Magazine Observatoire de Paris n°6 déc 06/jan-fév 2007
Magazine Observatoire de Paris n°6 déc 06/jan-fév 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de déc 06/jan-fév 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : 2007, année polaire internationale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ASTROLABE DE DANJON Cet instrument détermine l’heure d’un lieu, à partir de la mesure de la hauteur des astres. DANJON ASTROLABE The instrument allows to determine the time at a particular place thanks to measurement of the altitude of celestial bodies. Bibliothèque de l’Observatoire de Paris L’HÉLIOGRAPHE DE LYOT Conçu en 1946 par Bernard Lyot (1897 - 1952), puis mis au point par Henri Grenat et Georges Laborde : l’héliographe automatique surveille les phénomènes rapides – éruptions – dans la chromosphère solaire. Sa version moderne (ci-dessus) est toujours en service à Meudon dans le cadre des observations de surveillance de l’activité solaire. LYOT HELIOGRAPH Designed in 1946 by Bernard Lyot (1897-1952) and perfected by Henri Grenat and Georges Laborde, the automatic heliograph monitors rapid phenomena—flares—in the solar chromosphere. Its modern version (below) is still in operation at Meudon and used to monitor solar activity. LESIA – Observatoire de Paris CŒLOSTAT Au pic du Midi, le système alimente un télescope de 40 centimètres de diamètre et un spectrographe. L’ensemble a été installé par Raymond Michard, Roger Servajean et Georges Laborde. Il enregistre le rayonnement solaire de 350 à 900 nanomètres de longueur d'onde sous forme de spectres sur plaques photographiques. CELOSTAT At the Pic du Midi, this device supplies light to a 40-cm telescope and a spectrograph. Raymond Michard, Roger Servajean, and Georges Laborde setup the system, which records solar radiation of a wavelength of 350 to 900 nanometres in the formof spectra on photographic plates. Observatoire de Paris IL Y A 50 ANS : L'ANNÉE GÉOPHYSIQUE INTERNATIONALE FIFTY YEARS AGO : THE INTERNATIONAL GEOPHYSICAL YEAR Il y a cinquante ans, 30 000 chercheurs et 67 pays s’unissaient en une vaste coopération scientifique sans précédent. Objectif : l’étude globale de la planète et de son environnement. L’année 1957 a lancé notamment l’épopée de la conquête spatiale. L’Observatoire de Paris a participé à cet événement, particulièrement en géodésie et en astronomie solaire. Fifty years ago, 30,000 scientists and 67 countries got together to engage in a scientific cooperation undertaking of unprecedented proportions. Their objective : a global study of our planet and its environment. The year 1957 also saw the beginning of the conquest of space. The Observatoire de Paris participated in that memorable year, notably in geodesy and solar astronomy. L’impulsion fut donnée par le Conseil international des unions scientifiques (ICSU) 1. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la reprise des activités de recherche civile incitait à développer les campagnes de mesures coordonnées. Il fut ainsi décidé d’organiser l’Année géophysique internationale - AGI (International Geophysical Year - IGY). Cette entreprise d’études de l’environnement de la planète s’étendra de juillet 1957 à décembre 1958. Et elle engrangera une quantité inégalée d’observations du globe, des océans, de l’atmosphère. Les travaux ont apporté une multitude d’informations inédites sur les aurores, les rayons cosmiques, le magnétisme, les glaces, la gravité, la haute atmosphère ionisée, la météorologie, la sismologie et l’activité du Soleil. On découvrit les ceintures de radiation qui entourent la Terre et portent le nom du physicien américain James van Allen. On mit en évidence les dorsales océaniques, montagnes sous-marines issues de la tectonique des plaques et la dérive des continents. L’époque correspond également à l’envolée de la course à l’espace. Elle restera marquée par l’envoi en orbite du premier satellite artificiel Spoutnik le 4 octobre 1957, puis de la chienne Laika le 3 novembre. Cet exploit soviétique est suivi, le 31 janvier 1958, par la réplique américaine d’Explorer 1. La période est encore consacrée à l’exploration des pôles, dans le fil des années polaires internationales 1882-1883 et 1932-1933. Du coup, douze pays établissent 48 stations au sud. Jalon vers le Traité de l’Antarctique. IGY à l'Observatoire de Paris En parallèle, l’Union Astronomique Internationale (UAI) se joint bientôt à l’entreprise. Sous son impulsion, la France participe principalement dans deux de ses domaines de prédilection : géodésie et activité solaire. Ainsi, à l’Observatoire de Paris, les services de l’heure et ceux de l’astrolabe s’impliquent fortement en astronomie géodésique. L’astrolabe à micromètre impersonnel élaboré en 1951 par André Danjon, directeur de l'établissement, est utilisé afin de surveiller la rotation de la Terre 2. Au total, 75 stations de longitudes ou de latitudes seront déployées. 