Maze n°16 février 2013
Maze n°16 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 16,5 Mo

  • Dans ce numéro : où en sommes-nous avec la Liberté ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Jake Bugg, un voyage dans les années 50 ? Jake Bugg (Jacob Edwin Kennedy de son vrai nom), a tout juste 18 ans, et vient de sortir son premier album éponyme. Un air de pop britannique des années 50. Un style entre la folk, le blues ou la country. Toujours accompagné d’une guitare, avec un charme très vintage. Ses musiques nous font plonger dans le passé, on remonte dans le temps. II pourrait nous rappeler les Beatles ou encore Johnny Cash. Dès sa sortie, son premier opus s’est placé directement au sommet des classements des ventes de disques au Royaume-Uni. Jake s’est fait connaître par l’intermédiaire de BBC introducing, un site de la société de radio-télévision BBC dédié aux jeunes artistes sans contrat discographique. Bugg a ensuite été sélectionné par la station pour se produire sur la scène réservée aux jeunes talents lors de l’édition 2011 du festival du Glastonbury. Dans le courant de l’été, il a signé un contrat avec le label Mercury Records. (c) Droits Reservés « Fire » est un titre qu’on pourrait croire enregistré il y a fort longtemps car sa qualité est celle d’un gramophone. En réalité cette chanson a été enregistrée dans sa cuisine avec son iPhone. On pourrait dire qu’il nous fait plonger dans le passé avec les moyens de son temps. « Lightning Bolt » est un titre très rythmé, en l’écoutant on pourrait s’imaginer sur la route avec une guitare sur le dos, marcher ou courir (pour les plus sportifs), sans but précis (c’est aussi le cas pour le titre « Taste it » et bien d’autres). « Ballad Of Mr Jones » est, comme son nom l’indique, une ballade. Alors, pour quel titre craqueriez-vous le plus ? Ce qui est sûr c’est qu’il ne devrait pas déplaire aux fans de Bob Dylan. En savoir plus sur le jeune Jake Bugg : Mais pourquoi cette attirance pour des musiques au style d’antan ? Jake Bugg s’explique : « Je ne sais pas, hésite-t-il, si ces chansons tiennent la route cinquante ans après, c’est qu’il doit y avoir une raison. Je ne déteste pas les musiques électroniques, mais elles se démodent tellement vite... ». Comment qualifie-t-il son style ? « Rien ne doit être forcé, les chansons doivent s’écrire d’elles-mêmes. » Comment a-t-il appris à chanter ? « J’ai appris à chanter, assis sur mon lit, avec comme profs Johnny Cash pour les graves et les Beatles pour les aigus » (devant des vidéos sur YouTube). Il faut savoir qu’il a enregistré ses titres avec l’aide d’Iain Archer (auteur-compositeur pour des artistes comme Leona Lewis, Snow Patrol...) que son manager lui avait présenté : « Mon agent me l’a présenté. Je m’inquiétais qu’il remette en question ma musique, mais nous sommes devenus très amis. Nous nous retrouvons devant une tasse de thé, relax, en faisant le bœuf à la recherche de nouvelles idées. » Jake Bugg, la révélation musicale de l’année ? Il est encore trop tôt pour le dire mais il serait déjà en train de préparer un deuxième album alors... il est à suivre de très près ! Nadège Doustaly Maze 20 Janvier 2013
Un second album réussi pour Everything Everything ! Il y a trois ans, Everything Everything débarquait avec Man Alive. Grâce à ses refrains accrocheurs, cet opus a permis à la formation anglaise de se faire rapidement un nom. La brit pop pleine de vivacité du groupe a conquis les cœurs. C’est donc avec beaucoup d’impatience que la suite se faisait attendre... (c) Droits Reservés Sorti le 14 janvier sur le label Sony/RCA, Arc est un second album aux mélodies fortes et aux rythmes entraînants. Comme pour son prédécesseur, les pistes s’enchaînent sans aucune suite logique et dans un univers complexe. En 2013, les Everything Everything continuent leur progression, tout en gardant leurs influences. Chronique d’une pop bien construite. Arc débute par Cough Cough, le tube qui résume finalement assez bien où va nous emmener le groupe pendant tout cet album. La voix de Jonathan Higgs ne se perd pas malgré la fluctuation des rythmes. Terriblement entraînant, ce titre utilise toute son énergie pour vous faire vibrer. Dès l’introduction, on ne peut donc pas nier le talent des anglais. A peine remis de nos émotions, on est de nouveau secoué grâce à Kemosabe. Très différent du premier titre, ce morceau aux multiples rebondissements est porté par un refrain extra-terrestre et des riffs angéliques. Tout simplement jouissif. La ballade lo-fi Torso of the Week appartient également à un autre univers. Plusieurs couches rendent ce titre imprévisible. C’est alors qu’arrive une des très bonnes surprises de cet album. Duet rappelle le Coldplay d’antan, celui qui savait fédérer avec des instruments à cordes. Et que dire du final explosif ! Tout comme Choice Mountain, une ballade qui fait incontestablement voyager. C’est frais et cela fait vraiment du bien. Feet for Hands est un titre clé de cet album. Entraînant, ce morceau impressionne par son énergie et sa percussion. Il donne le sourire comme il rend triste. L’alliage entre voix et guitares donne naissance à une vraie force. A écouter sans modération ! Bloc Party et du Arcade Fire. On ressent comme une douleur particulière chez Jonathan Higgs, qui se libère dans le final. C’est comme si le chanteur arrivait à nous redonner ce sentiment déjà connu qui fait mal. Cette mélancolie qui vient frapper votre cœur. L’enchaînement avec _Arcest d’ailleurs particulièrement bien trouvé. Dommage que ce titre ne dure qu’une minute trente... Armourland vient casser toutes ces émotions avec plusieurs rythmes saccadés. Après une introduction particulièrement bien travaillée, Higgs vient poser son magnifique timbre de voix sur The House is Dust. Cette chanson calme se veut planante et moins chargée. Radiant se rapproche quant à elle de la synthpop, un style à la mode en ce moment. La dynamique de ce futur tube est particulièrement plaisante. C’est mon coup de cœur personnel. Avec The Peaks, le groupe retrouve une ambiance beaucoup plus douce. Les synthétiseurs se font graves, les combinaisons chorales deviennent sensibles. La conclusion de cet album est renversante. Don’t Fly se démarque par ses mélodies et ses paroles. Les chœurs du final vous emmèneront loin, trop loin ! Arc est dans la continuité du premier album des Everything Everything. Avec des rythmes et des mélodies parfois complexes, il procure diverses émotions tout au long de l’écoute. Les anglais progressent encore avec cet opus qui s’annonce monstrueux en live. Ils seront d’ailleurs en concert le 8 mars à la Flèche d’Or (Paris). Antoine Cauty On retrouve dans Undrowned un très bon mélange entre du Maze 21 Janvier 2013



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