Magazine Observatoire de Paris n°6 déc 06/jan-fév 2007
Magazine Observatoire de Paris n°6 déc 06/jan-fév 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de déc 06/jan-fév 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : 2007, année polaire internationale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÉQUIPE STEREO/WAVES DU LESIA. LESIA’S STEREO/WAVES TEAM. G. Servajean, Observatoire de Paris Contacts : Jean-Louis BOUGERET Directeur de recherche CNRS LESIA Investigateur Principal STEREO/WAVES +33 (0)1 45 07 77 04 jean-louis.bougeret@obspm.fr Carine BRIAND Astronome-adjoint LESIA +33 (0)1 45 07 77 03 carine.briand@obspm.fr Les deux satellites du projet STEREO, une mission scientifique de la NASA dédiée à l'étude des relations Soleil-Terre, ont été mis sur orbite jeudi 26 octobre 2006. À la grande satisfaction de l’équipe plasma du LESIA impliquée dans le programme en tant qu’investigateur principal de l’instrument radio-plasma S/Waves et co-investigateur de l’expérience SECCHI. The twin satellites of the STEREO project, a NASA scientific mission to study solar-terrestrial relations, were placed into orbit on Thursday 26 October, 2006. To the great satisfaction of LESIA’s plasma team, which participates in the program as principal investigator of the S/WAVES radio plasma instrument and co-investigator of the SECCHI experiment. Acronyme de "Solar TErrestrial RElations Observatory ", la mission STEREO 1 va permettre de déterminer l'origine, la propagation dans le milieu interplanétaire et les conséquences pour la Terre, des "éjections de masse coronale" (Coronal Mass Ejection ou CME). Ces CME sont parmi les plus importantes perturbations survenant fréquemment dans le Système solaire et peuvent projeter vers la Terre jusqu'à 10 millions de tonnes de gaz ionisé à une vitesse de plus de 1 million de km/h. À bord de chacun des deux satellites, quatre instruments dont deux impliquent à l'Observatoire de Paris des équipes du Laboratoire d'Études Spatiales et d'Instrumentation en Astrophysique - LESIA : S/WAVES, un détecteur en ondes radio construit et testé au LESIA qui permettra le diagnostic de l'apparition et de la propagation des perturbations radio et SECCHI qui va fournir des images en ultraviolet et dans le visible. Déploiement réussi Les deux satellites sont en excellente santé. Les panneaux solaires se sont parfaitement déployés et les batteries sont complètement chargées. Les deux satellites sont maintenant sur une orbite très elliptique qui les amène jusqu'à l'orbite de la Lune. D’ici le 21 janvier, les deux satellites seront placés sur leurs orbites finales dans le plan de l’écliptique : l’un prenant régulièrement de l’avance par rapport à la Terre, l’autre du retard. Les récepteurs de l'instrument S/WAVES sur les satellites A et B ont été mis sous tension puis étalonnés. Les antennes des satellites A et B ont ensuite été déployées avec succès, et les premières mesures ont été enregistrées. Désormais, les données arrivent régulièrement au "Stereo Science Center". De là, elles sont rapatriées par les diverses équipes scientifiques impliquées (LESIA, Universités de Berkeley et de Minnesota, Goddard Space Flight Center) et analysées localement. Les premiers spectres dynamiques montrent l'excellence des données. Elles sont également comparées avec les données de WAVES à bord du satellite WIND. (1) Voir article "Un laboratoire en STEREO", Magazine de l'Observatoire n°1, mars 2005, p.11/See « A Stereo Laboratory », Observatoire de Paris : The Magazine, no. 1, March 2005, p.11. 