40 000 données et un million de signaux horaires seront recueillis. De quoi servir de base à une nouvelle convention du temps. C’est, par ailleurs, l’occasion de sonder les délicates relations de notre étoile - le Soleil - avec la Terre. À Meudon, Henri Grenat et Georges Laborde peaufinent l’héliographe automatique inventé en 1946 par Bernard Lyot. Tandis que Raymond Michard, Roger Servajean et Georges Laborde se rendent au pic du Midi, dans les Pyrénées, afin d’installer un laboratoire pour l’étude spectroscopique des éruptions solaires et des phénomènes associés. Le cycle (de onze ans) de l’activité du Soleil culminait alors, moment particulièrement propice aux observations. 22 - MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°6/HISTOIRE SCIENTIFIQUE The initiative came from the International Council of Scientific Unions (ICSU) 1. After World War II, the resumption of civil research activities prompted the development of coordinated actions. It was thus decided that an International Geophysical Year (IGY) would be organized for the purpose of studying the planet’s environment. This undertaking stretched from July 1957 to December 1958 and resulted in an unequalled number of observations of the Earth, the oceans and the atmosphere that provided a mass of new information on northern lights, cosmic rays, magnetism, ice sheets, gravitation, ionised higher atmosphere, meteorology, seismology, and solar activity. Among these, the discovery of the radiation belts surrounding the Earth, namedafter the American physicist James van Allen, and ocean ridges, those underwater mountains resulting from plate tectonics and continental drift. It was also the time of the space race rush, with the placing into orbit of Sputnik, the first artificial satellite, on 4 October 1957 and the bitch Laika on 3 November. In response to the Soviet feat, the Americans launched Explorer 1 on 31 January 1958.The period was also marked by the exploration of the poles, following the 1882-1883 and 1932-1933 International Polar Years. Twelve countries established 48 stations in the south, a milestone towards the Antarctic Treaty. IGY at the Observatoire de Paris The International Astronomical Union (IAU) soon joined in the enterprise. Through its initiative, France participated in two of its domains of preference : geodesy and solar activity. At the Observatoire de Paris, the time and astrolabe departments got actively involved in geodesic astronomy. The astrolabe equipped with an impersonal micrometer built in 1951 by André Danjon, head of the institution, was used to monitor the Earth’s rotation 2. In all, 75 longitude and latitude stations were deployed. Forty thousand pieces of data and one million time signals were recorded, which would be used as the basis for a new time convention. IGY was also an opportunity to probe the delicate relationship between the Sun and the Earth. At Meudon, Henri Grenat and Georges Laborde perfected the automatic heliograph invented by Bernard Lyot in 1946, while Raymond Michard, Roger Servajean, and Georges Laborde setup a laboratory at the Pic du Midi, in the Pyrenees, for the spectroscopic study of solar flares and related phenomena.The Sun’s eleven-year cycle of activity was then coming to an end, a particularly favourable time for observations. (1) Depuis sa fondation en 1931, la France accueille cette fédération scientifique nongouvernementale, la plus importante au monde, et l’une des plus anciennes. L’ICSU regroupe 107 Membres nationaux, 29 Unions Scientifiques Internationales couvrant toutes les disciplines scientifiques et 18 Comités interdisciplinaires./Since its creation in 1931, this non-governmental scientific federation, one of the oldest and most important of its kind, is based in France. (2) Vitesse et mouvement de son axe. À l'époque de l'AGI, la surveillance de la rotation de la Terre avait pour objet principal la détermination astronomique de l'heure, et aussi l'étude des mouvements des plaques sur lesquelles se trouvaient les différents instruments./Speed and motion of its axis. At the time of the IGY, the main reasons for monitoring the Earth's rotation were the astronomical determination of time and the study of the motion of the tectonic plates on which the various instruments were installed.
