Magazine Observatoire de Paris n°9 déc 07/jan-fév 2008
Magazine Observatoire de Paris n°9 déc 07/jan-fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de déc 07/jan-fév 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Sciences de l'Univers à Paris.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Contacts : Daniel EGRET Astronome Président de l’Observatoire de Paris + 33 (0)1 40 51 21 69 president.observatoire@obspm.fr Vincent COURTILLOT Professeur à l’Université Denis Diderot-Paris 7 Directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris + 33 (0)1 44 27 24 30 courtil@ipgp.jussieu.fr Jean JOUZEL Directeur de recherche au Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) Directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace + 33 (0)1 44 27 49 92 Jean.jouzel@ipsl.jussieu.fr – MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°9/décembre 2007 événement SUP, tout l’Univers en trois lettres SUP : the whole Universe in three letters L’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP), l’Institut Pierre Simon Laplace (IPSL) et l’Observatoire de Paris sont, chacun dans leur domaine, le principal volet parisien du triptyque des sciences de l’Univers. Au-delà de leur juxtaposition institutionnelle, n’auraient-ils pas intérêt à oeuvrer de concert dans certains domaines ? C’est pour répondre à cette question que s’est formé SUP - Sciences de l’Univers à Paris, un groupe de travail étudiant les voies de coopération possibles entre ces établissements. The Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP), the Pierre Simon Laplace Institute (IPSL) and the Observatoire de Paris are, each in its own field, the main Parisian components of a triad in sciences of the Universe. Beyond their geographical proximity, wouldn’t it be in their best interest to coordinate their efforts ? To answer this question, a working party to explore ways of possible cooperation among the three institutions was setup : SUP (Sciences de l’Univers à Paris). Comme tient à le préciser Daniel Egret, président de l’Observatoire de Paris, « L’objectif de SUP est d’explorer la possibilité de coordonner un certain nombre d’activités entre nos établissements, rien de plus. » Héritiers chacun d’une tradition et d’une identité qui font toute leur spécificité, aucun de ces établissements ne songerait à se fondre dans une même structure. Pour autant, dans un cadre informel, rien n’interdit de se poser la question de savoir si ce qui les rapproche n’est pas plus important que ce qui les distingue et, partant, d’en tirer mutuel profit en termes de visibilité et d’efficacité. Une démarche aussi souple que volontaire Amorcée à l’automne 2006 à l’initiative des dirigeants de chaque établissement, la démarche SUP s’est d’abord concrétisée par l’identification de cinq sujets à propos desquels une collaboration pouvait s’envisager. Le premier est naturellement celui de la recherche, où il s’agit de favoriser rencontres et échanges entre chercheurs. Le deuxième vise à ce que les doctorants de chaque établissement puissent profiter des modules offerts par les écoles doctorales des deux autres. Viennent ensuite les problématiques de communication à destination du grand public, de plates-formes technologiques communes, et enfin de valorisation. Chacun de ces sujets est traité par un groupe de travail comprenant un représentant de chaque établissement, soit 15 personnes au total, dont la réunion, enrichie des trois dirigeants, forme spontanément un comité de pilotage. La démarche SUP s’inscrivant dans un cadre informel, les groupes de travail se réunissent à leur rythme, le comité de pilotage s’étant, pour sa part, déjà réuni trois fois. Une première « journée scientifique » couronnée de succès Première manifestation concrète de la démarche SUP, la journée scientifique consacrée à la planétologie s’est tenue le 25 octobre 2007 dans les locaux de l’IPGP. Un évènement salué unanimement comme une vraie réussite puisque ce séminaire a fait salle comble et que l’enthousiasme des participants était manifeste. Reste à présent à transformer ce premier essai par le choix d’une date et d’un thème pour la rencontre suivante, et aussi à voir apparaître les premiers fruits des autres groupes de travail. « Ceux qui marchent n’ont pas de chemin, car le chemin se fait en marchant » a écrit le poète Antonio Machado. Si, comme toute démarche informelle, la route de SUP peut paraître encore longue et incertaine à ceux qui s’y investissent, qu’ils se rassurent : à en juger par les premiers succès rencontrés, tout porte à croire qu’ils sont sur