Magazine Observatoire de Paris n°4 mar/avr/mai 2006
Magazine Observatoire de Paris n°4 mar/avr/mai 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 26

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : évènement... ESO, tremplin vers le futur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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HORLOGES À TEMPÉRATURE et pression constante qui étaient installées dans les galeries de l’Observatoire de Paris à 27 mètres sous le niveau du sol. L’une d’elle était l’horloge fondamentale. CONSTANT TEMPERATURE AND PRESSURE CLOCKS located in the Observatoire’s basement, 27 meters below ground level. One of these was the fundamental clock. Observatoire de Paris Contacts : Michel GRANVEAUD Ancien directeur du BNM-LPTF michel@granveaud.com Philip TUCKEY Astronome Directeur du SYRTE +33 (0)1 40 51 22 04 philip.tuckey@obspm.fr ANTENNE À L'OBSERVATOIRE DE PARIS POUR LA RÉCEPTION DES SIGNAUX HORAIRES L'unification mondiale de l'heure est rendue possible dès 1910 par les émissions et les réceptions de signaux horaires. ANTENNA FOR THE RECEPTION OF TIME SIGNALS AT THE OBSERVATOIRE DE PARIS Beginning in 1910, a uniformworld time became possible through the emission and reception of time signals. Observatoire de Paris 22 - MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°4/HISTOIRE SCIENTIFIQUE L’OBSERVATOIRE DE PARIS ET LES RÉFÉRENCES INTERNATIONALES DE TEMPS THE OBSERVATOIRE DE PARIS AND INTERNATIONAL TIME REFERENCES La question d’une référence de temps commune à tous les pays s’est posée avec acuité, au début du XX e siècle, avec le développement du commerce international. Certes, on n’a pas attendu 1900 pour échanger des marchandises entre l’Europe et l’Amérique ! Mais la fin du XIX e siècle a ouvert des progrès considérables dans les moyens de déplacement, dans la vitesse d’acheminement et dans les échanges ; elle a aussi fait émerger des besoins. The need for a time reference common to all countries appeared at the beginning of the 20 th century with the development of international trade. Surely, commercial exchanges between Europe and America existed well before 1900 ! But the end of the 19 th century saw considerable progressin the means of transportation, the speed of delivery and the volume of exchanges, while new needs began to emerge. En ce début de XX e siècle, quelle était la situation en France ? Le pays avait une heure unifiée, celle de la Capitale ! Depuis 1891, principalement en raison du développement du chemin de fer et du télégraphe électrique. Elle était réalisée par une horloge mécanique de l’Observatoire de Paris – l’horloge fondamentale –, entretenue électriquement, et qui fonctionnait en accord avec les observations astronomiques pratiquées au sein de l’établissement. On savait distribuer cette heure dans tout le pays par l’envoi de signaux horaires synchronisés sur l’horloge fondamentale. Sur le plan international, essentiellement pour les besoins de la navigation, la tour Eiffel émettait des signaux horaires référencés aussi à l’horloge fondamentale de l’Observatoire. L’heure unifiée, qui s’était révélée nécessaire sur le plan national, devenait aussi possible sur le plan international ! Sous l’impulsion de Benjamin Baillaud, directeur de l’Observatoire de Paris, une conférence internationale se réunit à l’Observatoire en 1912, et propose de créer un organisme international chargé d’établir une référence de temps valable pour tous les pays et de la diffuser : ce sera le Bureau International de l’Heure - BIH, créé en 1919. Son siège est basé à l’Observatoire de Paris. Tout au long de son existence, il sera dirigé par des astronomes de l’Observatoire de Paris et, pour une longue période, par le directeur de l’établissement, lui-même. Le BIH bénéficie des savoirs de l’Observatoire de Paris, à la fois en matière d’astronomie (développement d’instruments servant à la génération du temps tels que l’astrolabe) et dans les domaines techniques de l’électronique, des oscillateurs à quartz et plus tard des horloges atomiques. C’est dans ce cadre que le BIH se développe. Pendant 40 années, son activité sera essentiellement axée sur la rotation de la Terre et le Temps Universel Coordonné (UTC) qui en découle avec, en parallèle, l’acquisition de connaissances sur les horloges à quartz ; c’est ce qui permettra, en 1937, à Nicolas Stoyko de détecter les irrégularités saisonnières de la rotation de la Terre en se référant aux horloges à quartz. Avec l’arrivée des horloges atomiques, dans les années 60, le BIH acquiert une expérience pratique grâce aux équipes techniques du Service Horaire de l’Observatoire. Il se lance dans le temps atomique par étape : d’abord par intégration des fréquences des oscillateurs (une horloge atomique, c’est d’abord un générateur de fréquences !) de l’Observatoire et de quelques laboratoires, puis en utilisant la phase (l’information temps) des horloges d’une dizaine de laboratoires dont celles de l’Observatoire. En 1972, le Directeur du BIH, Bernard Guinot propose comme référence de temps le Temps Atomique International ; ce TAI devient, pour tous les scientifiques, « LA » référence de temps. Le BIH a cessé d’exister en 1988. Le TAI continue sous la responsabilité du Bureau International des Poids et Mesures. Le Service Horaire de l’Observatoire a cédé la place à un laboratoire du temps et des fréquences autour de 1975. Les activités de ce laboratoire, l’actuel LNE-SYRTE 1, se sont largement développées et diversifiées ; sa contribution à la référence de temps TAI, et par là, celle-là même de l’Observatoire de Paris, s’est amplifiée au cours des années ; avec les développements des horloges à atomes froids, elle est devenue essentielle. What was the situation in France at the beginning of the 20 th century ? The country had a uniformtime, that of the capital, since 1891, due mainly to the development of the railway and the electric telegraph. This common time was marked by a mechanical clock at the Observatoire de Paristhe so-called fundamental clockelectrically maintained, and which operated in phase with the astronomical observations carried out at the Observatoire. This official time was transmitted throughout the country by means of time signals synchronized with the fundamental clock. At the international level, and essentially for the needs of navigation, the Eiffel tower emitted time signals using also as reference the Observatoire’s fundamental clock. The uniformtime needed for national purposes was therefore also internationally available. At the initiative of Benjamin Baillaud, Director of the Observatoire de Paris, an international conference took place at the Observatoire in 1912 and proposed the creation of an international organization charged with the task of establishing a common time reference to be transmitted to all countries : the future International Time Bureau (BIH), created in 1919. The BIH was based at the Observatoire de Paris and during its entire existence would be headed by astronomers from the Observatoireand, for a long period, by the head of the institution himself. The BIH could count on the knowledge available at the Observatoire de Paris,not just in astronomy (development of instruments for the determination of time such as the astrolabe) but also in technical fields such as electronics, quartz oscillators and, later, atomic clocks. For 40 years, the activities of the BIH were basically focused on the Earth’s rotation and the Universal Coordinate Time (UTC) that results from it, together with research on quartz clocks. Thanks to these devices, Nicolas Stoyko would discover the seasonal irregularities in the Earth’s rotation in 1937. With the arrival of atomic clocks in the 1960s, the BIH acquired a practical expertise thanks to the technical teams from the Observatoire’s Time Service. Atomic clocks would be introduced gradually, beginning with the integration of frequencies (an atomic clock is first of alla frequency generator) of the Observatoire’s and a few other laboratories’oscillators, and then by using the phase (time information) of clocks from the Observatoire and some ten other laboratories. In 1972, BIH head Bernard Guinot proposed International Atomic Time (TAI) as reference, which then became « the » time reference for all scientists. The International Time Bureau ceased its activities in 1988. International Atomic Time is now under the responsibility of the International Bureau of Weights and Measures. The Observatoire’s Time Service was replaced by a time and frequencies laboratory the present LNE-SYRTE 1 around 1975. As its activities grew in importance and diversity, its contribution to the TAI referenceand through it that of the Observatoireincreased over the years.With the development of cold-atom clocks, such a contribution has become essential. (1) Voir article « Ô temps, suspends ton vol... une seconde de plus en 2005 », Magazine de l’Observatoire de Paris, n°3, décembre 2005, p.12. See the article « O time, stop thy flight... An extra second in 2005 » Observatoire de Paris : the Magazine, no. 3, December 2005, p.12.
