Maze n°11 septembre 2012
Maze n°11 septembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de septembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 16 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec Cédric Villani.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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littérature Ç a I y est, nous sommes en septembre, ce qui signifie pour la plupart d’entre vous la reprise des cours, le retour des vacances, la fin de l’été. Exit les livres de plage, et cap sur les livres de cours, vos lectures de français, ou de celles qui vont vous épauler à l’université. Que ce soit par choix, par envie ou par dépit, vous ne pourrez sans doute pas y échapper, et vous vous êtes mentalement préparés à assimiler et à potasser de gros pavés pendant les heures libres après les cours, car comme on dit « la réussite avant tout ». Et si les mots « lire » et « loisir » étaient complémentaires ? Mais cependant, pour que votre apprentissage ne devienne pas un supplice et pour vous éviter une over dose de textes savants, je vous propose, -si vous êtes autant amoureux des livres que moi-, dans cet article, différents moyens de concilier lectures personnelles, et lectures professionnelles. Mais comment ? La littérature, en plus d’englober les plus grands savants et philosophes, peut parfois se transformer en un outil de divertissement passionnant, et sans prise de tête lors d’une pause déjeuner, le soir en rentrant des cours ou dans le train qui nous mène au pensionnat, et ça, les auteurs du moment l’ont bien compris ! Que peut-on appeler littérature « divertissante » ? Ce n’est pas vraiment un genre un soi. Mais je pense que chacun d’entre nous peut le reconnaître, au travers de ce qu’il aime et de ce qu’il à envie de lire. Ce sont souvent des histoires sympathiques aux personnages attachants qui nous font nous évader un moment de la brume de nos grandes – ou petites – villes. On décrit souvent ce genre de romans sous le nom de littérature « Young-Adult », qui, comme son nom l’indique s’adresse en particulier au 15-25 ans. Mais là est la difficulté, -si je peux appeler ça comme ça-, car la littérature « youngadult » se divise en beaucoup de sous genres, et il y en a pour tout les goûts ! Quel genre est le mien ? Pour vous guider si vous êtes encore sceptiques par rapport à ces livres, ou que tout simplement, n’en avez pas vraiment connaissance, je vous ai concocté pour la rentrée 2012 un petit récapitulatif des genres littéraires en vogue en ce moment, ainsi que leurs meilleurs romans. 1. La chick-lit. La mode, c’est vous ! Vous adorez ça, et tout le monde le sait. Vous savez jongler avec les styles et les tenues avec grâce et aisance, suivez de près les nouveautés automne/hiver de vos créateurs préférés, et dans votre groupe d’amis il arrive souvent que plusieurs d’entre-eux vous demandent un avis sur leurs dernières paires de chaussures… Vous aimez vous acheter de jolis vêtements, collectionner les couleurs de vernis à ongles, et vous rêvez secrètement de vivre à Manhattan, et de faire claquer vos talons Louboutin sur le bitume après une rude journée de travail à la rédaction d’un grand magazine de mode ? La chicklit est faite pour vous ! Lancé dans les années 90 par le Journal de Bridget Jones, c’est un genre pour les femmes, écrit par des femmes ! Portrait de la femme moderne et mêlant amour, copines, boulot et shopping, la chicklit mettant en scène de jolies héroïnes souvent bourrées d’humour, de style et de talent, vous fera vous sentir terriblement New-Yorkaise, avec légèreté ! 2. La bit-lit Même si vous n’êtes pas forcément ac-crocs à Twilight, les vampires, c’est dans votre rayon ! Vous ne ratez jamais un épisode de True Blood ou de Vampire Diaries, vous avez vu tous les Underworld au cinéma, lu la véritable histoire de Dracula, et Entretien Avec Un Vampire est présent dans votre DVDVthèque... La bit-lit est faire pour vous ! Vous l’avez compris, elle traite des vampires, très « in » à Hollywood en ce moment ! Si la bit-lit, du verbe « to bite » (mordre) en anglais est en plein essor depuis l’apogée de Twilight en 2008, elle est néanmoins présente depuis beaucoup plus longtemps. Jouissant maintenant d’une certaine réputation « à l’eau de rose », il ne faut pas oublier que la bit-lit ne se résume pas à Fascination, Tentation, Hésitation et Révélation, qui sont d’ailleurs classés de « sentimentaux » par certaines critiques. Mais rassurez-vous, certains romans ou sagas moins connues du grand public vous apporteront action, adrénaline et intrigue, sans vous inonder d’un flots de déclarations d’amour. 3. La dystopie Depuis que vous avez regardé Retour Vers Le Futur étant petit, vous n’avez qu’un rêve : voyager dans le temps. Faute de machine en état de marche, les auteurs de dystopie ont presque réalisé votre rêve et vous donnent ainsi leur vision de l’avenir de notre civilisation... La dystopie est faite pour vous ! Mais comme son nom et son synonyme, « contre-utopie » l’indique, la dystopie affiche un futur pas vraiment reluisant... Ce sous-genre de la science-fiction rendu célèbre par le très connu « 1984 » de Georges Orwell, nous plonge dans un avenir post-apocalyptique où nos descendants sont souvent victimes d’un régime totalitaire, d’une épidémie qui à zombifié la plupart de la population, ou bien encore d’opérations chirurgicales qui sont aussi courantes que le simple fait de prendre une douche. Avec Hunger Games -que l’on ne présente plus- sorti au cinéma cette année, la dystopie se place dans l’un des genres les plus vendus dans le monde de la littérature, et c’est pour vous le moment de la découvrir sous un jour nouveau. 