Maze n°14 décembre 2012
Maze n°14 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : retour sur 2012.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Retour sur l'actualité de 2012 Eh oui, l'heure du bilan est arrivée chez Maze ! Après une année riche en péripéties politiques, culturelles et sociales, la rédaction s'est concertée pour rassembler tous évènements importants et vous propose un retour en arrière sur ces 11 derniers mois. Quoi de neuf côté politique en France ? NICOLAS SA RKOZY 48,0% L'événement majeur de cette année 2012 fût bien sûr d'ordre électoral. La présidentielle et les législatives ont monopolisé pendant plus de six mois toutes les antennes médiatiques. Après une campagne plutôt traditionnelle s'étant limitée aux deux « grands candidats », le Président sortant Nicolas Sarkozy, et le candidat sorti des primaires citoyennes de gauche, François Hollande, le scrutin nous a révélé plusieurs choses : le premier tour a sans aucun doute été celui de Marine Le Pen. Porté à 18%, le parti frontiste se sent depuis pousser des ailes. Reflet de l'exaspération des classes populaires par rapport à la politique, la stratégie Le Pen traditionnelle qui évoque les sujets d'immigration, de sécurité, d'anti-européanisme a bien plus payé que le renouveau du Parti Communiste qu'a voulu entamer Jean-Luc Mélenchon et son Front de Gauche. Après avoir été porté à la troisième place et à 15% des suffrages, la déception fût grande dans les rangs communistes, d'autant plus en voyant le score frontiste. Nous avons assister à deux naufrages également : celui du centre tout d'abord, avec les 8% de François Bayrou et du MoDem qui signe le refus des Français pour l'homme providentiel. Et puis celui d'Europe Ecologie – Les Verts et d'Eva Joly, désormais assimilés à l'intérieur du Parti Socialiste, l'écologie politique ne faisant pas recette. Le second tour fût celui du « changement ». Mais nous n'avons pas tellement assisté à l'adhésion de François Hollande, mais plutôt au rejet de Nicolas Sarkozy. La crise et la désillusion ont profité au candidat socialiste, qui désormais se frotte à la réalité du pouvoir, sans convaincre visiblement car lui et son premier ministre et Jean-Marc Ayrault plongent totalement dans les sondages, résultat d'une politique qui déçoit l'électorat de gauche sans emballer celui de droite. Après la défaite, on s'organise à droite. Ou plutôt on se désorganise. Ne supportant pas la dérive droitière de l'UMP et de Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, les radicaux et autres parlementaires historiquement ancrés dans la tradition centriste (UDF) se sont réunis autour de Jean-Louis Borloo et de Rama Yade pour créer l'Union des Démocrates et Indépendants, sous les regards bienveillants de Valéry Giscard d'Estaing et Simone Veil. Ce nouveau parti veut être la première force d'opposition, mais d'opposition constructive puisqu'il a par exemple voté les emplois d'avenir proposés par le gouvernement. A l'intérieur même de l'UMP, on se déchire comme chacun sait. Une élection contestée, un président qui l'est tout autant, un groupe dissident à l'Assemblée baptisé « Rassemblement UMP », ce qui ne permet pas pour l'instant à la droite dite républicaine d'incarner une opposition forte au gouvernement, puisqu'ils se donnent en spectacle tous les jours depuis fin Novembre. Et enfin, nous avons pu constater que l'ombre gigantesque de Nicolas Sarkozy plane au-dessus de ce parti en ruines, et que c'est bien le seul qui fait l'unanimité, chef historique à qui on fait désormais appel pour régler le conflit. Cependant, le parti a laissé place à la création de deux mouvements : dans la lignée droitière du parti gaulliste, on a aussi vu l'émergence de la jeune garde sarkozyste dans la Droite Forte de Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, motion arrivée en tête lors des élections internes de l'UMP, passée plutôt inaperçue du fait de la guerre des chefs, et, avec Nathalie Kosciusko-Morizet (ex ministre de l'écologie sous le mandat Sarkozy) l'UMP a également connu l'essor d'un nouveau mouvement avec la France Droite. Le débat sur le mariage homosexuel devenu « mariage pour tous » ainsi que l'ouverture du droit à l'adoption, mesures phares du début de quinquennat de François Hollande soulèvent de nombreuses interrogations mais surtout des oppositions. Les Eglises et la droite s'opposent à Maze 6 DÉCEMBRE 2012
ces projets, au nom du modèle familial traditionnel et des questions de filiation. Un réel débat est demandé par ces opposants, et celui qui se déroule par médias interposés a parfois amené à des propos inconvenants et à des amalgames malheureux. Le droit de vote des étrangers, le Traité Européen et sa règle d'or budgétaire ont été cette année des sujets soumis à la controverse. Et à l'étranger, que s'est-il passé ? Les Américains ont décidé de donner une seconde chance à leur Président sortant en Novembre. Barack Obama a acquis une majorité confortable de grands électeurs et a été réélu à la tête des Etats-Unis. Peu clair, trop radical puis peut-être pas assez, son challenger Républicain multimillionnaire Mitt Romney n'a pas su convaincre et a perdu les deux plus grands « swing states », l'Ohio et la Floride, malgré une campagne dynamique et agressive jusqu'au dernier moment. Son image trop biaisée parmi la "middle-class" ne lui a pas permis de surmonter le charisme de Barack Obama, bien que les débats télévisés furent assez bon. Après 4 ans de mandat, Barack Obama a tout de même déçu une partie de son électorat. Sauvé par les minorités ethniques et le vote des femmes, le Prix Nobel de la paix 2009 aura encore fort à faire, même s'il a fait tombé le chômage de manière significative, et redonné quelques points de croissance aux USA. A noter également qu'il a été cette année le premier Président des Etats-Unis à se prononcer clairement pour le mariage homosexuel et qu'en même temps que l'élection présidentielle, deux Etats ont légalisé l'usage du cannabis. L'élection présidentielle en Russie a également marqué les esprits avec le retour du « Tsar » au pouvoir. Après avoir été premier ministre de Dmitri Medvedev pendant les quatre années passées, Vladimir Poutine a été élu à la présidence russe pour la troisième fois, après 2000 et 2004. Encore une fois controversé sur le plan démocratique et de régularité du scrutin, Poutine a caractérisé son début de mandat par deux faits majeurs : - Son intervention plus ou moins directe dans le procès des désormais célèbres Pussy Riot, et leur envoi pour deux ans en camp de travail. - Le veto permanent aux résolutions et éventuelles interventions de l'ONU en Syrie. Dans le reste du monde : - Hugo Chavez, Président révolutionnaire sortant a été réélu au Venezuela, malgré sa lutte contre un cancer de- Maze 7 DÉCEMBRE 2012



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