Maze n°13 novembre 2012
Maze n°13 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : American Dream.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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R éalisé par le talentueux Sam Mendes, auquel nous devons American Beauty, Jarhead ou encore Les Noces Rebelles, le dernier James Bond est sorti vendredi 26 Octobre. Dans la lignée de Casino Royale et Quantum of Solace, Daniel Craig revient dans Skyfallavec toujours autant de talent. Javier Bardem se joint à lui dans le rôle du méchant, et l’interprète à merveille. En revanche, Judi Dench, qui joue le rôle de M (supérieur de Bond) pour la septième fois, va malheureusement s'arrêter là pour la saga 007. On démarre avec une scène d'action ressemblant étrangement à une scène du film Taken 2 (sorti le 3 Octobre) où l'on a une course poursuite en voiture dans les rues d'Istanbul. Celle-ci se poursuivra sur les toits, en moto cette fois, puis sur un train, où l'agent Bond s'y verra éjecté, par la faute deM, et prendra un peu de bon temps, se faisant passer pour mort. Cependant, voyant que le siège du MI6 eut été attaqué, il décida de revenir, comme d'habitude. On a droit par la suite à un splendide générique, qui réjouira les vieux fans. C'est d'ailleurs l'admirable chanteuse britannique Adèle qui en chante la musique, du même titre que le film. Bond se fait vieux, mais il se dit être prêt pour poursuivre ses missions. En effet, il doit rattraper son dernier échec et empêcher que l'ennemi ne continue à divulguer la liste des agents du MI6. Il part alors pour Shanghai, et nous nous retrouvons face à des plans tout justes magnifiques, qui nous donnent envie d'y être. Il y rencontre ensuite une James Bond girl (la belle Bérénice Marlohe, actrice française) et celle-ci le mènera au méchant Silva, qui dirige tout depuis ses ordinateurs sur une île abandonnée. Les décors sont assez originaux, étonnants et le côté informatique hyper sophistiqué est fascinant malgré qu'il soit un poil trop exagéré. Par la suite, on a beaucoup de suspense, de rebondissements, qui font que l'on ne s'ennuie jamais et que l'on est toujours surpris. Les scènes dans le métro SKYFALL londonien sont épatantes et très réalistes. La morale du film, si l'on peut appeler cela comme ça, se résumerait à cette phrase, dite deux fois au long du film : "Les vieilles méthodes sont parfois les meilleures". Comparé aux deux autres volets de James Bond avec Craig, celui-ci est plus profond, plus psychologique. Même la nostalgie est présente. Bond retourne aux sources : à Skyfall en Ecosse, le manoir où il a vécu son enfance. Il s'y rend avec la mythique Aston Martin DB5 accompagné de M et va patiemment attendre l'ennemi en lui facilitant la tâche. On en apprend beaucoup plus sur le passé de Bond, et on comprend notamment ce que Skyfall signifie, puisque pendant longtemps, nous sommes ignorant de son sens. "Les orphelins font les meilleurs agents" dit M à Bond, et cette situation nous sera rappelée un peu plus tard quand Silva remarquera la tombe de ses deux parents. Le film se termine sur une touche dramatique qui n'est pas de trop. Tout tient la route, le final est plutôt plaisant, et on sent un film qui a bien été mené à terme. Pour moi ce fut un film excellent, qui remonte encore le niveau avec une touche de modernité. Du suspense, des surprises, de très bons acteurs, une superbe bande originale... Un film vraiment réussi, juste et sans superflu. Le thème de la mort est assez présent tout au long du film, on a moins de scènes d'action mais au final, elles ne nous manquent pas tant que ça. On est plongés dans un côté plus réaliste, et on arrive même à déceler quelques sentiments dans ce coeur de James Bond. Le montage est plutôt simple, mais très réussi. Daniel Craig est toujours très bon dans son rôle ; ce dernier 007 est un bijou. Très plaisant à regarder, Skyfall est un superbe film, à ne surtout pas manquer. Maze 22 NOVEMBRE 2012 United Artists Corporation, Columbia Pictures Industries, Inc NOA COUPEY