4. La fantasy Dîtes au revoir aux ordinateurs, aux iPods et au métro ! Harry Potter ? C’est le premier film que vous avez vu au cinéma. Vous avez appris à lire avec La Chambre Des Secrets et le monde du Seigneur des Anneaux n’a aucun secret pour vous. Vous regrettez l’époque de la chevalerie, et regrettez secrètement ces valeurs lorsque vous regardez Games of Thrones en famille... La fantasy est faite pour vous ! Se basant sur un monde imaginé par l’auteur souvent moyen-âgeux, la fantasy est remplie de magie, de monstres, de créatures légendaires, de magiciens et d’animaux parlants. Si J.R.R Tolkien avec le Seigneur des Anneaux et Bilbo le Hobbit fut considéré comme le moteur de ce genre, n’oubliez cependant pasC.S Lewis (Le Monde De Narnia) et l’inégalable J.K Rowling ! Pour tous les âges, le fantasy est de loin un des genres les plus connus, et qui continuera à faire rêver beaucoup de monde. Rachel Portanier Maze Magazine septembre 2012 36
La Lignée, fin d’une fascination. « La Lignée », un titre suffisamment vague pour permettre à quiconque le voit de s’imaginer n’importe quel type d’histoire. De l’idée d’une dynastie, à celle de descendants, ce nom évoque particulièrement une image de lignée... sanguine ! Un lien permanent et pluriséculaire qui lie des personnes entre elles, un lien que personne ne peut comprendre, que l’on ne peut comprendre tant que l’on ne l’a pas vécu. Malheureusement, dans ce scénario, aucune des personnes n’ayant vécu ce lien, aucune des personnes n’ayant rencontré cette sensation d’être affilié à des centaines d’autres, et à Une personne par dessus tout le monde, n’est restée consciente suffisamment longtemps pour nous en faire part. Cependant, ils nous ont fait part d’autres choses, de choses dont nous ignorions tout. La transformation, de la morsure à l’achèvement, ils nous décrivent leurs sensations dans les moindres détails, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus humains. « Il ingérait son sang. Comme si un mécanisme nouveau dont il n’avait pas conscience était à l’oeuvre dans sa gorge. Il ne comprenait pas. Il ne voyait que la satisfaction qu’il en retirait. Un plaisir qui effaçait tout le reste. Et une source de puissance. De pouvoir, même. Le pouvoir de prendre la vie d’une créature pour la transférer à un autre » Fans de twilight, oubliez l’image d’un vampire à la peau adamantine et à la chevelure chatoyante ! Ici est réinvestie l’image des vampires, des vrais ! Pas à la Stephanie Meyer, mais à la Bram Stocker ! Dans la lignée, c’est le mythe de Dracula même qui est remit au gout du jour. Le vampire, assoiffé, puissant et inhumain est de retour dans un vingtet-unième siècle soumis à la technologie et aux sciences. Fini les traces de morsures en deux points représentant les canines, et bienvenue aux Strogonoï, ces vampires monstrueux issues de la mythologie slave. Les canines ne poussent plus, mais la science, la génétique fait son apparition dans cet univers de science fiction, et la trachée se modifie, laissant place à un dard rétractable grâce auquel ils se nourrissent. Ils ressemblent plus à des morts-vivants qu’à de magnifiques êtres distingués et se répandent dans les villes de façon épidémique ! Il ne fait pas bon être vampire entre les plumes de Guillermo Del Toro et de Chuck Hogan. Ce n’est pas Van Helsing qui fait face aux vampires, mais Abraham Setrakian, un vieillard ayant rencontré Le vampire, le premier de tous.. Le Maître, durant son enfance. Il est l’archétype de l’opposant aux vampires, il a de l’expérience, un armement et des connaissances approfondies sur ces monstres sorties de l’imaginaire, mais son âge le rend attachant aux yeux du lecteur. Accompagné d’un homme et d’une femme, qui se retrouvent malgré eux confrontés aux vampires. Ensemble, ils doivent déceler ce que prépare le Maître, et doivent mettre fin à l’épidémie ! Ensemble, ils luttent contre les Strogonoï, et le tout en étant recherché par les forces de l’ordre ! C’est un étrange duo que d’associer un réalisateur de la trempe de Guillermo Del Toro et un auteur du gabarit de Chuck Hogan, avec des personnes d’une telle importance au niveau artistique, on s’attendait à un livre presque légendaire ! Cependant, Del Toro n’est pas écrivain, et cela se fait quelque peu ressentir, de plus, leurs genres sont complètements différents, et on peut s’apercevoir du chan- 37 septembre 2012 Maze Magazine gement d’écrivain lors de la lecture de l’oeuvre. Les fans d’actions se voient comblés dès la seconde partie du livre, tandis que le côté Science Fiction y est un peu plus élagué. Malgré tout, on se laisse facilement porté par l’histoire, et on entre aisément dans l’intrigue. A vrai dire, on voit plus en cette histoire, un film qu’un livre, et c’est l’impression de pénétrer dans un film qui rend cet ouvrage intéressant. Le lecteur à vraiment le sentiment d’être en plein milieu de l’action, de vivre la chasse aux vampires, il devient le complice des personnages principaux. De plus, en lisant le premier tome, on a tout de suite hâte de connaitre la suite, d’en savoir plus sur le passé de chacun, de connaitre l’issue de l’histoire. Le lecteur veut savoir ce qu’à vécu Setrakian avec le Maitre, et également connaitre les plans précis des vampires, et leurs fins. C’est un livre qui donne envie, et qui se dévore ! En bref, ce livre d’un genre nouveau, est vraiment divertissant et plonge le lecteur dans une situation entre l’univers du livre et celui du film. « Ce qu’il entendait dans son dos, c’était Pic-pic-pic, et le mal n’était pas loin derrière.. » Axel Viersac



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