Magazine Observatoire de Paris n°8 sep/oct/nov 2007
Magazine Observatoire de Paris n°8 sep/oct/nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de sep/oct/nov 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : célébrations nationales... Jules Janssen.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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JULES JANSSEN (1824-1907). Bibliothèque, Observatoire de Paris Le « REVOLVER PHOTOGRAPHIQUE » de Jules Janssen (1874)./Jules Janssen’s « photographic revolver » (1874). Bibliothèque, Observatoire de Paris Contact : Françoise LAUNAY Chercheur associé à l’Observatoire de Paris SYRTE francoise.launay@obspm.fr GRANULATION SOLAIRE photographiée par Janssen en 1877./Solar granulation photograph taken by Janssen in 1877. Bibliothèque, Observatoire de Paris CÉLÉBRATIONS 2007 : JULES JANSSEN CELEBRATIONS 2007 : JULES JANSSEN On célèbre cette année le centième anniversaire de la mort de Jules Janssen (1824-1907), fondateur et premier directeur de « l’Observatoire d’astronomie physique de Paris, sis parc de Meudon », devenu section de Meudon de l’Observatoire de Paris en 1927. This year we commemorate the one hundredth anniversary of the death of Jules Janssen (1824-1907), founder and first director of the « Observatoire d’astronomie physique de Paris, sis parc de Meudon », which in 1927 became the Meudon branch of the Observatoire de Paris. Né à Paris en 1824, Jules Janssen est l’un des premiers en France à s’attacher à l’analyse spectrale et à ses applications astronomiques. Très régulièrement, le Bureau des longitudes et l’Académie des sciences l’envoient en missions d’observation à l’étranger, et ce dès 1857, trois ans avant de soutenir sa thèse de doctorat ès sciences. En 1868, le lendemain même de la grande éclipse totale de Soleil qu’il vient d’observer en Inde, il démontre la possibilité d’observer les raies spectrales des protubérances solaires en dehors des éclipses, ce qui lui vaut plusieurs distinctions. Dès son retour, il entreprend des démarches auprès du gouvernement pour la création dans la région parisienne d’un observatoire nouveau, spécialement dédié à l’astronomie « physique », à la fois différent et indépendant de l’Observatoire de Paris consacré à l’astronomie de position. Il l’obtiendra en 1875, deux ans après son élection à l’Académie des sciences. À cette époque, il s’est déjà fait largement connaître par la conception de plusieurs instruments dont le précurseur de la caméra de prise de vue cinématographique, le « revolver photographique » qu’il a utilisé au Japon pour observer le passage de Vénus de 1874. Janssen est alors également connu pour ses études de spectroscopie de laboratoire et pour ses observations en altitude qui lui ont permis de caractériser et discriminer dans le spectre solaire les raies de l’atmosphère terrestre qu’il nomme « telluriques », et pour ses observations d’éclipses totales de Soleil. Parmi ces dernières, figure son épopée de 1870, quand il quitte en ballon Paris assiégé pour aller observer une éclipse en Algérie, et porter à son passage à Tours un message à Gambetta. En 1876, il installe à Meudon les instruments qu’il a rapportés de ses missions antérieures, et il commence les enregistrements photographiques de routine du Soleil. C’est à cette époque qu’il affirme que « la photographie sera bientôt la véritable rétine du savant ». Ses meilleurs clichés de granulation solaire en resteront les témoins non surpassés pendant près de soixante-dix ans. À Meudon, Janssen fait restaurer le « château neuf » partiellement détruit par l’incendie de 1871, pour y abriter sous une grande coupole la plus grande lunette d’Europe, avec un objectif visuel de 83 cm de diamètre et un objectif photographique de 62 cm de diamètre. Il fait simultanément construire un télescope très ouvert de 1 m de diamètre, et installe un laboratoire de spectroscopie dans le bâtiment dit « les Communs ». Le nouvel observatoire deviendra vite un laboratoire d’astrophysique dans lequel Janssen pourra exploiter les nouvelles techniques et les appliquer à l’astronomie, et tout particulièrement à l’étude du Soleil, ouvrant la voie