Maze n°16 février 2013
Maze n°16 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 16,5 Mo

  • Dans ce numéro : où en sommes-nous avec la Liberté ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 22 - 23  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
22 23
(c) Droits Reservés Different Pulses pour février AVI DAN Î:MFFIEREN'T Fin janvier, Asaf Avidan était à Paris pour effectuer la promotion de son nouvel album Different Pulses qui sortira le 28 janvier. Cet album était très attendu par les fans et les curieux, il faut dire que dans l'ère d'une musique un peu trop commerciale, Asaf Avidan est un extra-terrestre, sauveur de la musique. Cet OVNI ne semblait pas avoir un destin tourné vers la musique, fils de diplomates, il a vécu en Jamaïque et a fait des études de cinéma dans son pays natal, puis s'est penché "tardivement" sur la musique qui était sa passion. particulière, que certains comparent parfois avec celle de Janis Joplin. La comparaison semble facile avec la puissance de la voix mais reste faible, sa voix ne s'apparente à aucune autre. L'album s'ouvre avec la chanson Different Pulses, où la voix puissante d'Asaf Avidan se conjugue avec les percussions et le clavier. Les paroles de cette chanson donnent le ton, l'artiste semble torturé, la douleur s'exprime à travers les mots. Tout l'album est ainsi, mélancolique, épuré, laissant place aux mots. Son nouveau single "Love it or leave it" est plus rythmée, plus pop mais reste toujours très fort pour les paroles : la douleur semble être un des sujets favoris de l'auteur-compositeur. "613" est surement la chanson la plus originale de l'album où l'on trouve quelques tonalités electro dans les couplets, qui varient l'album mais l'ensemble reste convaincant. Is It", et laisse une envie de connaître encore plus la douleur et l'univers d'Asaf Avidan. Asaf Avidan, chanteur et auteur Israélien a débarqué sur la planète musicale en 2006 et 2007 avec deux albums Poor Boy/Lucky Man et The Reckoning qui arrivèrent un peu plus tardivement Margot Pernet en France. Il était auparavant leader du groupe "Asaf Avidan & The Mojos" mais c'est seul que nous le retrouvons sur ce nouvel album. Le public français le découvre alors avec le remix de sa L'album semble scindé en deux, en chanson Reckoning Song par Wankelmut : l'hymne "One Day" déferla alors est plus simple, l'artiste est presque effet la deuxième partie de l'album en France faisant découvrir au plus a cappella tant l'instrumental est si grand nombre cet artiste si particulier, doux, presque inaudible comme dans original. Et rare. Malheureusement, sa chanson Conspiratory Vision Of Gomorrah où ressort une mélancolie, la l'artiste n'apprécie pas vraiment cette version de la chanson, qui il est vrai, voix d'Asaf est pure, l'instrumental est lorsque l'on écoute le reste de sa discographie ne s'apparente pas au style s'exprimer, cette chanson s'avère être faible, comme pour laisser le maître de l'artiste. Mais comment ce nouveau surement la meilleure de tout l'album. public n'aurait-il pas pu s'attacher L'album se termine toute en mélancolie et beauté avec la chanson "This à cet artiste, à la voix si différente et Maze 22 Janvier 2013 I Asaf Avidan reste un artiste indépendant et n'est pas encore transformé par le système musical, c'est lui-même qui refuse de jouer sur le plateau du Grand Journal car l'émission lui impose de jouer "One Day" : situation causasse comme il était en France pour présenter son nouvel album... L'expérience profonde Asaf Avidan pourra se continuer sur scène, il prévoit une grande tournée à travers l'hexagone et est prévu dans la programmation de quelques festivals, pour attendre, patiemment, un nouveau chef d’œuvre.
1995 - Paris Sud Minute Paris Sud Minute, l'album de la maturité ? Après deux E.P " La Source " puis " La Suite " un.double.neuf.cinq nous sort son premier album. Intimiste, travaillé, fourni -17 pistes- et toujours en indé malgré une collaboration avec Polydor pour la distribution, la galette est l'incarnation de l'évolution du crew. La bande à Nekfeu a-t-elle relevé l'attente, aussi bien des fan-boys à casquette que des guetteurs, reprochant la légèreté de l'ensemble ? Réponse en slam. Alpha Wann, Areno Jaz, Fonky Flav, Nekfeu, Sneazzy West et le beatmaker Hologram Lo'. Les six jeunes parisiens côté sud sont sur de nombreuses lèvres depuis la création de leur groupe en 2008. A base de freestyles au rap contenders et de prod de plus en plus léchées, 1995 a connu l'ascension qu'on lui connait, largement relayée par YouTube et MySpace. Rappeurs jeunes, beaux, fêtards ils racontent leur vie parisienne sous toutes ses coutures. Selon l'inspiration les tracks parlent de grosses soirées, de cuites ou de leur amour du rap et des galères à panam. Les prod sont propres, le flow nerveux. Le double.neuf.cinq séduit. Tout le monde ? Non. (c) Droits Reservés On sort du LP très mitigé. Les 1995 manquent clairement d'un message à passer et les paroles tournent un peu en rond. Au delà des clichés qui leur collent à la peau, pas grand chose... L'instru bien trop convenue bien qu'agréable ne laisse pas un souvenir marquant. Lo'manque un peu d'investissement dans son cd. Pareil pour le flow, vous n'aurez pas vraiment de punchline puissante à graffer sur un mur au sortir de Paris Sud. En définitive il reste un ou deux morceaux qui squatteront lesmp3 mais pas de révélation au rendez-vous. Il manque une énergie, une conviction que le groupe n'a pas réussi à nous communiquer. Parallèlement, plusieurs projets solos nous font découvrir plus personnellement les rappeurs. On note entre autres Alias Darryl Zeuja d'Areno Jazz et Le Singe Fume Sa Cigarette de Dj lo'. On leur reproche la redondance des thèmes de leurs chansons, les paroles qui reposent sur des allitérations sans queue ni tête. On les voit comme des jeunes gâtés, casquettes à 50 billes sur le crâne, leur cause volée par les euros faciles. En effet il est difficile de cerner le message des MC. Passée leur histoire personnelle, pas grand chose à se mettre sous la dent. Trêve de blabla place à l'album. Le nom Paris Sud Minute vient de l'expression "New-York minute" qui désigne un instant très intense. DJ Lo'a produit 12 tracks, on note la collaboration de Goldie sur quelques instrus. Alors on l'écoute pas ? Les fans de la première heure retrouveront leur groupe bien au rendez-vous, pourtant les MC ont fait le strict minimum et peineront à séduire leur détracteurs. Victor Lepoutre Maze 23 Janvier 2013



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :