Maze n°14 décembre 2012
Maze n°14 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 46

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : retour sur 2012.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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sa bible, qui finira une nouvelle fois en pâture au public. "The Beautiful People", et sa pluie de confettis nous donne des dernière minutes de pur extase. C'est déjà terminé pour ce show de haute qualité, qui nous a fait oublier la notion du temps et toutes autres normes. Il faut maintenant reprendre ses esprit et attendre Rob Zombie et son groupe. Pour la seconde fois, la salle se retrouve plongée dans le noir. Un gigantesque rideau avec King-Kong dessus cache la scène, puis survient une intro digne des anciens films d'horreur. Marque de fabrique chez Zombie, qui est également réalisateur de films dans le genre. Le rideau laisse place à de nombreux écrans, les lettres Z O M B I E défilent. On sent que la mise en scène va être impressionnante pour ne pas dire grandiloquente. Le groupe fait enfin son apparition, notons d'ailleurs que l'on retrouve deux anciens membres de Marilyn Manson ; l'excellent guitariste John 5 et le batteur Ginger Fish. "Jesus Frankenstein" ouvre les hostilités et donne le ton. Les nombreux écrans passent des images de Frankenstein bien évidement, alors que Rob chante parfaitement avec son pied de micro en forme de squelette. L'énorme show se poursuit, Zombie en véritable entertainement harangue la foule, des images de Charles Manson et sa "family" sont projetés pendant "Meet The Creeper", alors que des mi-machines/mi-monstres plutôt amusants viennent trancher avec le côté malsain de certaines images, et ce quasi tout au long du spectacle. Zombie saute partout, la guitare de John 5 s'illumine dans le noir, "The Living Dead Girl" fait son effet. " More Human Than Human", morceau de White Zombie, est repris par le public déjà conquis. Le show se poursuit, toujours avec l'utilisation des écrans et de machines ou monstres assez second degrés, venant danser au côté du groupe. Un groupe qui se défoule, saute et bouge partout sur la scène. Que ce soit Zombie, John ou Piggy le bassiste. Pour "Mars Need Women", Zombie débarque à nouveau sur l'une Twins Of Evil : Marilyn Manson et Rob Zombie au Luxembourg de ses machines et fait reprendre en cœur les fans sur le refrain. Le morceau est suivi d'un solo de batterie de Fish, très agréable. Des images de films d'horreurs cultes comme Shining par exemple sont projetées, puis le groupe enchaine sur "Never Gonna Stop", qui fait une nouvelle fois effet chez l'auditoire. Le tubesque "Sick Bubble-Gum" retentit alors que Zombie a enfilé un t-shirt "I love Luxembourg" pour l'occasion. Pour "Scum Of The Earth", des énormes ballons sont jetés au public, tout est fait pour vraiment créer un vrai show à l'américaine, et cela semble séduire les personnes qui ne sont pas parties juste après Manson. "Thunder Kiss'65" est jouée, enchaînée par la guitare de John 5, qui va également avoir le droit à son solo, alors que Zombie va pendant ce temps prendre un bain de foule, en traversant la salle. On sent que Five prend un réel plaisir chez Zombie, et c'est agréable de le voir ainsi. "School's Out" reprise d'Alice Cooper est jouée, avant de plonger de nouveau la salle dans le noir, et de voir apparaitre le teaser du prochain film de Rob "Lords Of Salem", pour finir avec la chanson "Dragula". Pluie de confettis, remerciement et drapeau en l'honneur du Luxembourg comme final de cette soirée extraordinaire. On ne peut que rester bouche bée devant cette tournée qui réunit deux artistes qui nous proposent tous les deux des shows uniques, grandioses et au final assez différents. PETER COFFIN Maze 14 DÉCEMBRE 2012
