Maze n°10 jui/aoû 2012
Maze n°10 jui/aoû 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de jui/aoû 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Association Inspira-Maze

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 50

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : c'est l'été !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MUSIQUE MARILYN MANSON, LE RETOUR DU VILAIN ? n'est pas mort. On soulignera cependant l’absence de livret et d'artwork, ainsi qu'une pochette dans la lignée des deux albums précédents, un portrait de Manson... Fini le temps des pochettes à couper le souffle. En conclusion, cet album est bien, sans être révolutionnaire, et nous laisse espérer que du bon pour la tournée à venir. C'est dans un Zénith plein à craquer que Manson et sa bande font leur retour en France, la dernière venue du groupe datant de 2009. Le public est assez hétéroclite, allant de la petite minette au gothique. Après une première partie assurée par le groupe anglais Binary, bénéficiant d'un son totalement atroce, le show débute aux alentours de 21h45. L'intro totalement malsaine qui retentit n'est autre que la B.O du film "Suspiria" de Dario Argento, un grand rideau cache la scène et les musiciens apparaissent en ombres chinoises avec le morceau "Hey Cruel World". Manson chante dans un premier temps dos au public avant de se retourner et de provoquer l'hystérie générale dans la fosse. La voix de Manson semble puissante et énergique, chose dont on pouvait douter depuis les dernières tournées. Le showman et les musiciens semblent heureux d'être à Paris et enchaînent avec un "Disposable Teens" fédérateur puis un "Fight Song" qui va faire véritablement bouger la fosse. Manson sortira un extincteur pour l'occasion. Un des nombreux accessoires présents tout au long du spectacle, comme le micro-coûteau sur le single "No Reflection" repris en coeur par tout le public. Soyons clair, Manson ne choque plus comme avant, ne s'exhibe plus mais à le mérite d'assurer le show en véritable "entertainer" qu'il est. Il parlera d'ailleurs souvent à ses fidèles entre les chansons. Haut de forme sur la tête, les lettres "mOBSCENE" projetées en fond, il est l'heure de chanter en coeur "Be Obscene ! Be, be Obscene ! ". L'intro de "Coma Black" résonne dans le Zénith et voilà Manson vêtu d'un gilet à paillettes avant de dire qu'il "aime les drogues" et de parler brièvement du grand cirque américain. Les fans l'ont compris, vient le "Dope Show" avec un mur de petites lumières en fond suivit de "Slo-Mo-Tion" morceau du dernier album, qui passe très bien en live. On notera que la voix de Manson s’essouffle au fil du concert mais qu'importe puisque la magie du show bien rodé opère. Pluie de confettis sur "Rock Is Dead" ! Fred Sablan à la basse assure le show en se déchainant sur son instrument, le nouveau batteur Jason Sutter plus en retrait (forcement) également. Twiggy Ramirez ô combien chouchou des fans de la première heure, à sorti une robe qui nous rappelle la période "Antichrist Superstar", un Twiggy très à l'aise à la guitare et toujours Maze 18 Eté 2012 D.R.
aussi charismatique. Vient la reprise "Personal Jesus" de Depeche Mode, qui va faire sauter la foule. Manson prendra d'ailleurs un téléphone d'un fan afin de chanter quelques secondes dedans avant de le balancer dans le public. Pour "Pistol Whipped", le révérend se transforme en musicien, en jouant quelques notes de guitare. "Tourniquet" nous provoque de la nostalgie et "Irresponsible Hate Anthem" va faire hurler les 6300 personnes présentes ce soir, "We love hate ! We hate love ! ", moment intense. La cultissime reprise "Sweet Dreams" plonge la salle dans le noir, Manson se chargera de nous éclairer avec sa lampe torche. Il est l'heure du premier rappel. Sans doute LE moment jubilatoire pour les fans. Trois gigantesques banderoles ornées du shock logo sont déployées en fond et le fameux podium est installé. Le moment est fort, la foule ne fait plus qu'un pour "Antichrist Superstar", Manson arrive dans un costard et son rôle d'homme politique devant plusieurs micros, qui la plupart finiront dans la fosse. Manson le pantin est plus rouillé qu'avant mais la Bible elle, est toujours arrachée avant de finir en pâture dans la fosse. Le second rappel n'est autre que le non moins culte "The Beautiful People", explosion et violence, notre crâne en redemande, hélas le show est déjà terminé sous le salut des musiciens, alors que le chanteur lui, est déjà en backstage. Une chose est sûre, nous pouvons être rassurés, car oui Manson est bel et bien de retour. Certes, quelques problèmes de voix, un show court (1h15 environ), une set-list "best-of" et l’absence de clavier, mais une énergie et sincérité retrouvées. Un show moins grandiloquent que par le passé, mais plus humain qui nous donne une grosse claque dans la gueule. Pour le côté people, on notera la présence de Gaspard Noé, Tilda Swinton, Christophe, Nicolas Ullman et Avril Lavigne. PETER COFFIN Maze 19 Eté 2012 D.R.



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