aux Deslandres 1, Lyot et à leurs successeurs. Mais Janssen continue à voyager, tant pour des observations d’éclipses que pour des travaux de spectroscopie ou pour représenter la France à des conférences internationales. Il participe à l’animation de multiples sociétés savantes et crée un observatoire de missions d’altitude à vocation pluridisciplinaire au sommet du mont Blanc. Janssen restera directeur de Meudon jusqu’à sa mort, le 23 décembre 1907, quatre ans après la publication de son Atlas de photographies solaires composé d’une sélection des 6 000 photographies prises à Meudon entre 1876 et 1903 grâce à un photohéliographe de sa conception. 22 – MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°8/SEPTEMBRE 2007 HISTOIRE Born in Paris in 1824, Jules Janssen was one of the first in France to develop an interest in spectral analysis and its applications to astronomy. He was frequently sent abroad to performobservations for the Bureau des longitudes and the Académie des sciences starting as early as 1857, three years before completing his doctoral dissertation. In 1868, the very next day after he observed the great total solar eclipse in India, he demonstrated the possibility to observe the spectral lines of solar prominences at times other than during eclipses. For this achievement he received the Légion d’honneur, the Lalande Prize, and a medal from the Academy. On his return to France, he approached the government with a proposal to create in the Paris area a new observatory dedicated to physical astronomy, both different and independent from the Observatoire de Paris, which was devoted to positional astronomy. The new observatory was created in 1875, two years after his election to the Académie des sciences. At the time, he has already distinguished himself for his design of several instruments, such as the forerunner of the movie camera, the « photographic revolver » he used in Japan to observe the 1874 transit of Venus in front of the Sun. Janssen was also known for his work on laboratory spectroscopy, his altitude observations—which allowed him to characterize and identify in the solar spectrum the lines of the Earth atmosphere (which he called « telluric ») —as wellas for his observations of total solar eclipses. Among the latter, his 1870 epic balloon journey from a besieged Paris to observe an eclipse in Algeria, and along the way deliver a message to Gambetta in the city of Tours. In 1876 at Meudon, he began the systematic photographic recording of the Sun with the instruments he had brought back from his numerous trips. His conviction that « photography will soon become the true retina of the scientist » dates from that time, and his best solar granulation photographs would bear out this claim for almost seventy years. At Meudon, the Château neuf had been partially destroyed in the 1871 fire. Janssen had the building restored to house under a big dome Europe’s largest telescope, with its 83-cm visual objective and its 62-cm photographic one, and he also had a spectroscopy laboratory built in the Communs. The new observatory would soon become an astrophysics laboratory in which Janssen would be able to apply the new techniques to astronomy, and especially to the study of the Sun, paving the way for the works of Deslandres 1, Lyot, and their successors. All that did not prevent Janssen from continuing his travels, to observe eclipses, pursue his work on spectroscopy and represent France at international conferences, or from participating in the activities of numerous learned societies, and even creating a multidisciplinary observatory on the summit of Mont Blanc. Janssen remained director of Meudon until his death, on 23 December 1907, four years after the publication of his Atlas of Solar Photographs, a selection from the 6,000 photographs taken at Meudon between 1876 and 1903 thanks to a photoheliograph of his own invention. (1) Henri Deslandres (1853-1948) réalisera dans les années 1890 le spectrohéliographe dont Janssen avait donné le principe en 1869./In the 1890s, Deslandres would build the spectroheliograph based on the principles established by Janssen in 1869.
PUBLICATIONS MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°8/SEPTEMBRE 2007 – 23 PUBLICATIONS Nos chercheurs écrivent pour tous les publics : de la communauté scientifique au jeune public, en passant par le grand public, tous ces ouvrages viennent de paraître et sont disponibles en librairie ou chez les éditeurs. Ils sont décrits ici dans la langue où ils sont publiés. Our researchers write for all kinds of audiences, from professional scientists to young readers and the general public. All the books featured in this section are recent publications, available at bookstores or from the publisher. They are presented in their language of publication. SCIENTIFIQUES Visions for Infrared Astronomy Within the framework of its series of scientific meetings Les Rencontres de l’Observatoire, an international conference entitled Visions for Infrared Astronomy was organized on 20-22 March 2006. This book compiles the proceedings of the meeting, which was held to honor Professor Pierre Léna, who has been one of the major actors in the field. The volume includes contributions on the developments and main results of infrared astronomy during the last decade, with prospective views for the future and a particular emphasis on high angular resolution (adaptive optics and interferometry). Other contributions are testimonials to the professional activities and influences of Pierre Léna throughout his career (teaching, outreach, promotion of large astronomical facilities, etc.). In I2M - Instrumentation, Mesure, Métrologie, vol. 6 - n o 1-4/2006, ed. Hermes-Lavoisier, guest editors : Vincent Coudé du Foresto, Daniel Rouan, Gérard Rousset, juin 2007, 418 pages, 200 € TOUT PUBLIC En cette année de commémoration du bicentenaire de la mort de Jérôme Lalande 1, l’Observatoire de Paris apporte son soutien, par le biais d’une coédition avec l’éditeur Vuibert, à la publication d’une biographie de cet astronome qui a exercé une place éminente au sein de l’Observatoire de Paris et dans l’histoire de l’astronomie. Un astronome des lumières : Jérôme Lalande par Simone Dumont, astronome honoraire à l’Observatoire de Paris, préface de Jean-Claude Pecker, Membre de l’Institut (Académie des Sciences), Professeur honoraire au Collège de France Avec ses enthousiasmes, ses éclats de colère, ses zones d’ombre et ses travaux acharnés, avec ses amours champêtres et ses foucades soudaines, Lalande (1732-1807) est un personnage complexe, souvent attachant, parfois irritant - sans doute l’un des plus grands astronomes français du XVIII e siècle. Les autres aspects de sa personnalité ont autant d’importance - dans sa vie comme dans son siècle - que ses activités d’astronome : dans la grande tradition des encyclopédistes, c’est un humaniste. On sait qu’il contribua notamment à la mesure du méridien de Paris et à la définition du mètre étalon, mais il stigmatisa les excès révolutionnaires autant que ceux que commirent les contre-révolutionnaires. Auteur de nombreux ouvrages, professeur au Collège de France (qu’il administra un certain temps et devant lequel il fit planter un « arbre de la liberté »), directeur de l’Observatoire de Paris, Membre de l’Académie des sciences, il se consacra à la divulgation des idées scientifiques et, passionné par les relations internationales, il fut sans doute l’un des pionniers de la coopération. De cette personnalité parfois contradictoire, Simone Dumont trace un portrait fouillé et rigoureux. L’oubli dans lequel tomba jadis Lalande est le prix de son caractère d’opposant. C’est pour ce qu’il fut, autant que pour ce qu’il fit que nous devons aujourd’hui notre affection à cet ennemi des dogmes et du pouvoir personnel. Coédition Vuibert/Observatoire de Paris, juin 2007, 360 pages, 35 € (1) Voir page 20 de ce numéro. Se reporter également à « Commémorations 2007 : Joseph-Jérôme Lefrançois de Lalande et Maurice Loewy », Magazine de l’Observatoire de Paris n o 7, printemps 2007, p.22. JEUNESSE La vie d’une étoile par Alain Bouquet, Directeur de recherche CNRS au sein du laboratoire APC - Astroparticule et Cosmologie Les étoiles ont-elles aussi une existence ? Elles naissent, grandissent, meurent, comme nous… Mais comment naissentelles ? Comment vivent-elles ? Seules ? En groupes ? Combien d’années ? Comment brillent-elles ? Pourrait-on y habiter ? Pourquoi meurent-elles ? Explosent-elles ? En suivant Garance, Aziz et d’autres, au cours d’une étrange rencontre avec Proxima du Centaure, les enfants découvriront les secrets de la vie des étoiles… Éd. Le Pommier, Coll. Les minipommes n o 12, Ill.C. Dutertre, mars 2006, 64 pages, 8 € (à partir de 9 ans) Le Prix du livre Haute- Maurienne de l’astronomie 2007 1 a été décerné à Serge Brunier pour Voyage dans l’infini. Éd. Nathan, octobre 2006, 127 pages, 29,95 € (1) L’Observatoire de Paris est partenaire du Festival de Haute- Maurienne Vanoise. Le jury a décidé d’attribuer un prix spécial à Thierry Legault pour Astrophotographie. Éd. Eyrolles, septembre 2006, 160 pages, 29,95 €



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