THE BREAKFAST CLUB, un aperçu des contraintes des statuts sociaux C ela fait presque trois mois que nous sommes à nouveau en cours et je me demande si certaines personnes éprouvent encore la même sorte de haine envers le lycée, notamment les personnes le composant. Je suis tombée sur un film, intitulé The Breakfast Club. C’est un film américain, écrit et réalisé par John Hugues en 1985. L’histoire est simple, elle regroupe cinq étudiants atypiques d’un lycée américain : l’intello (Brian), la reine de la promo (Claire), le rebelle (John), l’athlète (Andy) et la détraquée (Allison). Le film se déroule un samedi lorsque les cinq personnages se retrouvent par hasard ensemble pour une journée de retenue durant laquelle ils sont censés travailler. Malgré cela, ils échappent rapidement à la surveillance et nous font alors rentrer dans un monde dans lequel nous pouvons facilement nous identifier. Rapidement, nous voyons les tensions se trouvant entre les personnes à cause des étiquettes qu’ils ont dans le dos. Ils appartiennent tous à des groupes différents et portent des préjugés les uns sur les autres, les empêchant alors de se mélanger et de s’accepter. Il y a plusieurs étapes dans leurs relations. Tout débute par la haine pour au final la voir disparaître. Il y a cette scène, durant laquelle, après avoir fumé un joint, ils donnent un aperçu sombre de leur statut social. Ils expliquent chacun à leur tour, en quoi les jugements qu’ils ont les un sur les autres sont contradictoires avec la réalité. On réalise qu’ils ont tous des problèmes à peu près similaires et que leurs statuts sociaux ne sont que des masques pour éviter de montrer, qu’en fait, ils sont tous pareils. La première personne attaquée dans le groupe est John. Notamment par Claire et Andy, qui semblent être ensemble mais cette idée disparaît petit à petit de notre esprit au fil de l’histoire. Claire tente en vain d’analyser John particulièrement rebelle, refusant de respecter les règles imposées par Monsieur Vernon –supposé alors les surveiller depuis son bureau se trouvant face à la salle-, « tu sais pourquoi les gens comme toi ne respectent rien ? Parce qu’ils ont peur » dit-elle pour justifier la personnalité de John. John s’énerve alors et les attaquent tous les deux, ils critiquent la popularité des groupes auxquels appartiennent Claire et Andy. Pour amplifier sa critique, il compare leurs groupes à celui de Brian. Claire se défend en disant à propos du groupe de Brian « mais c’est un groupe de travail ». Malgré cette première confrontation, on s’aperçoit que malgré la haine qui semble être déjà installée entre eux, une certaine complicité caché naît. Alors que John enlève une visse de la porte afin qu’elle soit fermée et que donc, en conséquence Monsieur Vernon puisse moins les surveiller, celui-ci entre dans la pièce énervé et demande une justification. Le groupe se tait, ne dénonce pas John et Claire tente même de le défendre « excusez-moi monsieur, mais je ne vois pas très bien qui aurait aimé voler une visse ». On comprend rapidement que Claire commence à s’attacher petit à petit à John alors qu’il semble que ce soit la personne avec qui elle s’entend le moins. Ensuite, le seconde sujet sur la table après les groupes sociaux, sont les parents qui semblent être en fait la source de leurs statuts sociaux. John le lance en parlant des parents de Claire « tu aimes mieux ton papa ou ta maman ? », Claire explique alors que si elle devait choisir, elle partirait chez son frère, « il n’y en a pas un que j’intéresse, ils se souviennent de moi pour régler leurs comptes ». Andy attaque alors Claire en lui reprochant le fait qu’elle se plaint, Allison lance un cri étrange qu’elle répétera plusieurs fois au cours du film. Andy se tourne vers elle et lui sourit, c’est alors que nous sentons son attachement à lui envers elle. John défend alors soudainement Claire en disant à Andy que lui non Maze 23 NOVEMBRE 2012 Universal Pictures France



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