le bon chemin. As Daniel Egret, president of the Observatoire de Paris, puts it, « The purpose of SUP is nothing else than to explore the possibility of coordinating a number of activities among our institutions. » Each of these institutions having their own tradition and specificity, none of them would seek to merge into a common structure. However, they can still embark in an informal discussion in order to determine whether they could mutually profit, in terms of visibility and efficiency, from a concerted approach. A flexible and voluntary process Set in motion in the fall of 2006 by the heads of each institution, the SUP initiative began by the identification of five areas where collaboration could be considered. The first one is research, by promoting meetings and contacts among researchers. The second one aims at allowing the doctorate candidates from each institution to take courses offered by the doctoral schools of the other two. Then come public outreach strategies, common technology platforms and technology transfer. Each of these areas is under study by a working party consisting of one representative from each institution, fifteen people in all ; these, together with the three heads, formthe steering committee. Due to the informal nature of the SUP initiative, there is notimetable for the working party meetings. As for the steering committee, it has already met three times. A first successful « Scientific Day » The first concrete manifestation of the SUP initiative, a Scientific Day on planetology was held on 25 October 2007 at the IPGP. The event was a resounding success, as indicated by the number and enthusiasm of the participants. The date and subject of the next meeting are yet to be decided. As the Spanish poet Antonio Machado wrote, « Those who walk do not need a path, because they create their own by walking. » If, as with any informal enterprise, the SUP path may appear long and uncertain to those undertaking it, they may be reassured from the initial success that they are on the right track. Première réunion scientifique de SUP. IPGP, octobre 2007./First SUP scientific meeting, IPGP, October 2007. IPGP, 2007
événement MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°9/décembre 2007 – Trois questions à... Jean Jouzel, directeur de l’IPSL et Vincent Courtillot, directeur de l’IPGP Three questions to... Jean Jouzel, director of IPSL, and Vincent Courtillot, director of IPGP Quel est l’objet du groupe de travail SUP ? J.J. : Nos trois établissements, pris conjointement, couvrent l’ensemble des disciplines scientifiques traitant de l’intérieur des planètes jusqu’aux confins de l’Univers, en passant par les différentes interfaces telles qu’océans et atmosphères. Cette complémentarité naturelle avait déjà suscité quelques collaborations transverses, mais il est évident que nous pouvons aller beaucoup plus loin dans cette voie en systématisant cette démarche de coopération. V.C. : Les synergies sont manifestes. Au-delà des thématiques communes les plus évidentes, comme la planétologie, les groupes de travail que nous avons mis en place vont permettre de préciser et concrétiser les possibilités de réflexion commune, voire de mutualisation de nos moyens. Je pense en particulier aux plates-formes expérimentales et instrumentales. Surtout, je crois profondément que les percées scientifiques majeures apparaissent plus facilement à la frontière de deux disciplines qu’au coeur de chacune. C’est tout l’enjeu de notre démarche. Comment la démarche SUP est-elle accueillie dans vos établissements respectifs ? J.J. : Pour le moment, SUP se construit essentiellement sur des collaborations qui existaient déjà, avec des équipes très motivées. Tout se passe donc pour le mieux. Reste à créer de nouvelles collaborations, et voir comment les personnels impliqués vont s’y investir. Il y a tant de domaines où nous aurions intérêt à travailler ensemble, je pense notamment aux moyens de calcul ou aux centres de données, que je reste très confiant. V.C. : Les retours que j’ai eus de la première journée scientifique consacrée à la planétologie sont excellents. Les chercheurs qui étaient déjà ouverts à ce genre de collaboration sont naturellement ravis. D’autres ont découvert à cette occasion des confrères travaillant sur des sujets proches, ce qui a permis d’amorcer des collaborations très prometteuses. Il reste naturellement des chercheurs, travaillant dans des domaines très spécifiques, qui ne se sentent pas encore concernés par la démarche SUP. Mais je suis persuadé que la plupart des sujets que nous