Maze n°10 jui/aoû 2012
Maze n°10 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : c'est l'été !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTU-SPORT L'EURO N'EST PAS EN CRISE. QUOIQUE... Ce n'est pas la santé économique précaire de la zone euro qui a découragé cette année encore les aficionados du ballon rond. Le football était à la fête en ce début d'été. Le retour de l'Italie, la domination de l'Espagne sur le football mondial, les "sales gosses" de l'Equipe de France, Maze Mag fait le bilan de cet Euro 2012. Ce qui a plu Ce sont nos meilleurs ennemis, ceux que l'on a adoré détester, mais contrairement à nos Bleus, ils ont réussi leur Euro. L’Angleterre tout d'abord, qui malgré l'absence de Wayne Rooney, suspendu durant deux matchs, les forfaits de Lampard, Barry, Wilshere, Bent ou Cahill, et l'ambiance froide qui régnait entre certains, a fait son maximum, emmenée par l'inusable Steven Gerrard. Même s'ils n'ont pas démérité, l'élimination face à l'Italie en quart de finale était logique. La sélection transalpine a elle été un cran au-dessus. Secouée par les scandales de paris truqués concernant des matchs de son championnat, l'Italie s'est relevée et a atteint la finale de la compétition, en sortant du groupe de l'Espagne, battant ensuite l'Angleterre puis l'Allemagne, rien que ça, pour retrouver l'Espagne une seconde fois, mais à Kiev en finale. Moins acteurs, plus joueurs, plus séduisants, les Italiens ont trouvé une nouvelle identité grâce à leur sélectionneur, Cesare Prandelli. Mais il faudra confirmer dans deux ans au Brésil durant la Coupe du Monde, ce qui ne sera pas une mince affaire avec une équipe assez "expérimentée", pour rester poli. Ils nous ont plu eux aussi, mais ils commencent vraiment à être agaçants. "Campeones", voilà la seule chose que l'on entend depuis quatre ans sur la planète football : Euro 2008, Coupe du Monde 2010, Euro 2012, toutes ces compétitions portent la marque rouge de la Roja, devenue cette année une équipe mythique. En effet les recors parlent pour les espagnols : première fois qu'une équipe gagne trois compétitions majeures à la suite, seule équipe européenne à avoir gagné la Coupe du Monde sur un autre continent, Iker Casillas est le seul joueur de l'histoire à avoir gagné 100 matchs en sélection, Del Bosque est le seul entraineur à avoir fait le triplé Coupe du monde-Euro-Champions League etc... L'Espagne, c'est l'amour du jeu pour ce qu'il est, et la primauté au collectif. Mais malgré cette hégémonie indiscutable, le style espagnol commence à s'épuiser. Sans être vieille, la moyenne d'âge est d'environ 28 ans, et les nouveaux talents ont du mal à s'imposer, à l'exception de Jordi Alba, qui aura bien profité de l'absence de Carles Puyol pour enflammer le couloir gauche de la défense ibérique. Rendez-vous également au Brésil. Ce qui a déçu Malheureusement sans surprise, mais avec toujours un pincement au coeur. Elle est bien loin l'Equipe de France de Platini qui remportait l'Euro 84, ou celle de Zidane qui faisait le doublé CDM 98-Euro 2000. Non, aujourd'hui on a l'Equipe de France des "sales gosses", ceux qui en plus d'être mauvais sont arrogants. Ne généralisons pas, mais Nasri, Menez ou Ben Arfa ont été la honte de l'Equipe de France cette année, s'illustrant par leurs sauts d'humeur et non pas par leur talent, que beaucoup voient pourtant. C'est dommage pour le public, c'est dommage pour Laurent Blanc qui n'aura pas eu une belle sortie, et c'est dommage pour tous ces joueurs qui aiment l'Equipe de France et qui veulent lui faire honneur. Cependant, ne chargeons pas trop ces garçons. Certes, personne ne les oblige à devenir de petits c*ns, mais la manière de former les jeunes joueurs, les couper de toute réalité à 16 ou 17 ans en leur faisant signer des contrats professionels, tout cela ne les aide pas à devenir des gens biens. Au-delà des frasques de nos Bleus, d'autres équipes ont déçu. Les deux pays organisateurs d'abord desquels on ne parle pas, mais qui n'ont pas démérité eux non plus. La Pologne, jeune et inexpérimentée a eu du mal à se mettre en valeur, mais l'Ukraine de Shevchenko aurait pu elle, prendre la place de la France pour les quarts. Mais l'Angleterre ne l'entendait pas ainsi. La déception qui est passée la plus inaperçue fût la plus sévère : les Pays- Bas, vice-champions du monde, n'ont pas survécu dans le groupe de la mort avec l'Allemagne et le Portugal. Deux équipes qui malgré leur accession Maze 32 Eté 2012
aux demi-finales ont déçu elles aussi. Le Portugal parce qu'il est incapable de s'en sortir sans Cristiano Ronaldo. Bien qu'une bonne résistance face à l'Espagne en demi, les Lusitaniens ne sont pas passés car leur leader était moins bien, tout comme durant le premier match face à l'Allemagne. Et puis l'Allemagne, celle de Müller, d'Özil et de Super Mario Gomez, cette génération de surdoués qui après avoir impressionné durant tout le début du tournoi, s'est effondré en demi-finale face à l'Italie. Encore une fois, on les attend au Brésil dans deux ans, pour offrir à l'Allemagne son premier trophée depuis plus de 30 ans. Et la suite ? Je ne sais pas comment le football va continuer d'évoluer dans les années à venir, mais sans parler de "crise de l'Euro", on peut tout de même se poser des questions sur la manière de jouer, sur le manque de régularité, sur l'envie, sur la formation. On a bien vu que les sales gosses ne sont pas seulement en Equipe de France, je pense notamment à Mario Balotelli, garçon à l'attitude insupportable ou à Cristiano Ronaldo. Mais il faut s'appuyer sur les cadres, les anciens, ceux qui font preuve d'une sobriété et d'une humilité remarquables comme Xavi, Buffon, Lahm ou encore Monsieur Andrea Pirlo qui à 34 ans aura encore impressionné beaucoup de supporters. Et puis réjouissons nous des belles prestations d'équipes comme la Croatie, le Danemark ou la Russie qui ont joué décomplexé, loin de la pression des grands clubs européens. Comment avoir désormais de très grandes compétitions ? Comment faire pour que les joueurs se sentent concernés, et soient fiers de jouer pour leur pays sans penser à leurs vacances qui viennent juste après ? Vaste sujet. Mais le football n'est pas prêt de s'éteindre. Du moins pas tout de suite. L'équipe-type de l'Euro Empruntée à Eurosport.fr, basée sur les stats du tournoi : Joe Hart (ENG) ; Alvaro Arbeloa (ESP)-Sergio Ramos (ESP)-Mats Hummels (GER)-Jordi Alba (ESP) ; Xavi Hernandez (ESP)-Mesut Özil (GER)-Andres Iniesta (ESP) ; David Silva (ESP)-Mario Balotelli (ITA)- Cristiano Ronaldo (POR). KEVIN DUFRECHE Maze 33 Eté 2012 N. Le Gouic/FEP/Panoramic



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