Maze n°12 octobre 2012
Maze n°12 octobre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de octobre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 12,5 Mo

  • Dans ce numéro : interview Giedré « Je cuis vachement bien le Ébly. »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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La liberté enflammant le peuple : du film à la caricature islamophobe L'INNOCENCE DES MUSULMANS Réalisé par Sam Bacile et Nakoula Basseley Nakoula, le film (ou plutôt les 14 minutes de film) "l'Innocence des musulmans" aura réussi à faire parler de lui et pourtant pas grand monde ne l'aurait vu dans son intégralité. À la suite de ce film de nombreuses manifestations eurent lieu dont une durant laquelle l'ambassadeur des États-Unis en Libye Christopher Stevens trouva la mort. 14 minutes suffirent pour mettre à mal les relations internationales. Le film intégral aurait été projeté au "Vine Theater" à Los Angeles mais selon le "Hollywood Reporter" aucune projection n'aurait eu lieu. Le journal Le Figaro d'ailleurs n'hésite pas à parler de manipulation tout comme le journal 20 minutes. À quelle fin aurait-il fait cela ? Il paraît en effet tout de même curieux qu'un film aussi médiocre soit mis en exergue de la sorte la veille du 11 septembre... Voici quelques zones d'ombres confirmées par Le Figaro : Nakoula Basseley Nakoula n'est pas juif mais chrétien copte égyptien, auteur de nombreuses escroqueries pour lesquelles il fut incarcéré. Les acteurs, ont été dupés. Une actrice qui témoigne sur France TV info, avoue avoir cru tourner un film sur les Chrétiens intitulé "Le guerrier du désert". En somme, 14 minutes d'un film réalisé dans l'ombre par des acteurs dupés, aura réussi à mettre en péril le consensus entre le monde occidental et le monde arabomusulmans. Ce qui prouve à quel point le climat international est instable. LE REBOND DE CHARLIE HEBDO Face à de tels évènements il se fallait naturellement que la presse réagisse. Mais cela s'est fait démesurément par rapport aux politiques. Dans la majorité, le ton reste très prudent et nuancé et ne prend pas le risque d'afficher un parti-pris. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est exprimé à ce sujet avec les mots suivants : " Nous sommes dans un pays où la liberté d'expression est garantie, la liberté de caricature aussi mais si vraiment des personnes se sentent heurtées dans leurs convictions et pensent qu'iy a dépassement du droite-nous sommes dans un État de droit- cet État de droit doit-être totalement respecté". Le premier ministre aura choisit avec raison la prudence. Comme le dit le proverbe latin "Abundans cautela non nocet", Prudence est mère de la Sûreté. Il semble cependant qu'ici la liberté ait rencontré ses limites à partir du moment où elle a mit un peuple en danger. Finalement Charlie Hebdo, avec cette caricature, aura étendu nationalement sa propre subjectivité. Et ce à tort. Desproges dit justement : "On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui". Le moment choisit pour publier telle caricature était-il bien choisi ? Les conséquences trouvent leur reflet direct dans la réalité ; à Islamabad les manifestants brûlent à côté du drapeau américain, non pas la Une de Charlie Hebdo mais le drapeau tricolore lui-même. D'une subjectivité est née une fausse généralité à savoir une islamophobie française. Il apparaît ainsi dangereux qu'une société tolère qu'on diffuse des appels à la haine dans ses journaux. Et dire que les paroles sont inoffensives c'est clairement s'aveugler devant ce qu'un mal peut-être. Cette fois la liberté ne guide plus son peuple (pour faire référence au tableau de Delacroix), mais l'a bel et bien enflammé. N'y a t-il pas un juste milieu entre la liberté d'expression absolue et le renoncement même à cette liberté ? Tout n'est-il pas une question de responsabilité ? C'est à dire selon Jonas de "préserver pour l'homme l'intégrité de son monde et de son essence contre les abus" ? MANON MELLA Maze 8 Octobre 2012
Solidarité Sida fête ses 20 ans en musique Le week-end dernier, Paris accueillait pour la deuxième fois la Love Life Parade afin de fêter les 20 ans de Solidarité Sida. Pas moins d’une trentaine d’artistes passant de Benabar à Twin Twin ou encore de C2C à Triggerfinger s’y sont réunis afin de donner des concerts pour le plus grand bonheur des participants. Créer pour rappeler que la maladie est toujours présente, l’évènement rassemble. Maze fait le point. 14h, la place de la Bastille tremble déjà au coup d’envoi de cette Love Life Parade donné par Le Peuple de l’herbe. Dix chars, voilà ce qui attendait les participant à l’évènement, et sur lesquels ont pouvait retrouver trois artistes se succédant à chaque point de changement jusqu’à la place de l’Opéra, prêt à rassembler le plus grand nombre par le simple biais de la musique. C’est à la poursuite des Naive New Beaters que nous nous sommes lancés dans un premier temps, découvrant le charismatique David Boring pour une heure de show. Rapidement la foule s’amasse autour et derrière le char afin de danser à leur côté, ce qui n’est pas prêt d’arrêter le groupe qui communique avec son public parfaitement bien, réussissant même à intégrer leur jeu avec le public durant leur set. Actuellement en tournée dans toute la France, les Naive New Beaters ont su prendre le temps de s’arrêter sur l’évènement, nous présentant par la même occasion quelques titres de leur nouvel album, La Onda. Il n’est pas étonnant de croiser des personnes déguisées et prête à mettre un peu plus de festivité dans la parade, pour le plus grand bonheur des autres. S’en suit le groupe Don Rimini qui poursuit sur la même lancée, laissant peu de place au repos. Plus loin, les belges de Triggerfinger prennent la relève de Twin Twin qui rejouera d’ailleurs juste après afin de remplacer Skip The Use dont on dénotera la grande absence de cette parade en raison d’une blessure du leader Mat Bastard. Avec Triggerfinger, ce n’est plus du tout la même ambiance puisqu’il s’agit là du rock à l’état pur. Avec un jeu très rythmé, le groupe donne un tout autre accent à l’évènement, amenant la foule jusqu’au point de chute dans un bon esprit et continuant à rassembler. Sur le dernier char, C2C, le groupe immanquable ces derniers mois et présents sur de nombreux festivals cet été s’installe à son tour pour emmener la parade jusqu’au Louvre. Pour le dernier passage jusqu’à l’Opéra, c’est au tour de Didier Wampas & The Bikini Machine de prendre place sur un char. L’un des rockeurs les plus réputés pour son jeu de scène n’y restera d’ailleurs pas bien longtemps, préférant les bains de foule à une place tranquille. C’est donc dans la fontaine de la place de la Comédie Française que l’on retrouvera le chanteur, éclaboussant les personnes regroupées autour de lui et les défiant de venir l’y rejoindre. On nous avait dit que « Didier Wampas est le roi », et bien nous pouvons maintenant vous l’affirmer, et il est certainement indétrônable pour encore longtemps. Il nous le prouve d’ailleurs en allant jusqu’à s’installer au dessus du char durant son dernier morceau " Quelle joie le rock’n’roll ". A cet instant, c’est la foule qui est en délire suivant les paroles et dansant comme jamais jusqu’à la place de l’Opéra où tous se séparent tranquillement. Solidarité Sida l’a bien compris, la musique rassemble. Après un essai en 2006, ils ont su remettre la Love Life Parade au goût du jour pour les 20 ans de l’association, et ce pour le plus grand plaisir de tous. Avec environ 500 000 participants, elle nous en fait même oublier l’annulation du concert Rock The World à Bercy. Maze 9 Octobre 2012 Naive New Beaters— Elise Verger ELISE VERGER



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