étudions sont de nature à permettre des interactions. Comment voyez-vous l’avenir de SUP ? J.J. : Dans les structures actuelles, la démarche SUP ne peut rester que quelque chose d’informel. Je la vois plus comme une dynamique pour les équipes de recherche et de direction, qui ont tout intérêt à créer des liens. V.C. : Il est bien évident qu’aucun de nos établissements n’a envie de fusionner au sein d’une structure commune. En même temps, à Paris, où la carte universitaire est très complexe, il est essentiel pour les principaux établissements traitant des sciences de l’Univers de gagner en visibilité et en efficacité en fonctionnant autant que possible en réseau. SUP n’a pas d’autre ambition que d’aider à mettre en place ce réseau. What is the purpose of the SUP working party ? J.J. : Our three institutions together cover the whole range of scientific disciplines studying the Universe, from the interior of planets to the outer limits of the cosmos, through the various interfaces such as oceans and atmospheres. This natural complementarity had already prompted some collaborations, but it’s obvious that we can take it much further by systematizing this cooperation initiative. V.C. : The synergies are clear. Besides the most obvious common subjects, such as planetology, the working parties we have setup willallow us to clarify and materialize the possibilities of common inquiry and resource sharing. In particular, I have in mind experimental and instrumentation platforms. Above all, I firmly believethat major scientific breakthroughs take place more often at the boundary between two disciplines than inside each of them. That’s what our initiative is about. How is the SUP initiative received within your respective institutions ? J.J. : For the moment, SUP is being built primarilyupon already existing collaborations, by highly motivated teams. Everything is therefore working out just fine. In the future, with the creation of new collaborations, it remains to be seen how the people involved will participate. There are so many fields where we would benefit from working together, notably in computing resources and data centres, that I remain very confident. V.C. : The comments I received regarding the first scientific activity on planetology were excellent. Researchers already open to that kind of collaboration were of course delighted. For others, it was an opportunity to meet colleagues working in closely related subjects and initiate some very promising collaborations. There are of course some researchers, working in very specific fields, who do not feel concerned by the SUP initiative just yet. But I’m convinced that most of the topics we study lend themselves to fruitful interactions. How do you envision the future of SUP ? J.J. : Within the present structures, the SUP initiative can only remain an informal one. I see it rather as a process for the research and direction teams, which have every reason to develop cooperative interaction. V.C. : It is clear that none of our institutions is willing to merge into a common structure. At the same time, in Paris, where the university system is very complex, it is imperative for the main institutions dealing with sciences of the Universe to improve their visibility and efficiency by operating as much as possible as a network. SUP has no other aim than to help setup such a network. Jean Jouzel IPSL Spécialiste du climat, Jean Jouzel est directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace. Membre du Bureau du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC - ONU), c’est à ce titre qu’il partage avec Al Gore et les autres scientifiques membres du GIEC le prix Nobel de la Paix en 2007. A climate specialist, Jean Jouzel is director of the Pierre- Simon Laplace Institute. A member of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) Bureau, in this capacity he shared with Al Gore and the other IPCC members the Nobel Peace Prize for 2007. Vincent Courtillot IPGP Spécialiste des variations dans le temps du champ magnétique terrestre et de la tectonique des plaques, Vincent Courtillot est Professeur de géophysique à l’Université Denis-Diderot, membre de l’Académie des sciences et directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris. A specialist in the variation over time of the Earth’s magnetic field and plate tectonics, Vincent Courtillot is professor of geophysics at the Denis-Diderot University, member of the Académie des sciences and director of the Institut de Physique du Globe de Paris.



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