LANA DEL REY : Born To Die - The Paradise Edition Tout le monde a déjà écrit tout et n'importe quoi sur la poupée 2.0 américaine. Plus sur son physique, que sur sa musique d'ailleurs. Alors on oublie la légende comme quoi Lana Del Rey chante en playback ou faux en live, on met de côté tout le reste, les controverses sans grandes intérêts ; et nous allons parler ici de la réédition de son album "Born To Die". Outre les quinze titres de l'album initial, cette nouvelle édition nous propose huit nouveaux titres supplémentaires qui auraient pu constituer un EP à eux seuls. Oublions un instant l'univers des morceaux comme "Video Games", "Born To Die", "Carmen", "National Anthem", "Blue Jeans" ou encore " Summertime Sadness". On constate d'ailleurs aisément à quel point la belle américaine est une faiseuse de tubes. Les nouveaux morceaux sont pour la majorité très mélancoliques, mélodieux et plus calmes que ce que l'on connaissait d'elle. Beaucoup de cordes, de piano pour accompagner la voix parfois grave, parfois fragile comme une petite fille de miss Del Rey. Nous avons vraiment l'impression de rentrer par moment dans la tête de Lana, il suffit alors de fermer les yeux pour se laisser transporter par sa voix, prendre ce qu'elle veut partager avec nous et imaginer nos propres images pour le reste. Car oui, indéniablement sa musique est taillée pour le cinéma ; et a le pouvoir de nous faire imaginer nos propres films, histoires. Passons aux fameux nouveaux morceaux. Le titre "Ride" et son magnifique clip de dix minutes qui nous fait frissonner et nous transporte sur les routes américaine, ouvre ce mini-album. Un véritable tube, avec toujours cette voix enfantine lorsqu'elle chante "Just ride...", magnifique. "American" nous plonge dans un autre temps, avec toujours cette tristesse mélangée peut-être à de la nostalgie. Le morceau "Cola" a déjà fait parler de lui, puisqu'il commence ainsi : "My pussy tastes like Pepsi Cola" soit "Ma ch*tte à le goût du Pepsi Cola", musicalement le morceau est très calme, apaisant. "Body Electric" alterne entre calme et tension. "Blue Velvet", dernier single en date, est une nouvelle fois une ballade. Très belle. "Gods & Monsters" est peut-être le morceau qui nous fait le plus penser aux morceaux de la première édition de "Born To Die" avec une batterie quelque peu saccadée, mais une voix toujours aussi calme. "Yayo", ancien morceau, remis au goût du jour par la chanteuse, est encore une fois une ballade avec sa voix incroyable, allant cette fois dans les aigus. "Bel Air" et son intro au piano, tout droit sortie d'une bande originale de film de Tim Burton, est tout simplement superbe. Ce piano, mêlé à la voix grave de la diva est magnifique. Sans doute le morceau le plus bouleversant de l'album. Vous l'aurez compris, cette réédition comporte de nombreuses pépites. La voix de Lana est toujours aussi sublime, quoi qu'en disent ses détracteurs. La musique toujours aussi superbe et l'univers de la belle encore plus présente. Lana Del Rey a la force de nous faire voyager, de nous faire voir des images, de nous faire imaginer des choses en fermant les yeux, de partager sa sincérité et sensibilité. Cette jeune femme un peu paumée est une véritable artiste, à n'en pas douter. Un produit américain, comme le pays de l'oncle Sam sait en faire, certes. A elle de ne pas se brûler les ailles. Continuera t-elle dans la musique ? La mode ? Le cinéma ? On ne sait pas. Mais je paris fortement sur une longue carrière artistique pour elle ; si elle en a le désir. Comme on dit, wait and see. Notons qu'il existe une version CD, Vinyle et une Box-Set (sans doute plus réservée aux gros fans) comprenant en plus du double album : quatre photographies, un cd de remix, un dvd comportant les clips de l'album ainsi qu'un sublime 45 tours picture disc de "Blue Velvet". Pour les fans ou collectionneurs, un coffret de quatre vinyls 45 tours ("Born To Die", "Video Games", "Blue Velvet" et "Ride") exclusivement pour la France sera en vente à partir du 10 décembre à la Fnac uniquement. Précisons également que les deux Olympia pour la tournée 2013 ont affiché complet en quelques minutes seulement ! PETER COFFIN Maze 15 DÉCEMBRE 2012



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