Maze n°10 jui/aoû 2012
Maze n°10 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : c'est l'été !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CINÉMA LES FILMS POUR L'ÉTÉ : DES CLASSIQUES DU FRISSON La Nuit du Chasseur : Lors d'un court séjour en prison, le pasteur Harry Powella comme compagnon de cellule Ben Harper, un homme désespéré qui, pour sauver sa famille, a commis un hold-up et assassiné deux hommes. Powell cherche à faire dire à Harper où se trouvent les 10 000 $ dérobés, mais celui-ci ne cède pas. Le prêcheur fanatique se rend chez la veuve de Harper, qui a été pendu. Willa Harper ne tarde pas à épouser l'homme d'Église, ne voulant pas voir que ce dernier ne désire qu'une chose : faire avouer à ses enfants, John et Pearl, l'emplacement du magot. Pourchassés sans pitié par ce pasteur psychopathe et abandonnés à eux-mêmes, les enfants se lancent sur les routes. Vous connaissez les tatouages HATE LOVE sur les doigts ? Et bien ils viennent de ce film, c’est le pasteur qui affiche le mal idéal qu’il incarne caché par le bien qu’il fait semblant d’apporter, cela fait réfléchir le spectateur sur la question dérangeante du bien et du mal. Mais c’est encore plus que ça, la poursuite nous tient complètement en haleine, rien n’est prévisible, et l’entrée en scène du pasteur est toujours pour la plus grande tension de nos nerfs, notamment par la musique qu’il siffle. La Nuit du Chasseur est aussi un très beau film visuellement, Laughton jouant beaucoup avec les ombres et la lumière. Malheureusement bien trop peu connu, ce film a pourtant inspiré des réalisateurs comme Scorsese. Alors, n’hésitez pas à le voir ! Si ces films ne vous suffisent pas, pensez à l'œuvre ultra complète et effrayante d'Hitchcock, au roman Rosemary's Baby de Ira Levin, la base du film, qui a été réédité dernièrement, mais aussi au nombreux autres films de l'époque passant par Shinning de Kubrick à Amityville : La Maison du Diable de Rosenberg. A ne pas regarder la nuit, seul, dans le noir et une maison qui craque ! LAURIE MONTAGNER Maze 26 Eté 2012
CINÉMA DE ROUILLE ET D'OS Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C'est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans ami. Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. A la suite d'une bagarre dans une boîte de nuit son destin croise celui de Stéphanie. Il est pauvre, elle est belle et pleine d'assurance, tout les oppose. Elle est dresseuse d'orques et il faudra que le spectacle tourne au drame et qu'elle perde ses jambes pour qu'ils soient réunis à nouveau. Il avait marqué les esprits avec Un Prophète, film sombre, fermé et masculin sur le monde carcéral, avec De Rouille et d'Os Jacques Audiard change de registre. Tout d'abord avec l'amour, thème totalement exclu dans son dernier film, le réintègre avec celui-ci, mais pas de façon banal, monotone et cliché. Ici l'amour est là sans être là, on n'ose le montrer et encore moins le dire, comme si le prononcer faisait prendre un risque, celui de nous mettre à nu... Problématique du personnage d'Ali interprété par Matthias Schoenaerts, que Audiard décide de ne pas mettre en place uniquement avec le personnage de Stéphanie, mais aussi avec le personnage du fils qu'il connait à peine. Personnage que l'on pourrait penser assez satellite et qui pourtant, amène les difficultés d'Ali au premier plan, pas d'attention paternelle envers ce gosse qui est encombrant pour lui. Avec Stéphanie, interprétée par Marion Cotillard, c'est différent car on est tout le temps à la limite entre amitié et quelque chose de plus intense. D'un côté il est là, prêt à faire l'amour avec elle, uniquement sous forme de service pour lui, sans signification comme il le fait avec les autres filles histoire qu'elle voit si après son accident de ce côté c'est encore possible, comme si l'acte de faire l'amour résultait plus d'un besoin physique que d'une passion. Et d'un autre côté, quand elle n'a personne d'autre, il est là malgré son handicap, il n'est pas répugné, il l'emmène se Maze 27 Eté 2012 D.R.



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