Maze n°11 septembre 2012
Maze n°11 septembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de septembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 54

  • Taille du fichier PDF : 16 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec Cédric Villani.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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musique musique 19 Trois bandes originales à ne pas manquer ! 21 Two Door Cinema Club : « Beacon », le bijou de l’automne ! 22 ARCHIVE : un nouvel album dans les bacs Maze Magazine septembre 2012 18
L’importance de la musique dans un film est parfois sous-estimée. Ou alors, nous connaissons des musiques sans même savoir quel film se cache derrière. En ce mois de rentrée, j’ai donc décidé d’en sélectionner trois dont la bande originale ne peut être ignorée. Comme il en faut pour tous les goûts, j’ai choisi pour vous trois films totalement différents (et donc accompagnés de musiques toutes aussi différentes) : Edward aux mains d’argent, Pulp Fiction et Requiem for a Dream. Trois bandes originales à ne pas manquer ! Venons-en d’abord à Edward aux mains d’argent. Ce film, vous le savez probablement, est signé Tim Burton. Ce que l’on sait un peu moins, c’est que derrière les pellicules de Burton se trouve un autre génie : Danny Elfman. Il est le compositeur de la quasi-totalité des films burtoniens, de Beetlejuice à Alice aux pays des merveilles en passant par Batman et Les Noces funèbres. Il a donc un rôle certain dans l’atmosphère sombre, mélancolique, et dans le style gothique qui définissent ensemble la si particulière œuvre de Tim Burton. L’un des plus grand chefs-d’œuvre réalisé par ce duo est Edward aux mains d’argent. Le « thème musical » principal de ce film (en écoute ci-dessous), est sans doute l’un des plus beau de l’histoire du cinéma. Doux et envoûtant, il fait à lui seul ressentir toute la solitude, la douleur et l’exclusion qu’évoquent le film, dans des tons qui annoncent déjà une histoire tragique. Les titres qui suivent prolongent et développent ces émotions, et sont organisés comme une histoire en deux chapitres : Edward Meets The World... pour les 9 premiers titres, et... Poor Edward ! pour les 8 derniers. Bien qu’Elfman soit avant tout doué pour les thèmes entêtants, cette BO regorge d’autres moments forts, comme le très saccadé The Cookie Factory ou le magnifique Ice Dance. (Ces deux morceaux sont également en écoute.) Cette musique de film, vielle de 22 ans déjà, ne peut donc être ignorée chez les admirateurs des films de Mr Burton. Changeons maintenant de registre, avec la musique de Pulp Fiction. Ce célèbre film de gangsters dans les rues de Los Angeles est bien entendu signé Quentin Tarantino. Ses films ont toujours des bandes originales vives et remarquables, comme celles de chaque volume de Kill Bill, que j’aurais également pu évoquer. Dans le cas de Pulp Fiction, la bande son n’a pas été composée ni enregistrée en l’honneur du film. C’est en fait une compilation de titres qui collaient avec les scènes et l’esprit du film. La plupart se situent entre les 50’s et les 70’s, et ce sont eux qui rendent aux scènes du film un aspect si décalé, si déjanté et surtout si rock’n’roll. Nous avons droit en ouverture à un Misirlou endiablé signé Dick Dale -oui, c’est bien là le thème que les Black Eyed Peas ont osé s’approprier sauvagement-. (La version du film est en écoute ci-dessous). Ensuite, chaque morceau a un certain poids dans le film, puisqu’il immortalise une scène-clé. Nous pouvons retenir You Never Can Tell qui rythme le twist de Vincent Vega (John Travolta) et Mia Wallace (Uma Thurman). Cette chanson bien entendu signée Chuck Berry convient parfaitement au Diner ambiance 50’s où se déroule la scène. Pour le passage suivant, on entend Girl, You’ll Be A Woman Soon d’Urge Overkill, qui par son côté langoureux, nous met face au personnage emblématique qu’est Mia Wallace. Enfin, pour un instant beaucoup plus enjoué et insouciant, Flowers On The Wall, un morceau country tout droit sorti des 60’s, a été utilisé. Bien que ce disque ne soit qu’une compilation de morceaux, la cohérence magique de l’ensemble lorsqu’on l’écoute, ou mieux, lorsqu’on y prête attention pendant le film, fait partie intégrante du succès de ce monument du cinéma. Pour nous immerger encore plus dans l’univers de Pulp Fiction, la bande originale a été garnie des répliques cultes du film, du débat sur le « Royale With Cheese » à la citation inoubliable d’un verset d’Ezéchiel. Je ne saurais donc que trop vous recommander cet album dont on ne se lasse jamais. Changeons maintenant de registre, avec la musique de Pulp Fiction. Ce célèbre film de gangsters dans les rues 19 septembre 2012 Maze Magazine I



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