Magazine Observatoire de Paris n°9 déc 07/jan-fév 2008
Magazine Observatoire de Paris n°9 déc 07/jan-fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de déc 07/jan-fév 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Sciences de l'Univers à Paris.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
La pluie des Aurigides s’est étalée sur 46 minutes. Quinze traînées apparaissent ici./The Aurigid shower lasted 46 minutes. Fifteen trails can be seen here. J. Hatton/ESA - Estec Contact : Jérémie VAUBAILLON Post-doctorant au Spitzer Science Center - Caltech, chercheur associé à l’IMCCE +1-626-395-3116 jeremie.vaubaillon@imcce.fr Spectacle au hublot : étoiles filantes au-dessus de l’horizon./The spectacle from the window : meteors above the horizon. J. Vaubaillon 16 – MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°9/décembre 2007 Le spectacle des Aurigides vu d’avion The Aurigid shower show seen from an airplane Les pluies d’étoiles filantes sont rares et difficiles à prédire. Le 1 er septembre 2007 pourtant, l’averse des Aurigides a pu être observée avec succès grâce à un modèle très précis mis au point par un chercheur de l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides - IMCCE. Meteor showers are rare and hard to predict. And yet, on 1 st September 2007, the Aurigid meteor shower was successfully observed thanks to a very accurate model built by a researcher from the Institute for Celestial Mechanics and Computation of Ephemerides (IMCCE). Elle avait à peine douze petites minutes d’avance… Mais, pour la vingtaine de scientifiques embarqués dans l’aventure - à bord de deux jets d’affaires privés Gulfstream V spécialement affrétés - l’observation de cette averse-là en plein ciel fut un triomphe. Les appareils mis à disposition volaient de concert par 15 kilomètres d’altitude et séparés de 300 kilomètres, entre la Californie et le Pacifique. « Pour la première fois, une pluie d’étoiles filantes issue d’une comète primitive à longue période a été prédite avec précision. Notre programme sur supercalculateur avait anticipé environ 200 météores à l’heure et un pic d’activité autour de 13 h 37 heure de Paris », relate Jérémie Vaubaillon ancien doctorant de l’IMCCE, aujourd’hui sous contrat au Spitzer Science Center du California Institute of Technology - Caltech (NASA). Les scientifiques connaissent désormais bien les différents courants de poussières cométaires qui parcourent le système solaire. Ces derniers rencontrent parfois - à la faveur de conditions propices - l’atmosphère de notre planète. Pareille pluie d’Aurigides, en provenance de la constellation du Cocher (Auriga en latin), ne se reproduira pas avant… 2060 au moins. Folle équipée aérienne Voilà bien pourquoi Peter Jenniskens, du Search for Extraterrestrial Intelligence - SETI Institute, avait décidé d’organiser pour l’occasion une campagne d’observation. « La pluie annuelle des Aurigides a lieu lorsque la Terre traverse une traînée de particules laissée par la comète Kiess dans son sillage et qui a persisté très longtemps après son passage », explique J. Vaubaillon. « Il s’agit d’une vagabonde découverte à l’observatoire de Lick en 1911. Or sa précédente visite remonte à bien plus loin… l’an 4 du début de notre ère ! Les intégrations numériques lourdes à un million de particules que j’ai effectuées au Centre informatique national de l’enseignement supérieur, à Montpellier, ont révélé l’ampleur du spectacle exceptionnel de cette année. Des occurrences similaires s’étaient déjà produites en 1935, 1986 puis 1994. Tout cela est issu d’une éjection de matière survenue… il y a deux millénaires ! Le résultat est encourageant. » En outre, la comète parente s’avère bien conservée, peu évoluée et modérément affectée par les évaporations successives de sa surface à l’approche du Soleil. Elle semble toujours riche en matière primitive. Les vidéos et les enregistrements de son rayonnement renseigneront sur l’histoire dynamique du petit astre de glace. En attendant, les passagers du vol peu ordinaire ont tout de même noté quatre fois plus de météores brillants que les équipes demeurées au sol ou à Hawaï. De futurs travaux sur les essaims de micrométéorites aideront la navigation des sondes spatiales. IMCCE/recherche It happened only twelve minutes ahead of time, but for the twenty or so scientists taking part in the even aboard two Gulfstream V private jets chartered for the occasion, the observation of this particular shower was a victory. The aircrafts were flying in unison at an altitude of 15 km (4 5000 ft) and 300 km apart from California to the Pacific. « This is the first time a meteor shower from a long-period primitive comet has been accurately predicted. Our supercomputer program had predicted about 200 meteors per hour and an activity peak at around 1:37pm Paris time, » says Jérémie Vaubaillon, former doctorate student from IMCCE, presently working at the California Institute of Technology (Caltech) Spitzer Science Center. Scientists now have a good knowledge of the various streams of comet dust in the solar system. Thanks to favourable conditions, these sometimes enter the Earth’s atmosphere. A similar Aurigid shower from the Auriga constellation will not take place until at least 2060. A wild aerial escapade This is why Peter Jenniskens, from the Search for Extraterrestrial Intelligence (SETI) Institute, had decided to organize an observation campaign. « The annual Aurigid shower takes place when the Earth goes through a trail of particles left in Kiess comet’s wake and which remained long after its passage », explains J. Vaubaillon. « Kiessis