indochine est une invitation à rejoindre la parade de la ville noire, à l'évasion urbaine nocturne, à un voyage imaginaire et sonore par le biais de cet album électrique et riche en différentes sonorités, même les plus osées, sur fond de textes engagés, rêveurs ou à thèmes universels. Droits Réservés - Yves Bottalico Black Ouverture ouvre le voyage avec une intro énergique album, et sûrement le prochain single de l'album. Envoutante, planante et sombre, cette track aux sons acoustiques et citadine, accompagnée d'une lecture d'un texte de Mireille Havet par la poétesse Valérie Rouzeau. Au bout et new-wave dénonce l'homophobie et la différence, d'une petite minute, le puissant riff de guitare annonce notamment dans le milieu scolaire. Les chœurs féminins Black City Parade, le titre éponyme de l'album, aux allures subliment la chanson avec beaucoup de légèreté. La piste rock électrique et futuriste, enchaîné par un refrain à la fois suivante, le lead-single Memoria est la parfaite transition pop, disco, funk et électro aux paroles accrocheuses ("l've entre La République des Meteors (onzième album du got a way to see/l've got a way to me/Je t’emmènerai la groupe sorti en 2009) et Black City Parade. Sur une ballade nuit/Je t’enlèverai ici"). A la fois mélancolique (notamment mid-tempo très indie pop, Nicola raconte les (ou plutôt, à partir de 3 minutes et des poussières) et dansante, elle ses) sentiments après une séparation amoureuse. Une pourrait parfaitement devenir un futur tube. Même son de chanson forte, mais malheureusement un peu trop longue. cloche pour College Boy, l'un des titres les plus forts de cet Le Fond de l’air est Rouge, inspiré par le Printemps érable, Maze 15 Mars 2013



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :