Magazine Observatoire de Paris n°5 jun/jui/aoû 2006
Magazine Observatoire de Paris n°5 jun/jui/aoû 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jun/jui/aoû 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Corot à quatre mois du lancement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
NICOLE CAPITAINE (Observatoire de Paris), nouvelle Présidente du Conseil de FAGS (5 e personne en partant de la gauche) entourée des principaux acteurs de la Fédération FAGS. NICOLE CAPITAINE (Observatoire de Paris), new FAGS Council President (5 th person from the left), surrounded with the main participants in the Federation. Gérard Servajean, Observatoire de Paris COLLOQUES ET RENCONTRES SCIENTIFIQUES RÉUNION DE FAGS, 29-30 MARS 2006 La Fédération des services d’analyse des données astronomiques et géophysiques (FAGS), organe interdisciplinaire du Conseil international pour la Science (ICSU), s’est réunie à l'Observatoire de Paris, les 29 et 30 mars 2006. Créée en 1956, FAGS fédère actuellement douze services scientifiques astronomiques et géophysiques, dépendant de l'UAI (Union astronomique internationale), de l'UGGI (Union géodésique et géophysique internationale) et de l'URSI (Union radio-scientifique internationale). La réunion, qui rassemblait les membres du Conseil de FAGS, les Secrétaires Généraux de l’UAI, UGGI et URSI, le Directeur exécutif adjoint de l’ICSU et les Directeurs des Services appartenant à FAGS, avait pour but de définir la future configuration de la fédération, compte tenu des nouvelles priorités affichées par l’ICSU en matière de gestion et diffusion des données et d'information, et des évolutions récentes des services scientifiques astronomiques et géophysiques. Les conclusions seront présentées dans un « livre blanc », coordonné par Nicole Capitaine de l’Observatoire de Paris, élue lors de cette réunion, Président du Conseil de FAGS pour la période 2006-2008. FAGS MEETING, OBSERVATOIRE DE PARIS, 29-30 MARCH 2006 The Federation of Astronomical and Geophysical Data Analysis Services (FAGS), an interdisciplinary body of ICSU (International Council of Science), had a meeting at Observatoire de Paris, on 29 and 30 March 2006. FAGS was established in 1956 ; it currently includes twelve astronomical and geophysical scientific services depending on the IAU (International Astronomical Union), IUGG (International Union of Geodesy and Geophysics), and URSI (Union Radio-Scientifique Internationale). The meeting involved the FAGS Council members, the IAU, IUGG and URSI General Secretaries, the ICSU Deputy Executive Director and the FAGS Services Directors. The purpose was to define the future organization of FAGS, given the new priorities of ICSU on data and information and the recent evolution of the astronomical and geophysical scientific services. The conclusions will be presented in a « white paper » in preparation, coordinated by Nicole Capitaine from Observatoire de Paris, who was elected at this meeting as the as the FAGGS Council President for the period 2006-2008. Pour en savoir plus/Further information : http://www.kms.dk/fags/index.html SEMAINE DE L’ASTROPHYSIQUE FRANÇAISE, 26-30 JUIN 2006 Le colloque de la Société Française d'Astronomie et d'Astrophysique - SF2A se tient, de coutume, les années paires à Paris. Cette année, l’Observatoire de Paris accueillera une partie de la manifestation avec deux temps forts. En premier lieu, une remise de prix : le Prix HP/AMD Jeune Chercheur de la SF2A, qui récompense chaque année un jeune chercheur reconnu internationalement, sera décerné le 29 juin à Patrick Michel, spécialiste de la dynamique des astéroïdes à l'Observatoire de la Côte d'Azur ; le Prix jeune enseignant-chercheur quant à lui, sera remis à Stéphane Corbel, spécialiste des disques d'accrétion et des jets au CEA, Saclay. Autre rendez-vous : une conférence grand public intitulée « L'Antarctique et ses -70°C, un paradis pour astronomes », donnée par Eric Fossat le 28 juin à 19h, dans la salle Cassini. Programme détaillé/Program details : http://aramis.obspm.fr/sf2a/2006/main.php 16 - MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°5/COLLOQUES ET RENCONTRES SCIENTIFIQUES SCIENTIFIC MEETINGS AND COLLOQUIA FRENCH ASTROPHYSICAL WEEK, PARIS (JUSSIEU CAMPUS), 26-30 JUNE 2006 The French Astronomy and Astrophysics Society (SF2A) will hold its annual meeting in Paris, as it does on every even year.This year, the Observatoire de Paris will host part of the event : an award ceremony and a talk for the general public. On 29 June, the SF2A HP/AMD Young Researcher Prize, which is awarded each year to a young researcher of international standing, will be presented to Patrick Michel, a specialist in asteroid dynamics from the Côte d’Azur Observatory, while the Young Lecturer-Researcher Award will be presented to Stéphane Corbel, an expert in accretion disks and jets from CEA, in Saclay. « Antarctica and its - 70 oC, an astronomer’s paradise », a talk for the general public, will be given by Eric Fossat on 28 June at 7pm in Cassini Hall. "LES RENCONTRES DE L’OBSERVATOIRE DE PARIS " : FIFTH "INTERNATIONAL CONFERENCE ON ATOMIC AND MOLECULAR DATA AND THEIR APPLICATIONS" - ICAMDATA - MEUDON, 15-19 OCTOBRE 2006 Créé en 1997 sous l’impulsion du professeur A. Dalgarno de l’Observatoire de Harvard, dans le but de promouvoir la création et l’utilisation de bases de données de Physique Atomique et Moléculaire, et de coordonner les efforts sur le plan international, le symposium annuel ICAMDATA se tiendra en 2006 à l’Observatoire de Paris. La conférence réunira des experts de différentes disciplines, dont la physique des plasmas froids, la combustion, les problèmes physiques liés à la fusion, l’astrophysique, l’environnement… Signe de l’intérêt qu’il manifeste à ce domaine en plein essor, l’établissement a décidé de programmer la conférence sous son label « Rencontres de l’Observatoire de Paris », mettant l’accent sur les applications astrophysiques. L’engagement de la France dans ce domaine, reconnu au plan international, se traduit par des actions comme l’implantation de la base de données atomiques « Tiptopbase » du projet OPACITY au CDS à l’Observatoire de Strasbourg, dont Claude Zeippen de l’Observatoire de Paris est l’un des promoteurs. Les objectifs de la conférence sont en adéquation totale avec le projet d’inclure les bases de données atomiques et moléculaires dans l’observatoire virtuel, un projet prioritaire de l’Observatoire de Paris. MEETINGS OF THE OBSERVATOIRE DE PARIS : FIFTH INTERNATIONAL CONFERENCE ON ATOMIC AND MOLECULAR DATA AND THEIR APPLICATIONS (ICAMDATA), MEUDON 15-19 OCTOBER 2006 Initiated in 1997 by Professor A. Dalgano, from the Harvard Observatory, with the aim of promoting the creation and use of databases in atomic and molecular physics and coordinate efforts at the international level, the 2006 ICAMDATA conference will be held at the Observatoire de Paris, with the participation of experts from various disciplines, such as cold plasma physics, combustion, physical problems in fusion, astrophysics, and the environment.To acknowledge its interest in this rapidly growing field, our institution presents the conference under « Rencontres de l'Observatoire de Paris », emphasizing the applications to astrophysics. France’s commitment on this domain, internationally recognized, results in initiatives such as the implementation of the « Tiptopbase » in atomic data of project OPACITY at the Strasbourg Astronomical Data Center (CDS), for which Claude Zeippen from the Observatoire de Paris is one of the developers. The objectives of the conference correspond perfectly to the project of including the atomic and molecular databases in the virtual observatory, a priority project at the Observatoire de Paris. Pour en savoir plus/Further information : http://amdpo.obspm.fr/icamdata
PORTRAIT SENSIBLE... MARIE GLANC, UNE OPTICIENNE AU SERVICE DE L’HÔPITAL MARIE GLANC TAKES OPTICS TO THE HOSPITAL MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°5/PORTRAIT SENSIBLE - 17 Cette jeune ingénieure développe un instrument d’étude de la rétine particulièrement innovant dans le cadre du Projet Oeil. Et elle prouve quotidiennement que les technologies développées pour l’astronomie peuvent avoir des applications médicales. This young engineer is developing a particularly innovative tool to study the retina as part of Project Oeil (Eye). And her daily work is proof that technologies developed for astronomy can find applications in medicine. L’astronomie peut-elle entrer à l’hôpital ? Servir à étudier des pathologies graves, soigner des malades ? Oui, répond Marie Glanc dans un large sourire. À 31 ans, cette ingénieure au Laboratoire d’Études Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique - LESIA passe la moitié de son temps à l’Hôpital des Quinze-Vingts, à Paris. C’est là qu’elle met au point le "système d’optique adaptative ophtalmologique ". Classiquement, sur les télescopes, l’optique adaptative permet d’ajuster en temps réel la forme d’un miroir déformable et de corriger les défauts optiques dus à la turbulence atmosphérique. Et ainsi de gagner en netteté. Marie Glanc (prononcez « Glans ») utilise le même procédé avec l’œil humain. L’instrument qu’elle développe est composé d’optiques, de miroirs, de caméras disposés sur une plateforme de deux mètres carrés. Sa mission : analyser en temps réel les déformations fluctuantes de la vision d’un patient dues, par exemple, à ses défauts de cornée ou de cristallin. Puis corriger ces déformations optiques afin de réaliser des images nettes du fond de l’œil, au niveau de la rétine, avec une précision de quelques microns 1. « Les médecins ont maintenant accès à des détails qui leur étaient inconnus jusqu’ici : certains vaisseaux sanguins, certaines cellules photo réceptrices », souligne Marie Glanc. LE SYSTÈME D’OPTIQUE ADAPTATIVE ophtalmologique s’étend sur deux mètres carrés à l’Hôpital des Quinze-Vingts. THE OPHTHALMOLOGICAL ADAPTIVE OPTICS SYSTEM occupies two square meters at the Quinze-Vingts Hospital. Patrick Allard, courtesy L’instrument commence aujourd’hui à être utilisé en recherche pour améliorer la compréhension de certaines pathologies comme la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge - DMLA. Ce qui