Maze n°11 septembre 2012
Maze n°11 septembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de septembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 16 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec Cédric Villani.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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cinéma Maze Magazine septembre 2012 26 I Hasta la vista Hasta la vista, c’est l’histoire de trois jeunes pas comme les autres et qui ne mènent pas une vie facile. En effet, l’un est paralysé de tout son corps, l’autre est aveugle, et le troisième est forcé de vivre dans un fauteuil roulant à cause de son cancer. Mais malgré leur handicap, ces amis sont décidés à faire un voyage rien que tous les trois pour avoir enfin une expérience sexuelle. Cependant, ne voulant pas dire la vérité à leurs parents, ils utilisent comme prétexte qu’ils vont faire la route des vins. Sauf qu’ils ne sont pas au bout de leurs surprises. Cette comédie dramatique belge produite par Claude Lelouch, sortie le 7 mars 2012 au cinéma et qui sortira d’ici peu en dvd, a été réalisée par un réalisateur peu connu nommé Geoffrey Enthoven. Les acteurs eux, ayant eu quelques expériences cinématographiques ne sont pas non plus connus du grand écran, et c’est vraiment une grande chance que ce film ait reçu tant de prix. Il le mérite. Le jeu des acteurs était vraiment à la hauteur, et le scénario est vraiment original. Ça change des American Pie et films américains de ce genre. C’est vraiment quelque chose de différent. On s’attache même à tous les personnages malgré leurs forts caractères. Tout est plutôt simple, réaliste, c’est touchant voire même triste, mais l’humour est là et on rigole juste ce qu’il faut. Passé inaperçu pour certains et pas pour d’autres, ce film mérite de se faire connaître. C’est vraiment une très bonne surprise ; mais il faut le voir pour y croire. Car en lisant le synopsis certains seront sceptiques, ou s’imagineront quelque chose de complètement différent. Et après l’avoir vu, ce film fait vraiment réfléchir. On ne se rend pas compte de la chance qu’on a. Petit détail : les trois personnages parlent en flamand et un autre en français, ce pourquoi le film est en sous titré, mais ce n’est pas du tout gênant. Je ne peux pas vous en dire plus, mais cela aurait été vraiment dommage de le doubler ! A la fin de Hasta la Vista vous oublierez vos petits problèmes je vous le garanti. Ce road-movie fait réellement parti des films qui vous touchent et qui vous font rendre compte que vous avez vraiment la belle vie. Et si vous choisissez de le regarder, je parie qu’un sur deux d’entre vous verserez une petite larme à la fin ! Cependant, le seul petit défaut de ce film est qu’il est facile de deviner ce qu’il va s’y passer. Malgré les embuscades qui leur seront faites, on se doute que les trois amis parviendront à El Cielo, ce fameux bordel espagnol conçu pour des gens comme eux. On peut comparer ce film à Intouchables, vu par tant de français, mais sincèrement, Hasta la Vista est bien plus profond. On a une meilleure mise en scène et des personnages qui ne font pas les têtes d’affiches. On retrouve les rires et les pleurs d’Intouchables, mais en mieux. De ceux qui aiment le cinéma, beaucoup n’ont pas aimé Intouchables. Et bien je vous le dit, c’est ceux-ci qui aimeront Hasta la Vista. Ce film est tout simplement un petit bijou, tendre et émotif. Un conseil : ne le ratez surtout pas. Noa Coupey
The Amazing Dark Night Rises Après un second volet qui avait mis tout le monde d’accord (The Dark Knight) et un thriller dantesque et renversant (Inception dont il reprend quasiment le même casting dans The Dark Knight Rises mis à part Di- Caprio), Christopher Nolan boucle sa trilogie Batman avec un troisième et ultime volet déclenchant tous les fantasmes inavoués. imummummmmmmm, 41 t/• 3111111F : 1111k Ill d lUI II ; Am Pli ItI Ir MI Après un prologue de haute voltige plutôt spectaculaire libre choral où le sort de chacun paraît lié à celui d’autres et ce, dans l’unique but de nous en mettre pleins les habitants de Gotham. Nolan se paie même le luxe de ne pas yeux –mission accomplie-, le rythme se fait lent dans la faire apparaître le Caped Crusader avant une bonne heure de film, privilégiant le développement de l’histoire de ses première demi-heure qui s’avère assez poussive. La mise en protagonistes. Bruce Wayne entre donc l’écran, campé par place de l’intrigue, la transition avec les volets précédents un Christian Bale impeccable encore plus intense que dans ainsi que la présentation des nouveaux protagonistes, de The Dark Knight –décidément à chaque volet, il atteint des leurs rôles et leurs motivations sont lourdes et confuses. sommets-. A ses côtés, le vétéran Gary Oldman et le jeune Le scénario, à nouveau coécrit avec la complicité de son Joseph Gordon-Levitt continuent d’impressionner par la richesse de leurs jeux dans des rôles pourtant classiques de frère Jonathan, semble en effet avoir souffert des interventions des exécutifs pour faire tenir le film en moins de trois d’être aussi discret que bon et s’affirme à chaque métrage fidèles lieutenants. Autre vétéran, Michael Caine continue heures. On reprochera notamment le manque de profondeur dans le développement des personnages secondaires, de son ami Christopher. Face à cette équipe de loyaux aco- comme un fidèle abonné aux épilogues de la filmographie les dialogues pompeux et le manque d’originalité de certaines scènes –on est dans un blockbuster américain, mais la comparaison avec l’inoubliable performance du défunt lytes, Tom Hardy livre une prestation bestiale, captivante et assez fascinante bien que celui-ci souffre inévitablement de tout de même ! -. Heath Ledger en Joker. La difficulté de Tom Hardy a été d’autant plus accentuée par ce masque buccal qui dissimule En comparaison, The Dark Knight était plus clair dans ses une bonne partie de son visage. Côté féminin par contre, enjeux et ses objectifs, puisque directement centré sur l’opposition entre l’ordre et le chaos et la place de Batman entre Kyle (aka Catwoman) nous a plutôt laissé sceptiques. De le film nous a réservé plus de mauvaises surprises. Par exemple, le choix d’Anne Hathaway pour incarner Selina ces deux pôles magnétiques. Ici en revanche, on a l’impression que les frères Nolan se mêlent parfois les pinceaux, par le dernier Audiard, rate complètement sa performance ici. même, Marion Cotillard, pourtant si incandescente dans trop d’ambition probablement. Ainsi, aucun sujet n’a vraiment été exploité en profondeur, pourtant il y avait de la de son personnage que de sa relation avec Bruce Wayne. On saveur et peu convaincante autant sur le plan de l’évolution n’oubliera pas non plus si tôt le ridicule de son évanouissement au moment du twist ending, que la salle a d’ailleurs matière ! Que ce soit la vengeance de la League of Shadow, le netoyage par la violence, le combat contre le capitalisme souligné en éclatant de rire, mais ça, c’est une autre histoire. Du twist, en parlons-en justement. Entre le déjà-vu et ou encore la notion que la fin justifie les moyens. le cliché extrême du héros qui emporte avec lui la bombe La multitude des personnages trouve toutefois un équi- et l’évidence des deux surprises majeures du film à savoir 27 septembre 2012 Maze Magazine



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