10 - MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°6/ACTUALITÉ DES LABORATOIRES STEREO EN ORBITE ! STEREO IN ORBIT ! DÉCOLLAGE DE LA FUSÉE DELTA II qui emporte les deux satellites STEREO le 26/10/2006 à 0 : 52 (UT). LAUNCH OF THE DELTA II ROCKET carrying aboard the two STEREO satellites on 26 October 2006 at 0:52 (UT). Courtesy : Boeing/Carleton Bailie The STEREO 1 (for Solar TErrestrial RElations Observatory) mission willallow scientists to determine the origin, propagation through the interplanetary medium and consequences for the Earth of coronal mass ejections, or CME.These are among the most important frequent disturbances in the Solar system, and they can eject towards the Earthup to 10 million tons of ionized gas with a speed of more than one million km/h. Each of the two satellites carries four instruments, two of which involve teams from the Laboratory for Space Studies and Astrophysics Instrumentation (LESIA) of the Observatoire de Paris : S/WAVES, a radio wave detector built and tested at LESIA for determining the presence and propagation of radio disturbances, and SECCHI, which will provide images in the ultraviolet and visible domains. A successful deployment Both satellites are in excellent health. Their solar panels deployed perfectly and the batteries are fully charged. The twin spacecrafts are presently on a strongly elliptic orbit, which takes them just beyond the Moon. By 21 January both satellites will be placed in their final orbits in the ecliptic plane : one of them ahead of the Earth in its orbit and the other behind.The S/WAVES receptors on satellites A and B were switched on and then calibrated.The antennas on satellites A and B successfully deployed and the first measurements were recorded. Data are steadily arriving at the Stereo Science Center. From there, they are made available to the various scientific teams involved (LESIA, University of Berkeley, University of Minnesota, and Goddard Space Flight Center) and locally analyzed.The first dynamic spectra show the excellent quality of the data. These are also compared with data from WAVES on the WIND satellite. PARMI LES PREMIERS RÉSULTATS DE S/WAVES : spectres dynamiques obtenus à partir de WIND et de STEREO (B) qui montrent une très belles série d’émission de type III. AMONG THE FIRST RESULTS FROM S/WAVES : dynamic spectra obtained from WIND and STEREO (B) showing a beautiful series of type III emissions. Courtesy : M.L. Kaiser, NASA/STEREO
Son lancement est prévu pour 2010 ou 2011. Beaucoup d’espoirs sont placés dans le satellite Gaia qui va fournir une cartographie très précise de la portion de la Voie lactée qui entoure le Système solaire. La multiplicité des instruments à son bord, en fait un observatoire complet, y compris en physique fondamentale, une des spécialités de l’équipe "théorie relativiste des systèmes de référence" du laboratoire Systèmes de Référence Temps-Espace - SYRTE. High expectations are placed on Gaia, a satellite to be launched around 2010 to drawup a very precise map of the region of the Milky Way around the Solar system. It carries aboard a complete set of instruments, including some to performexperiments in fundamental physics, one of the fields of expertise of the « relativistic reference system theory » team at the Time-Space Reference System Laboratory (SYRTE). Grand successeur du satellite Hipparcos, Gaia 1 devrait relever la position précise de plus d’un milliard d’étoiles ainsi que leur vitesse de déplacement. Placés en orbite autour du point de Lagrange L2 – un point de stabilité à 1,5 millions de kilomètres de la Terre dans la direction opposée au Soleil –, les trois télescopes de Gaia permettront de couvrir l’ensemble du ciel et d’enregistrer toutes les sources visibles. En outre, au cours de sa mission de 5 ans, Gaia permettra d’observer avec une précision inégalée les effets de la relativité générale, notamment la manière dont les corps du Système solaire dévient la lumière en provenance des étoiles de l’ensemble du ciel. Physique fondamentale Toute particule, d'énergie non nulle, est attirée par les corps massifs. C'est aussi le cas de la lumière et la déflexion des rayons lumineux est ainsi une prédiction spectaculaire de la relativité générale. L'ampleur de cette déflexion est proportionnelle à l'intensité et à la variabilité de la courbure de l'espace-temps, conséquence du champ gravitationnel des déflecteurs massifs, comme le Soleil et les planètes du Système solaire. Élaborer un modèle qui permette de déduire automatiquement la déflexion sans avoir à calculer la trajectoire d'un rayon lumineux lors de sa propagation à travers le Système solaire, voilà qui constitue une belle avancée théorique compte tenu du nombre d’observations en jeu. C’est donc une nouvelle méthode qui évite de calculer quelques milliards de trajectoires de rayons lumineux que l’équipe du SYRTE est en train de tester. (1) Voir "Gaia ou l’Univers en six dimensions", Magazine de l’Observatoire de Paris, n°1, mars 2005, p.10./See « Gaia or the Six Dimensional Universe », Observatoire de Paris : The Magazine, no. 1, March 2005, p.10. MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°6/ACTUALITÉ DES LABORATOIRES - 11 EN MATIÈRE DE DÉFLEXION, LE SYRTE EN CONNAÎT PLUS D’UN RAYON IN DEFLECTION MATTERS, SYRTE HAS THE EXPERTISE GAIA, POUR LIRE L’HISTOIRE DE LA VOIE LACTÉE Tout comme son prédécesseur Hipparcos, pionnier de l’astrométrie spatiale, Gaia observera simultanément deux directions de visée en tournant continûment avec une légère précession et tout en conservant le même angle au Soleil. En mesurant précisément les positions relatives des objets des deux directions de visée séparées par un grand angle, une grande rigidité du système de référence est obtenue. Chaque objet sera observé en moyenne 70 fois pendant la mission. Ces mesures permettront la détermination des paramètres astrométriques des étoiles : deux pour la position angulaire sur le ciel, deux pour leur dérivée par rapport au temps (mouvements propres), ainsi qu’à la parallaxe annuelle. Plusieurs laboratoires de l’Observatoire de Paris, dont le département Galaxies, Étoiles, Physique et Instrumentation - GEPI, sont très impliqués dans les travaux autour de Gaia, menés naturellement en coopération européenne. GAIA : READING THE HISTORY OF THE MILKY WAY Just as its predecessor Hipparcos, a pioneer of space astrometry, Gaia will simultaneously observe two sight directions by continually revolving with a slight precession, while keeping constant the angle with the Sun. By accurately measuring the relative positions of objects in two sight directions forming a large angle, a very rigid reference system is obtained. Each object will be observed an average of 70 times during the mission. These measurements will be used to determine certain astrometric parameters for each of the stars observed : two for the angular position in the sky, two for their derivatives with respect to time (proper motions), and the annual parallax. Several laboratories of the Observatoire de Paris, including the Galaxies, Stars, Physics and Instrumentation Laboratory (GEPI), are actively involved in the Gaia project, in collaboration with other European partners. Successor to the Hipparcos satellite, Gaia 1 should determine the exact position and speed of more than a billion stars. Placed into orbit around Lagrange point L2—a stability point at 1.5 million kilometers from the Earth in the direction opposite the Sun—Gaia’s three telescopes will cover the entire sky, permitting to survey all visible sources. In addition, during its five-year-long mission, Gaia willallow astronomers to observe with unmatched accuracy the effects of general relativity, in particular how planets deviate the light coming from stars in every corner of the sky. Fundamental physics Any particle of nonnull energy is attracted by massive bodies. It is also the case of the light and the deflection of light rays is thus a spectacular prediction of general relativity. The amplitude of this deflection is proportional to the intensity and the variability of spacetime curvature which is a consequence of the gravitational field generated by massive deflectors like the Sun and planets of the Solar System. Given the number of objects involved, constructing a model to determine the deflection without having to calculate the trajectory of a light ray during its propagation through the Solar System is a significant progress. It is thus a new method which prevents calculating a few billion trajectories of light rays that the SYRTE team is presently testing. DÉVIATION d’un rayon lumineux par Jupiter. DEFLECTION of a light ray by Jupiter. Christophe Leponcin-Lafitte, Grégoire Gitton, SYRTE – Observatoire de Paris Contact : Christophe LE PONCIN-LAFITTE Chercheur associé SYRTE +33 (0)1 40 51 20 03 christophe.leponcin-lafitte@obspm.fr



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