Magma n°18 mar/avr/mai 2013
Magma n°18 mar/avr/mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de mar/avr/mai 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : SunMédia EURL

  • Format : (210 x 230) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 12,8 Mo

  • Dans ce numéro : dossier, consommons différent !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MY NAME IS JEA GUEST Texte : Marius Rivière et Gérard Chargé Un an après son sacre aux Oscars, Jean Dujardin est de retour sur les écrans avec Möbius, un film d’espionnage signé Eric Rochant oÙ il campe un espion russe qui tombe sous le charme de Cécile de France. Un rôle tout en retenuE, à l’opposé du mythique OSS 117. A l’occasion de l’avant-première du film au Cézanne à Aix, Magma a rencontré le plus hollywoodien des acteurs français. Détendu, toujours le mot pour rire, il nous parle de ses projets, de Martin Scorcese et de Ryan Gosling. - 12 -
Depuis votre Oscar l’an dernier, on imagine que les propositions ont dû se bousculer ? Finalement, pas tant que ça ! C’est amusant qu’on en parle parce que la presse fantasme beaucoup à ce sujet. Mais en réalité, ça se bouscule pas plus que ça. Et ce n’est pas plus mal, je n’ai pas tout à fait envie que ça change non plus. Je ne lis pas tout ce qu’on m’envoie mais j’essaie. Après, on sait que les bonnes histoires sont rares. Justement, pourquoi avez-vous dit « oui » à Eric Rochant pour Möbius ? J’ai rencontré Eric un an avant les Oscars. Clairement, son scénario sortait du lot. Je le trouvais intelligent, réfléchi, avec une véritable histoire. Je l’ai lu et relu, j’y ai pris plaisir, j’en ai parlé plusieurs fois avec lui. Et puis il a fini par me dire « alors, on le fait ! » Qu’est ce qui vous a séduit ? Ce qui m’a séduit, c’est la perspective de jouer un peu sous la contrainte, de faire autre chose, de travailler ma “Ryan Gosling Face”. (Il sourit et se met à imiter Ryan Gosling dans Drive.) Et puis la rencontre avec Cécile. Je savais que ça allait bien se passer et je pressentais quelque chose de joli dans le couple que l’on formerait à l’écran. On ne peut pas accepter un tel rôle sans savoir qui on a en face. Vous jouez des scènes très intimes et très fortes avec Cécile de France, comment s’est déroulé le tournage ? Autant ce qu’on voit à l’écran est très intime, autant le tournage ne l’était pas du tout. Moi, par exemple, pendant le tournage des scènes d’amour, je gardais mes chaussettes. C’est tout de suite moins glam ! Avec Cécile, on est assez frangins dans le travail. Je me sentais bien, j’étais en confiance, ni trop pudique ni pas assez. Il fallait s’épauler entre partenaires, être attentif à l’autre et en même temps ne pas mentir parce que ça se voit tout de suite à l’écran. Ce n’était vraiment pas simple. Vous venez de tourner avec Martin Scorcese dans the Wolf of Wall Street, quel rôle jouezvous ? Rôle c’est un bien grand mot, c’est plutôt une participation. J’ai fait trois jours de tournage. Je joue un banquier suisse qui fait tomber un peu Di Caprio. Pas trop de pression de tourner avec un monstre sacré du cinéma ? Ça s’est passé très simplement. C’est sûr que la veille avant de te coucher, tu as un peu la pression, mais au final Martin Scorcese est très sympathique et super attentionné. Di Caprio pareil. C’est une énorme star, donc il n’a pas besoin de se prendre pour quelqu’un d’autre. Ce qui impressionne, c’est que lorsque Scorcese arrive sur le tournage, tout le monde observe un silence complet. Mais à côté de ça, il se marre tout le temps, même pendant les prises. Il m’a demandé beaucoup d’impro. Je lui ai dis que ça allait être compliqué avec mon anglais niveau 4ème et puis finalement, c’est venu assez naturellement. C’était très amusant, très ludique. Entre les français et les américains, y’a-t-il une vraie différence dans la manière travailler ? Les américains ont su garder un truc incroyable, c’est le plaisir. Ils sont toujours dans le plaisir. Ils savent pourquoi ils font du cinéma, ils créent des stars et ils préservent ce plaisir. En France, on ne voit pas autant d’acteurs prendre du plaisir, il y a souvent un discours qui vient bouffer le plaisir. On oublie un peu les fondamentaux. En France, on m’a longtemps reproché mon expressivité, là bas ça m’a énormément servi, ils en sont demandeurs même. Du coup, vous êtes prêt à tenter une carrière américaine ? Je ne crois pas. En fait, je suis très très chauvin. Les gens me parlent beaucoup de projets aux Etats-Unis mais j’aime trop mon pays pour m’expatrier longtemps. J’adore tourner en France. Ca me plait de me dire que je suis un acteur français. Je trouve ça incroyable ! Un souvenir de vos études ? Moi les études … oh le gros mot ! (il éclate de rire) Mon souvenir, c’est d’avoir vu sur mon livret « admis au bac ». Pour moi admis, ça voulait dire libéré, sorti de taule. Je crois que je ne suis vraiment pas le bon exemple. Je n’aimais pas le principe même d’être dans une classe, je n’aimais pas le challenge, je n’aimais pas les premiers et les derniers. En l’occurrence, j’étais dernier, donc évidemment… Maintenant par contre, j’apprends beaucoup plus de choses, comme le russe pour Möbius. Et j’y prends goût. Vraiment. > Quizz ciné > Votre film préféré ? « Un homme qui me plaît » de Claude Lelouch avec Jean-Paul Belmondo et Annie Girardot. > L’acteur qui vous a donné envie de faire du cinéma ? Daniel Auteuil N ! - 13 -



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