Maze n°14 décembre 2012
Maze n°14 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : retour sur 2012.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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43 Marina Abramović, définition d'un art nouveau Maze 42 DÉCEMBRE 2012
Marina Abramović, définition d'un art nouveau Née en 1946 en Yougoslavie, Marina Abramović s'annonce dès les années 1970 comme un talent destiné à faire trembler le monde de l'art moderne. Intégrant à 24 ans l'académie des Beaux-arts à Belgrade, sa ville d'origine, elle est la première à utiliser le corps comme support d'art, testant et repoussant aussi bien ses limites physiques que mentales. Son cycle de création est né lors de sa première performance en 1973 alors qu'elle use de médicaments et d'objets tranchants pour se mettre à l'épreuve et exprimer de manière radicale son opposition à la culture répressive de la Yougoslavie d'après- guerre menée par Tito, et à l'éducation stricte qu'elle a reçue. La relation en tout point charnelle entre exaltation artistique et risques ne cessera de s'accroître dans l'évolution de sa carrière avec l'apparition de pratiques telle que la scarification, ou bien l'usage du Scarification réalisée en direct au Moma feu, qui lui a d'ailleurs fait frôler la mort lors d'une de ses représentations, lorsqu'entourée d'un rideau de flamme dont elle était le centre, elle atteignit un état de suffocation inquiétant et ne fut sauvée que grâce à la réaction d'un des spectateurs qui se porta à son secours. Loin d'être suicidaire, puisqu'elle affirme elle -même dans un manifeste de son cru exposant les règles auxquelles devrait répondre un artiste, qu'il "should not commiting suicide", ne doit pas se suicider, mais "should suffer", doit souffrir, car, selon Marina, "From the suffering comes the best work" de la souffrance provient le meilleur travail. Cette femme tend vers un état de pure présence de sa part en tant Marina Abramovic, Moma que créatrice, objet d'art, mais aussi de la part du public, comme elle en témoigne : "Je suis intéressée par l'art qui dérange et qui pousse la représentation du danger. Et puis, l'observation du public doit être dans l'ici et maintenant. Garder l'attention sur le danger ; c'est se mettre au centre de l'instant présent." Cette thématique du temps sera l'un des piliers de la présentation de sa pratique artistique au public lors de la rencontre organisée en son honneur par the Smithsonian's Hirshhorn Museum and Sculpture Garden. En effet, Marina y expose sa vision de l'art, cette attention portée sur le présent et non plus égarée dans les souvenirs ou les projets. Tout s'exprime alors dans le rapport d'énergie établi entre les êtres, cette source communicationnelle qui se passe bien souvent de mots, mais qui grâce au regard ou aux gestes, voire à des symboles, trouve une intensité qui donne une consistance parfois dérangeante, mais souvent fascinante, à l'action, même minime. Tout le brio de l'artiste réside dans cette familiarisation avec l'impalpable, la frontière entre contrôle et perte de contrôle où le danger sert à révéler l'acteur et le té- Maze 43 DÉCEMBRE 2012 I



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