PUBLICATIONS PUBLICATIONS PUBLICATION SCIENTIFIQUE MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°6/PUBLICATIONS - 23 Cette page relaye les publications récentes réalisées par des chercheurs de l’Observatoire de Paris. Pour le volet « Jeunesse », la rédaction a choisi de mettre en lumière une co-édition de Planète Sciences, une association de culture scientifique et technique qui compte depuis peu parmi les partenaires de l’établissement. This page features some recent publications by researchers from the Observatoire de Paris. In the « Young Readers » category, we have selected a joint publication with Planète Sciences, an association for the popularization of science and technology that has recently become a partner of our institution. Basics of the Solar Wind by Nicole Meyer-Vernet, astrophysicist at the Observatoire de Paris. To appear in January 2007. The Sun continually ejects matter into space, blowing a huge bubble of supersonic plasma : the solar wind, which engulfs the Earth and the other planets, shaping their environments. Basics of the Solar Wind presents a modern introduction to the subject, starting with basic principles and including the latest advances from space exploration and theory. The book discusses the structure of the solar interior and atmosphere, the production of the solar wind and its perturbations. It addresses the basic physics of the objects of the Solar System, and their interaction with the solar wind. The final sections explore the interaction with the interstellar medium, cosmic rays and winds from other stars. The book contains a historical survey and a short introduction to plasma physics. The topics are treated at various levels of difficulty, emphasising physical processes rather than mathematics or observation. Ed. Cambridge University Press, Coll. Atmospheric and Space Science Series, 470 p., january 2007, 70 £ PUBLICATIONS GRAND PUBLIC Agenda astronomique 2007 Richement illustré et doté de nombreuses cartes du ciel, c’est un outil indispensable pour tous ceux que le monde de l'astronomie passionne. Au fil des jours, on y apprend quels sont les grands projets spatiaux, qui sont les grands personnages de l'astronomie, quand se produiront les prochaines éclipses de Lune… L’agenda 2007 met plus particulièrement en valeur les recherches et projets de l’un des laboratoires de l’Observatoire de Paris, le Laboratoire d’Étude du Rayonnement et de la Matière en Astrophysique - LERMA qui se consacre à l’étude du milieu interstellaire, l’évolution des étoiles et des galaxies. Éd. EDP Sciences, Coll. Références Astronomiques, septembre 2006, 178 p.en couleur, 12 € > Cet agenda est paru également au Brésil, adapté par l’Universitré de Sao Paulo. Le destin de l’Univers. Trous noirs et énergie sombre par Jean-Pierre Luminet, astrophysicien à l’Observatoire de Paris Après un voyage historique à travers les théories de la gravitation, l'auteur nous fait visiter le "zoo" des étoiles hyperdenses : naines blanches, supernovae, pulsars, sursauts gamma. Il nous invite ensuite à découvrir le cœur même des trous noirs, ces astres d'une compacité extrême, invisibles et pourtant accidents ordinaires de l'espace-temps, dévoilant leurs propriétés extravagantes. Par sa nature pédagogique, l'ouvrage fournit à son lecteur un formidable outil de compréhension de l'Univers, notamment par de talentueuses mises en scène, telles ces simulations montrant les distorsions que le champ gravitationnel d'un trou noir inflige à la lumière. Ce « destin de l'Univers » nous est conté dans une édition richement illustrée. Éd. Fayard, Coll. Le Temps des Sciences, octobre 2006, cartonné, 590 p., 52 € Guide de données astronomiques 2007 pour l’observation du ciel Destiné aux astronomes professionnels ou amateurs, le Bureau des Longitudes et l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides de l’Observatoire de Paris, présentent dans cet ouvrage : les données sur les différents calendriers et leurs concordances, les fêtes légales en France, les différentes échelles de temps, les dates de décrets sur les heures légales en France métropolitaine parues au Journal Officiel depuis 1916 ; des éphémérides astronomiques avec des notions nécessaires à la compréhension et à l'emploi de ceux-ci. Des cartes du ciel et la liste des observations astronomiques les plus connues complètent ces informations. Éd. EDP Sciences, Coll. Références Astronomiques, septembre 2006, 392 p., 29 € PUBLICATION JEUNESSE Construisez votre lunette astronomique et observez le ciel... par Michel Dumont, animateur en astronomie et en électronique, membre du GRETA et du Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle de Bourgogne - CCSTIB. Comment construire sa propre lunette astronomique en quelques heures de traçage, découpage et assemblage (lunette simple à monture azimutale ou lunette à objectif achromatique et monture équatoriale). Un ouvrage très didactique avec de nombreuses illustrations (schémas, plans, photos,…) qui s’adresse aux amateurs de sciences et techniques, aux élèves et enseignants de collèges et lycées. Avec de nombreux conseils pratiques pour l’observation et des exemples détaillés d’objets simples à observer. Éd. Éditions Techniques et Scientifiques Françaises (ETSF), Coll. Planète Sciences, mai 2006, 148 p., 22 € LE GRAND PRIX PAUL DOISTEAU-EMILE BLUTEAU DE L'INFORMATION SCIENTIFIQUE, a été décerné par l'Académie des Sciences à Jean-Pierre Luminet le 28 novembre 2006./THE PAUL DOISTEAU-EMILE BLUTEAU GRAND PRIZE for Scientific Information was awarded to Jean-Pierre Luminet by the Academy of Sciences on 28 November 2006.



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