ravit Marie. « Rien n’est plus important pour moi que de voir le résultat concret de mon travail », explique-t-elle. Née à Créhange, dans l’est de la France, Marie se souvient que la veille de sa rentrée en « prépa » aux écoles d’ingénieur, elle se demandait encore si elle n’allait pas « faire médecine ». Au final, elle aura réussi à allier les deux. En 1998, elle est prise à l’Observatoire de Paris pour faire une thèse, qu’elle soutient en 2002, consacrée au système d’optique adaptative ophtalmologique. « J’ai fini par trouver ma voie : allier la physique et la biologie », se réjouit-elle. D’un abord très doux, cette jeune femme au visage encadré de deux boucles de cheveux en cédille dit ne pas avoir toujours confiance en elle. Elle fait pourtant forte impression. Par la clarté de ses idées, sa simplicité, sa modestie. Et aussi son caractère opiniâtre : « Comme j’ai vu le début de ce projet, je veux voir son aboutissement », affirme-t-elle. Rendezvous dans quelques années lorsque, ultime récompense, une version industrialisée du système d’optique adaptative ophtalmologique deviendra utile à des dizaines d’hôpitaux. Does astronomy have a place in the hospital ? Can it be used to study serious diseases, to cure the ill ? Yes, answers Marie Glanc with a broad smile. This 31-year-old engineer from the Laboratory for Space Studies and Astrophysics Instrumentation (LESIA) spends half of her time at the Quinze-Vingts Hospital, in Paris, where she is developing an « ophthalmological adaptive optics system ». On telescopes, adaptive optics is typically used to adjust in real time the shape of a deformable mirror in order to correct the distortion produced by atmospheric turbulence.This results in improved image sharpness. Marie Glanc (pronounced « Glans ») applies the same procedure to the human eye. The instrument she is developing consists of optical components, mirrors, and cameras arranged on a two-square-meter platform. Its purpose is to analyze in real time a patient’s distorted eyesight due, for instance, to a defective cornea or crystalline lens ; and then to correct those optical distortions in order to obtain sharp images of the back of the eye, of the retina, with a precision of a few microns 1. « Doctors can now see details that were until now inaccessible, such as certain blood vessels and light receptor cells », explains Marie Glanc. The instrument is now beginning to be used in medical research to improve the understanding of certain pathologies such as Age-related Macular Degeneracy (AMD). Marie is delighted : « There is nothing more important tome than to see my work produce concrete results », she says. Born in Créhange, in the east of France, Marie remembers that just before beginning her engineering training she was still wondering whether she shouldn’t « do medicine » instead. In the end, she managed to combine both. In 1998, she starts a thesis at the Observatoire de Paris, which she defends in 2002, on the ophthalmological adaptive optics system. « I finally found my way : to combine physics with biology », she happily declares. This pleasant-mannered young woman with a face framedby two curls confesses to having already lacked self-confidence. And yet, by the clarity of her ideas, her simplicity, and her modesty, she makes a strong impression. « I’ve seen the beginning of this project and I want to see it through », she says resolutely. Her best reward will be to see in a few years a commercial version of the system in operation in dozens of hospitals. (1) Marie Glanc travaille aussi sur un autre système d’optique adaptative ophtalmologique qui devrait permettre d'obtenir de meilleures résolutions axiale et latérale. Ce système est également en cours de développement à l’Observatoire de Paris./Marie Glanc is also working on another ophthalmological adaptive optics system with improved axial and lateral resolution. Such a system is also being developed at the Observatoire de Paris. À 31 ans, elle développe un instrument d’étude médical dérivé de technologies astronomiques. At age 31, she is developing a medical study tool based on technologies used in astronomy. G. Servajean, Observatoire de Paris Contact : Marie GLANC Ingénieur LESIA +33 (0)1 45 07 75 47 marie.glanc@obspm.fr AUX CÔTÉS DE SteveGruppetta, postdoc sur le Projet Œil et François Lacombe (à gauche sur la photo). FRANÇOIS LACOMBE a travaillé à plein temps sur le Projet Œil plusieurs années. Aujourd'hui il ne s'y consacre plus que de manière ponctuelle car il a été "détaché" du corps des astronomes pour exercer la profession de directeur scientifique dans la société Mauna Kea Technologies. Il demeure chercheur associé à l'Observatoire. WITH SteveGruppetta, a postdoc working on Project Oeil, and François Lacombe (left). FRANÇOIS LACOMBE worked full time on Project Oeil for many years. He now only works occasionally on the project, being « on leave » from the astronomy staff to work as a scientific manager at the Mauna Kea Technologies company. He remains associate researcher at the Observatoire. Patrick Allard, courtesy



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :