Maze n°11 septembre 2012
Maze n°11 septembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de septembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 16 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec Cédric Villani.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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musique I de Los Angeles est bien entendu signé Quentin Tarantino. de longs-métrages caractérisés par un rythme toujours effréné et des histoires bouleversantes qui restent longtemps Ses films ont toujours des bandes originales vives et remarquables, comme celles de chaque volume de Kill Bill, que dans nos pensées. Comme Danny Elfman et Tim Burton, j’aurais également pu évoquer. Dans le cas de Pulp Fiction, Mansell est le compositeur quasi-attitré de Aronofsky. Π la bande son n’a pas été composée ni enregistrée en l’honneur du film. C’est en fait une compilation de titres qui sés par Clint Mansell. Plus que jamais, sur Requiem for a (Pi), Black Swan ou The Fountain, ont tous été compo- collaient avec les scènes et l’esprit du film. La plupart se Dream, la qualité de la musique était cruciale. Dans cette situent entre les 50’s et les 70’s, et ce sont eux qui rendent histoire sombre, psychologiquement très dure, la musique aux scènes du film un aspect si décalé, si déjanté et surtout exprime en effet ce dont les mots sont incapables. Elle si rock’n’roll. Nous avons droit en ouverture à un Misirlou rythme les injections répétées de drogue, le circuit infernal endiablé signé Dick Dale -oui, c’est bien là le thème que dans lequel vivent les protagonistes, les instants d’espoir les Black Eyed Peas ont osé s’approprier sauvagement-. (La comme les longs passages de désespoir. Ces 33 chansons version du film est en écoute ci-dessous). Ensuite, chaque dépeignent avant tout une chute tragique en trois actes morceau a un certain poids dans le film, puisqu’il immortalise une scène-clé. Nous pouvons retenir You Never Can jusqu’au moment où le piège les enferme définitivement (Summer, Fall, Winter), de l’insouciance du début sur Party Tell qui rythme le twist de Vincent Vega (John Travolta) et sur Meltdown. Ce n’est pas pour rien si ce film s’appelle Mia Wallace (Uma Thurman). Cette chanson bien entendu Requiem qui fait directement référence à la musique. signée Chuck Berry convient parfaitement au Diner ambiance 50’s où se déroule la scène. Pour le passage suivant, connaît, au point qu’elle ait perdu sa saveur, mais surtout Requiem for a Dream, c’est une musique que tout le monde on entend Girl, You’ll Be A Woman Soon d’Urge Overkill, 33 chansons qui mieux que tout autre film prouvent la qui par son côté langoureux, nous met face au personnage place prédominante que la musique peut avoir au cinéma. emblématique qu’est Mia Wallace. Enfin, pour un instant beaucoup plus enjoué et insouciant, Flowers On The Wall, un morceau country tout droit sorti des 60’s, a été utilisé. Bien que ce disque ne soit qu’une compilation de morceaux, la cohérence magique de l’ensemble lorsqu’on l’écoute, ou mieux, lorsqu’on y prête attention pendant le film, fait partie intégrante du succès de ce monument du cinéma. Pour nous immerger encore plus dans l’univers de Pulp Fiction, la bande originale a été garnie des répliques cultes du film, du débat sur le « Royale With Cheese » à la citation inoubliable d’un verset d’Ezéchiel. Je ne saurais donc que trop vous recommander cet album dont on ne se lasse jamais. Comme troisième bande originale, j’ai choisi celle de Requiem for a Dream. A l’annonce de ce film, ou plutôt de la musique qui lui est liée, je vous vois déjà soupirer : vous connaissez tous le titre apocalyptique (Lux Aeterna) Léo Gerlin qui ressort de cette bande originale, vous l’avez bien assez (trop même) entendu, et vous ne voyez pas pourquoi j’y reviens. La raison est que je ne veux pas revenir sur un titre mais sur l’ensemble de la musique qu’a signé Clint Mansell. Ce film, rappelons-le, raconte la descente en enfer de quatre individus par la drogue, par des images saccadées et des scènes parfois choquantes. Il a été réalisé par le talentueux Darren Aronofsky, l’auteur d’un grand nombre Maze Magazine septembre 2012 20
Two Door Cinema Club : « Beacon », le bijou de l’automne ! En 2010, ce trio venu d’Irlande du Nord nous a fait danser et s’émerveiller avec « Tourist History », un premier album avec du bon son pour nos petites oreilles. Une jolie ribambelle de tubes, comme « What You Know » ou « Something Good Can Work » (qui sont devenues entre temps des musiques pour des publicités), un bon concentré de pop-indie rock avec un soupçon d’electro. Deux ans et une grande notoriété plus tard, les Two Door Cinema Club sont de retour avec « Beacon », un second album qui reprend la recette du premier album (on ne change pas une équipe qui gagne !) : c’est-à-dire un bon disque à la fois rock, dansant et joyeux. L’un des disques du bonheur pour avoir le « smile » dès la rentrée. On va prouver tout ça ! Parce que dès la première piste, « Next Year », on y va très fort ! Une mélodie à la foisup-tempo et calme, une intro qui nous rappelle beaucoup Garbage, histoire de donner le ton dès les premières mesures. On enchaine avec « Handshake », l’un des morceaux les plus dansants de cet album. Un rythme parfait, des voix purement maitrisées, on sent de l’évolution dans cette chanson. Et cela ne s’arrête pas ! « Wake Up » est cependant un peu moins réussi, mais les riffs de guitare électrique, à tendance rock-electro, sauvent quand même les meubles. Quand à « Sun », ce morceau est moins bougeant, mais fait quand même l’unanimité avec cette sonorité pop-jazz. Par contre, « Someday » déménage ! On ressent la petite ressemblance à certaines chansons du premier album. De même avec « Sleep Alone », premier single de cet album. On pourrait le considérer comme l’un des morceaux idéaux de 2012 pour danser. Et les refrains sont accrocheurs, nous poussant à l’écouter jusqu’à la dernière note. « The World Is Watching (with Valentina) » est à la fois mélancolique et entrainante. La chanson mix entre chagrin d’amour et amour retrouvé ? « Settle » est un morceau doux à l’intro, mais rapidement dansante avec quelques notes du style « tribal » qui rendent l’écoute de cette chanson agréable pour les oreilles et qui nous pousse à voyager. « Spring » est cependant plus intimiste, tout en gardant les ingrédients de « Settle ». Un peu ennuyante cependant. « Pyramid » est du même tonneau que sa précédente piste, à la fois intimiste et rock n’roll. Par contre, « Beacon » (la chanson-titre de l’album) est juste idéale pour renfermer cet album, un morceau calme et dansante, trèsup-tempo. Ce disque est l’une des pépites de cet automne, voire même de l’année, doté de quelques bonnes surprises (Next Year, Handshake, Someday, Sleep Alone, Beacon), et puis de quelques petites déceptions (Spring, Pyramid), notamment à la fin, où on a tendance de tourner un peu en rond, malgré de grosses sonorités électro-rock avec une grosse dose d’indie pop. Or, on entend que ce genre musical est la clé du succès pour ce trio, avec une évolution qui prend beaucoup d’ampleur, mais qui est quand même plébiscité par un bon nombre de festivaliers qui ont pu les (re)découvrir à Musilac par exemple. Et si vous les avez ratés cet été, ils seront en tournée française en novembre prochain, dont un Zénith de Paris prévu pour le 15 novembre prochain. Marion Hermet 21 septembre 2012 Maze Magazine



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