MAHG n°2015-02 mai à aoû
MAHG n°2015-02 mai à aoû
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-02 de mai à aoû

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Musées d'art et d'histoire de Genève

  • Format : (240 x 320) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : musée d'art et d'histoire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 MUSÉE D’ART ET D’HISTOIRE rue charles-galland 2 I ch-1206 genève T +41(0)22 418 26 00 I mah@ville-ge.ch HEURES D’OUVERTURE de 11 À 18 heures I FerMÉ le lundI PEINTURES ITALIENNES ET ESPA- GNOLES cette exposition bénéficie du généreux soutien de sandoz-Fondation de Famille. DU 26 JUIN AU 31 DÉCEMBRE 2015 ENTRÉE LIBRE Fra Bartolomeo et Mariotto Albertinelli Annonciation, vers 1511 Pour une redécouverte la collection de peintures italiennes du Musée d’art et d’histoire n’a pas encore révélé toute sa richesse.comprenant plus de deux cent soixante pièces, ce fonds constitue pourtant l’ensemble le plus important d’œuvres d’art de ces écoles existant en suisse. Fruit de dons et de legs successifs, dus pour l’essentiel à la générosité de collectionneurs privés genevois, il a joué un rôle déterminant dans l’enseignement et la formation artistique des peintres et des artisans de la cité tout au long du XIX e siècle. en effet, ce que les métiers de l’horlogerie et de l’émail lerie, les différentes écoles d’art genevoises – et donc la formation des artistes – doivent à la présence d’œuvres italiennes n’est plus à démontrer. Il reste cependant à en pénétrer tous les secrets et à mettre en valeur ses fleurons. le choix de réunir durant six mois une sélection des plus belles pièces dans deux salles et trois cabinets de l’étage beaux-arts s’inscrit en outre dans une politique de mise en valeur des collections du Musée d’art et d’histoire, entamée depuis quelques années, notamment à travers les expositions La naissance des genres (2005) et L’art et ses marchés (2009), centrées sur les collections hollandaises et flamandes. ce projet d’exposition, mené en collaboration avec l’université de genève, fait découvrir certaines œuvres restées longtemps dans les réserves. Il revient sur la constitution de la collection italienne et notamment sur certains de ses illustres défenseurs, tels Walther Fol et des membres de la famille de sellon. Par extension, il offre également l’opportunité de faire le point sur un petit ensemble rarement étudié : celui des peintures espagnoles anciennes. accompagnée d’un catalogue édité sous l’égide de Mauro natale et Frédéric elsig (université de genève), la présentation met en évidence différents foyers artistiques de l’Italie du XIv e au XvIII e siècle. elle permet de souligner les points forts de la collection et de révéler quelques œuvres méconnues, dont certaines ont fait récemment l’objet d’une restauration. Mayte García Julliard, assistante conservatrice
AIMER MA Jean-François Pereña collier, 2011 l’exposition Aimer la matière. Un regard mis à l’honneur révèle une collection de bijoux à caractère monographique et celle qui l’a constituée. Installée au cœur du Mah, la collection de parures signées Jean-François Pereña, réunie par Yvette Mottier et donnée en 2006 au musée, prend place de manière opportune dans les espaces qui seront dévolus aux collections d’horlogerie, d’émaillerie et de bijouterie une fois le Mah rénové et agrandi. la scénographie met en évidence le corpus entier de la donation, tout en orientant la déambulation du visiteur autour des thèmes suivants : la figure de la collectionneuse. elle impose sa présence tout au long du parcours, même en filigrane ; sa démarche s’inscrit dans la lignée des donations réalisées depuis le début du XX e siècle (amélie Piot et Marie Marguerite Ormond, bijoux anciens et ornements de costumes suisses, 1908), jusqu’au legs de parures modernes créées par Florise herbez lugest (2007) ; le sujet de prédilection de la collectionneuse donatrice : le bijou moderne et contemporain, spécialement le bijou matière, ici signé exclusivement Jean-François Pereña (1946) ; la trace de Pereña, sculpteur, artisan inventeur et technicien, auteur à ce jour de quelque deux mille parures, dont la lisibilité diachronique de l’œuvre est favorisée par la réunion de plus de quatre-vingt pièces, créées entre 1980 et 2012 ; la variété des matières. cent trente matières aux effets multiples, distinguées par le regard d’Yvette Mottier et à présent partagées avec le visiteur. la proximité physique des œuvres, option scénographique inédite, place en « creux » la notion du toucher ; le passage de la sphère privée au domaine public : l’entrée des objets au musée est symboliquement illustrée par la présence, dans le hall d’accueil du Mah, de trois œuvres du même créateur acquises par l’institution avant 2006. Aimer la matière. Un regard mis à l’honneur rend hommage à la généreuse démarche d’Yvette Mottier, liée par sa biographie professionnelle au Mah (en tant qu’archéologue et conservatrice). son don a significativement enrichi les collections et place le musée au premier rang des institutions publiques conservant des créations signées Pereña. Il confirme également le rôle crucial des donateurs. Estelle Fallet, conservatrice en chef, responsable du pôle histoire LA TIÈRE DU 29 MAI AU 31 DÉCEMBRE 2015 ENTRÉE LIBRE 9



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