a stray comet discovered at the Lick Observatory in 1911. Its latest visit goes back to year 4 of the Christian Era. The onemillion-particle intensive numerical integrations that I carried out at the Centre informatique de l’enseignement supérieur, Montpellier, revealed the magnitude of this year’s exceptional display. Similar showers have occurred in 1935, 1986 and 1994. They were all the result of an ejection of dust that took place two thousand years ago. It is an encouraging result. » Besides, the parent comet is in good condition, has not evolved much and has been little affected by the successive surface sublimation when travelling close to the Sun. It stillappears rich in primitive matter. The videos and recordings of its radiation will yield information on the dynamic history of this smalland icy celestial body. In the meantime, the passengers of the unusual flight observed four times as many bright meteors as the teams on the ground or in Hawaii. Future studies on micro meteor swarms will help space probe navigation. Les équipages à pied d’œuvre, devant leurs deux jets Gulfstream V./Crews ready to get down to work in front of their two Gulfstream V jets. J. Houston-Jones/Seti.org
Colloques et rencontres scientifiques SCIENTIFIC MEETINGS AND COLLOQUIA u Réunion sur les orientations et les interventions de l’Union Radio‐Scientifique Internationale - URSI Le 22 octobre dernier, à Paris, se réunissaient le bureau et les commissions du Comité national français de radioélectricité scientifique (URSI France). L’URSI est l’une des vingt unions internationales affiliées au Conseil international pour la Science (ICSU) regroupant les Unions scientifiques. Elle a pour but de stimuler et de coordonner à l’échelle internationale, les études, recherches, applications, échanges scientifiques et transferts d’information dans les domaines des sciences de la radioélectricité. Avec environ 40 personnes et la participation de représentants des « grands organismes » dont le CNRS et l’Académie des sciences, la journée a permis de faire le point sur les travaux des commissions du Comité, la préparation d’un colloque scientifique prévu le 20 mai 2008 à Paris sur les champs électromagnétiques (CEM) et l’assemblée générale de l’URSI qui se tiendra à Chicago en août 2008. u École d’astrométrie franco-chinoise Du 7 au 13 avril 2008 se tiendra, à Pékin, une école d’astrométrie franco-chinoise sous le titre « Observational campaigns of Solar System bodies ». Organisée conjointement par l’Institut de Mécanique céleste et de Calcul des Éphémérides de l’Observatoire de Paris et l’Observatoire de Shanghai, elle est soutenue par l’Union Astronomique Internationale - UAI. Attention, le nombre de places est limité à quarante personnes ! École Internationale d’Astrophysique Daniel Chalonge MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°9/décembre 2007 – 17 International Union of Radio Science (URSI) meeting The board and the committees of the Comité national français de radioélectricité scientifique (URSI France) met on 22 October in Paris. URSI is one of twenty international unions affiliated to the International Council for Science (ICSU), a group of scientific unions. Its goal is to promote and coordinate at the international level studies, research, applications, scientific exchanges and information transfer in radio electrical science. The meeting was attended by some forty people, including representatives from major organizations such as CNRS and the Académie des sciences. Among the items on the agenda were a review of the work of the various committees, the preparation of a scientific colloquium on 20 May 2008 in Paris on electromagnetic fields (CEM) and the URSI general assembly to be held in Chicago in August 2008. Contacts : Gérard Beaudin, vice-Président du Bureau du CNFRS, gerard.beaudin@obspm.fr et André Deschamps, Président de la Commission de Radioastronomie, andre.deschamps@obspm.fr En savoir plus/Further information : http://cnfrs.get-telecom.fr/Franco-Chinese astrometry school A Franco-Chinese astrometry school will take place in Beijing from 7 to 13 April 2008, on the topic of « Observational campaigns of Solar System bodies ». Organized jointly by the Institute of Celestial Mechanics and Computation of Ephemerides (IMCCE) of the Observatoire de Paris and the Shanghai Observatory, it is supported by the International Astronomical Union (IAU). Please note that the number of participants is limited to forty. Contacts : J.-E. Arlot, IMCCE, jean-eudes.arlot@imcce.fr et Z.-H. Tang, Observatoire de Shanghai, zhtang@shao.ac.cn Renseignements/Information : www.imcce.fr/astrom-beijing08 La médaille Daniel Chalonge 2007 a été attribuée cet été lors du « 11th Paris Cosmology Colloquium » à l’Observatoire de Paris au Professeur Carlos S. Frenk, initiateur et directeur de l’Institut de Cosmologie de l’Université de Durham en Grande-Bretagne, et conférencier régulier de l’École Daniel Chalonge depuis sa création. The Daniel Chalonge Medal 2007 has been awarded during the « 11th Paris Cosmology Colloquium » to Professor Carlos S. Frenk, creator and Director of the Institute for Computational Cosmology of the University of Durham, UK and lecturer of the Chalonge School since its creation. Carlos Frenk (à droite) aux côtés de Georges Smoot (à gauche), prix Nobel de physique 2006 et lui-même déjà titulaire de la Médaille Daniel Chalonge./Carlos Frenk (right) with Georges Smoot (left), Nobel Prize in Physics 2006 and himself a holder of the Daniel Chalonge Medal. Observatoire de Paris



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :