Magazine Observatoire de Paris n°7 mar/avr/mai 2007
Magazine Observatoire de Paris n°7 mar/avr/mai 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de mar/avr/mai 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : retour sur Corot, l'aventure ne fait que commencer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ANNIE BAGLIN, spécialiste de physique stellaire, s’est investie pour que la mission COROT voie le jour. ANNIE BAGLIN, a specialist in stellar physics, spared no effort to ensure that the COROT mission saw the light of day. Observatoire de Paris RÉUNION DE L’ÉQUIPE sismologie que dirige Annie Baglin au LESIA. Elle est la troisième en partant de la gauche. MEETING OF THE SEISMOLOGY team headed by Annie Baglin at the LESIA. She is third from the left. Observatoire de Paris Contact : Annie BAGLIN Directeur de recherche émérite CNRS LESIA +33 (0)1 45 07 77 37 annie.baglin@obspm.fr 16 – MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°7/MARS 2007/PORTRAIT SENSIBLE ANNIE BAGLIN, ENVERS ET CONTRE TOUT ANNIE BAGLIN - NEVER SAY DIE Son projet phare en sismologie stellaire et recherche d’exoplanètes a failli plusieurs fois être abandonné. Mais Annie Baglin a tenu bon. On lui doit ce qui pourrait devenir l’une des plus belles réussites scientifiques françaises de ce début de siècle : COROT. Her flagship stellar seismology and exoplanet hunter project came close to being abandoned on several occasions. But Annie Baglin stood firmand we have her to thank for what could become one of the greatest French scientific successes of the early part of this century : COROT. COROT est un phénix. À la fin des années 1990, le CNES 1, en difficulté financière, devait renoncer à certains programmes. Aussi COROT a-t-il failli disparaître à plusieurs reprises. Mais, à chaque fois, ce satellite d’étude des oscillations stellaires et de recherche d’exoplanètes a su renaître de ses cendres. Grâce, en grande partie, à Annie Baglin, responsable scientifique de la mission. « Sa première qualité, c’est son dynamisme, son caractère volontaire, opiniâtre », affirme Thien Lam Trong, chef du projet COROT au CNES. Cela lui permet de maintenir l’enthousiasme des équipes. Et aussi d’être convaincante. « Elle est rarement rentrée en situation d’échec d’une discussion sérieuse et grave avec les dirigeants des laboratoires, établissements ou agences », se souvient Michel Combes, ancien président de l’Observatoire de Paris. Un grand choc Pourtant, Annie Baglin aurait eu toutes les raisons de se sentir découragée. En 1996, plusieurs années de labeur se sont évanouies sous ses yeux lors du lancement raté de la mission Mars 96. La sonde embarquait Evris, une expérience pour l’observation des oscillations lumineuses des étoiles. « Je l’ai très mal vécu », soupire-t-elle. Peut-être, à l’occasion de ce grand choc, s’est-elle retournée sur son passé… Annie Baglin a toujours été attirée par les sciences. Sans doute le doit-elle à son père, professeur de mathématiques, et à sa mère, institutrice, qui vivaient en banlieue parisienne. Normalienne, elle est reçue brillamment à l’agrégation de mathématiques et, à la fac, « rencontre l’astrophysique », comme elle le dit elle-même, une passion qui ne la quitte plus. Devenue spécialiste de physique stellaire, elle mène ses recherches successivement à l’Institut d’astrophysique de Paris, à l’Observatoire de Nice où elle est restée 15 ans, puis à l’Observatoire de Paris où elle fut appelée à diriger le Département d’astrophysique stellaire et galactique 2. Elle qui appréciait « l’absence d’aléatoire » dans les mathématiques a donc reçu une dure leçon de réalisme le jour où Mars 96 s’est abîmé en mer… Heureusement, quelques années plus tôt, elle avait rédigé ce qu’elle appelle une « feuille de chou » avec deux collègues : une feuille recto verso contenant une proposition de satellite soumise au CNES. Un projet qui deviendra COROT. Aujourd’hui, le programme a pris de l’ampleur : 200 scientifiques impliqués, six pays et organismes partenaires, 170 millions d’euros de budget. La scientifique Annie Baglin est devenue « manager ». « Ce n’est pas désagréable », confie-t-elle. Mais, en même temps, elle pense au moment où elle devra quitter ses fonctions, d’ici quelques années. Et, en attendant, délègue autant qu’elle le peut de manière à entretenir ce qu’elle appelle la « dynamique des jeunes » qui l’entourent. PORTRAIT SENSIBLE... COROT is a phoenix. At the end of the 1990s, the CNES 1 was experiencing financial difficulties and had to giveup a number of programs. COROT was almost consigned to the waste bin on several occasions. But each time, this satellite designed to study stellar oscillations and hunt for exoplanets, rose from its ashes. This was to a large extent thanks to Annie Baglin, principal investigator for the mission. « Her primary quality is her vitality, energy and stubbornness », states Thien Lam Trong, COROT project manager at the CNES. This is what enabled her to maintain a high level of enthusiasm among the teams. This is what also made her so convincing. « She rarely came back empty-handed from serious and important discussions with the laboratory, institute and agency managers », remembers Michel Combes, former president of the Observatoire de Paris. A great shock Yet Annie Baglin could have been forgiven for feeling discouraged. In 1996, many years of hard work wentup in smoke when the Mars 96 launch failed. The probe was carrying Evris, an experiment designed to observe oscillations in the light from stars. « I took it very hard » she sighs. This great shock may have forced her to turn to her past… Annie Baglin had always been attracted by the sciences, doubtless something she owes to her mathematics teacher father and her mother, also a teacher, who lived in the Paris suburbs. After a brilliant school career she went to university where, in her own words, she « encountered astrophysics », a passion that was never to leave her. She became a specialist in the field of stellar physics and carried out research at the Paris Astrophysics Institute, the Nice Observatory (where she stayed for 15 years), and then at the Observatoire de Paris, where she was appointed head of the Stellar and Galactic Astrophysics Department 2. For someone who appreciated the « absence of the random » in mathematics, the day when Mars 96 dropped off the radar screens must have been a harsh lesson in reality… Fortunately, a few years earlier, she and two colleagues has covered two sides of a piece of paper with what she calls « jottings » : this was a satellite proposal submitted to the CNES, which was to become the COROT project. The program has now grown, with 200 scientists, six countries and partner organizations involved and a budget of 170 million euros. Annie Baglin the scientist is now the manager. « It’s quite pleasant » she admits. But at the same time, she can’t help thinking about the time in a few years when she will have to giveup her post. In the meantime, she delegates as much as she can, in order to maintain what she calls the « drive and energy of the young », who surround her. (1) Centre National d’Études Spatiales. (2) Le Département d’astrophysique stellaire et galactique n’existe plus aujourd’hui./The Stellar and Galactic Astrophysics Department no longer exists.
MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°7/MARS 2007/RECHERCHE – 17 COLLOQUES ET RENCONTRES SCIENTIFIQUES SCIENTIFIC MEETINGS AND COLLOQUIA CONFÉRENCE « MOLÉCULES DANS L’ESPACE ET EN LABORATOIRE », 14-18 MAI 2007 Balayer un maximum de connaissances sur les molécules interstellaires, tel est l’objectif de cette conférence organisée par le Laboratoire d’Études du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique - LERMA, qui rassemblera différentes communautés scientifiques. Seront ainsi appelés à intervenir : des astronomes et astrophysiciens qui observent directement les molécules dans l’espace à plusieurs longueurs d’onde et ceux qui préparent des projets sur les instruments futurs (ALMA, Herschel, …) ; des physiciens, des chimistes ainsi que des spectroscopistes qui étudient en laboratoire les molécules, leur interaction en phase gazeuse ou solide, les processus de leur formation, de la molécule la plus simple (H 2) aux molécules les plus complexes ; des astrochimistes bâtissant des modèles à partir de la physique classique ou quantique, permettant d’interpréter les résultats expérimentaux ou d’estimer des paramètres impossibles à obtenir par l’expérimentation directe. À la clef de cette rencontre, une meilleure compréhension de la formation des étoiles et des systèmes protoplanétaires. « MOLECULES IN SPACE AND LABORATORY » CONFERENCE, 14-18 MAY 2007 The purpose of this conference, organized by the Laboratory for the Study of Radiation and Matter in Astrophysics (LERMA), is to cover a wide range of facts regarding interstellar molecules. A number of scientific fields will be represented : astronomers and astrophysicists who observe molecules in space at several wavelengths and those who work on projects involving future instruments (such as ALMA and Herschel) ; physicists, chemists, and spectroscopists studying molecules in the laboratory, their interaction in gaseous or solid phase and their formation process, from the simplest (H2) to the most complex ones ; astrochemists who build models based on classical or quantum physics in order to interpret experimental results or estimate parameters that are impossible to determine by direct experimentation. A meeting that should result in a better understanding of star and protoplanetary system formation. Pour en savoir plus/Further information : http://www.u-cergy.fr/Mol_Spa_Lab/ÉCOLE DE GOUTELAS "RADIOASTRONOMIE BASSES FRÉQUENCES : INSTRUMENTATION, THÉMATIQUES SCIENTIFIQUES, PROJETS", 4-8 JUIN 2007 Le domaine radio basses fréquences est en pleine mutation avec le développement d’une nouvelle génération d’instruments : SKA (Square Kilometer Array), radiotélescope polyvalent dans la gamme de longueurs d’ondes métrique à centimétrique ; LOFAR (LOw Frequency ARray), précurseur et extension de SKA couvrant les domaines décamétrique à métrique, avec également des perspectives d’implantation d’antennes sur la Lune à moyen ou à long terme ; FASR (Fast Agile Solar Radioheliograph) dans le domaine métrique à centimétrique ; CODALEMA permettant la détection radio des gerbes cosmiques de très haute énergie, en coordination future avec AUGER, avec des perspectives en « radioastronomie impulsionnelle » … Tous ces développements instrumentaux, ouvrant de nouvelles pistes de recherche scientifiques, nécessitent une mise à jour des connaissances à laquelle se propose de répondre la session 2007 de l’École thématique de Goutelas. Organisée par l’Observatoire de Paris et la Société Française d’Astronomie et d’Astrophysique (SF2A), cette école est soutenue par le CNRS. GOUTELAS SPRING SCHOOL "LOW FREQUENCY RADIOASTRONOMY : INSTRUMENTATION, SCIENCE, PROJECTS", 4-8 JUNE 2007 The low-frequency radio field is booming as a result of the development of a new generation of instruments : SKA (Square Kilometre Array), a multipurpose radio telescope in the metric to centimetric wavelength range ; LOFAR (LOw Frequency ARray), forerunner and extension of SKA in the decametric and metric domains, and with the prospect of installing antennas on the Moon over the medium or long term ; FASR (Fast Agile Solar Radioheliograph) in the metric to centimetric domain ; CODALEMA, for the detection of very high energy cosmic showers, in future coordination with AUGER, with possibilities in « impulsional radio astronomy ». All these developments in instrumentation, which openup new avenues for scientific research, require anupdating of knowledge. That is precisely the objective of the Goutelas Spring School 2007, organized by the Observatoire de Paris and the French Astronomical and Astrophysical Society (SF2A) with the support of the CNRS. Pour en savoir plus/Further information : http://www.lesia.obspm.fr/plasma/Goutelas2007 CENTRE INTERNATIONAL DES ATELIERS SCIENTIFIQUES - CIAS/CIAS WORKSHOP À vocation pluridisciplinaire, les ateliers et cours du CIAS permettent à des scientifiques de divers horizons d’échanger connaissances et méthodologie. « CONCEPTS POUR DE FUTURES MISSIONS SPATIALES VERS LE SYSTÈME DE SATURNE », 12-15 FÉVRIER 2007 Un atelier du CIAS a eu lieu en février au Château de Meudon de l’Observatoire de Paris, auquel ont participé plus de 100 chercheurs issus de la Communauté européenne et des États-Unis. L’objectif était de formuler des propositions en réponse à l’appel « Cosmic Vision » de l’Agence Spatiale Européenne (ESA, European Space Agency) qui projette d’ici 10 à 20 ans un retour vers le système de Saturne. La mission Cassini-Huygens, toujours opérationnelle, a en effet révélé la nécessité d’une exploration plus approfondie de la planète elle-même et de ses satellites, Titan et Encelade. L’ESA envisage ainsi deux types de missions, d’un degré de complexité différent, fondées sur l’envoi de ballons dans leur atmosphère et/ou de sondes dans leur atmosphère et en surface pour les satellites. Les participants ont établi les objectifs scientifiques, l’instrumentation nécessaire et l’architecture de ces deux missions. Prochains ateliers/Coming workshops:• « Herschel », 21-22 mai - contact : emmanuel.lellouch@obspm.fr• « Année internationale de l’héliophysique », 4-11 juin - contact : carine.briand@obspm.fr• « Non linear force free », 12-14 juin - contact : guillaume.aulanier@obspm.fr• « Coronographie du Soleil », 18-28 juin - contact : ludwig.klein@obspm.fr CHÂTEAU DE GOUTELAS Centre Culturel de Goutelas UN BALLON circulant dans l’atmosphère de Titan en 2025. A BALLOON travelling in Titan’s atmosphere in 2025. NASA/JPL The CIAS workshops and courses multi-disciplinary vocation facilitates the exchange of knowledge and methodologies between scientists coming from different backgrounds. « CONCEPTS FOR FUTURE SPACE MISSIONS TO SATURN’S SYSTEM », 12-15 FEBRUARY 2007 A workshop organized by the International Centre for Scientific Workshops (CIAS) took place in February at the Observatoire’s Château de Meudon. Over one hundred scientists from the European Union and the United States participated in the event. The purpose of the meeting was to comeup with propositions following the « Cosmic Vision » initiative from the European Space Agency (ESA), which is planning a return to Saturn’s system 10 to 20 years from now. The Cassini-Huygens mission, still in operation, revealed the need for a more systematic exploration of the planet and its moons, Titan and Enceladus. ESA is contemplating two types of missions of different levels of complexity. They involve sending balloons into their atmospheres and/or probes into their atmospheres and to the moons’surface. Participants discussed the scientific objectives, required instrumentation and architecture of the two missions.



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