PUBLICATIONS PUBLICATIONS MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°4/PUBLICATIONS - 23 PUBLICATION SCIENTIFIQUE Multi-Conjugate Adaptative Optics for very large telescopes/Optique Adaptative Multi-Conjuguée pour les très grands télescopes Avec une implication importante de chercheurs et ingénieurs de l’Observatoire de Paris/Gérard Rousset, co-rédacteur en chef invité avec Jean-Marc Conan (ONERA) ; Eric Gendron, François Hammer, Pascal Jagourel, Fanny Chemla, Philippe Laporte, Mathieu Puech, Michel Marteaud. Ce numéro spécial des comptes rendus de l'Académie des Sciences porte sur les nouveaux concepts d'Optique Adaptative pour les observations astronomiques à grand champ, rassemblées sous le terme générique d'Optique Adaptative Multi-Conjuguée, sur les très grands télescopes et dans la perspective des extrêmement grands télescopes (ELT). Ces outils aux performances inégalées serviront à l'étude de la physique des objets astronomiques comme, par exemple, les galaxies lointaines, les régions de formation d’étoiles et, plus proche de nous, le Soleil lui-même. Les principaux acteurs du domaine en Europe ont contribué à ce dossier. Il permet donc de faire le point des acquis et des problèmes à résoudre dans la perspective des défis à relever pour la construction des futurs ELT d'ici 2015. Numéro spécial des Comptes Rendus de l'Académie des Sciences (Physique), tome 6 (2005) – n°10, 110 pages. This special issue of the Proceedings of the Academy of Sciences is devoted to the new concepts in adaptive optics for widefield astronomical observationsassembled under the generic termof multi-conjugate adaptive opticson the very large telescopes and on the future extremely large telescopes (ELT). These high-performance devices will be used to study the physics of astronomical objects such as distant galaxies, regions of star formation and, closer to us, the Sun itself. All major European experts in the field have contributed to this special issue, which reviews our knowledge and explores the problems ahead for the construction of the future ELTs until 2015. Special issue of Comptes Rendus de l’Académie des Sciences (Physique), volume 6 (2005), no. 10, 110 pages. PUBLICATIONS GRAND PUBLIC La grande lunette de Meudon - Les yeux de la découverte par Audouin Dollfus, astronome à l’Observatoire de Paris. La grande lunette de Meudon, qui fut la plus grande lunette d’Europe, a brillé sur l’astronomie une grande partie du XX e siècle. Devenu mythique, l’instrument hors normes symbolise une manière de penser l’astronomie et de la pratiquer. Audouin Dollfus, astronome de renom, l’un des derniers témoins actifs des grandes années de la lunette, retrace dans cet ouvrage richement illustré toute l’histoire de ce magnifique instrument : depuis la naissance de l’idée qui poussa Jules Janssen, à la fin du XIX e siècle, à doter l’astronomie française d’une lunette astronomique hors pair - dont l’audace frisait la limite des ressources techniques, industrielles et artisanales alors en mutation -, jusqu’en 2006, premiers pas vers une réouverture au public de l’instrument, une fois sa restauration achevée. CNRS Éditions avec le concours de l'Observatoire de Paris, Collection « CNRS histoire des sciences », février 2006, 186 p., Illustrations : 14 coul., 80 N & B, 17 traits, 28 € Planètes extrasolaires - Les nouveaux mondes par Fabienne Casoli et Thérèse Encrenaz, chercheurs à l’Observatoire de Paris Sommes-nous seuls dans l'Univers ? Depuis 1995, année de la découverte de la première planète en orbite autour d'une étoile semblable à notre Soleil, les astronomes peuvent affirmer que le Système solaire n'est pas unique en son genre. Nous connaissons à l'heure actuelle plus de 160 planètes extrasolaires, mais elles sont bien différentes de celles de notre Système solaire. Celui-ci serait-il une exception parmi les systèmes planétaires ? Comment ces systèmes se sont-ils formés ? Contiennent-ils d'autres Terres ? Les auteurs de cet ouvrage font le point de façon claire et accessible sur l'état actuel des connaissances sur un sujet d'actualité en pleine ébullition. Éd. Belin, Collection « Bibliothèque pour la science », octobre 2005, 160 p., 19,50 € Sur les traces d’Albert Einstein par Jean-Michel Alimi, chercheur à l’Observatoire de Paris. L’œuvre de celui qui fut couronné le plus grand savant du vingtième siècle - et même l’homme du vingtième siècle par le magazine Times - ne serait-elle réservée qu’à de trop rares experts à travers le monde ? À défaut de percer toutes les subtilités des travaux d’Albert Einstein, comment s’approcher au moins de ce géant ? C’est à travers les lieux où il a vécu et travaillé que nous le découvrons dans cet ouvrage. Le périple où il entraîne le lecteur restitue l'homme, le savant, le personnage historique plus familier, et lui ouvre les portes d’une pensée théorique qui compte parmi les plus géniales de l’histoire de l’humanité. Éd. Hermann, février 2006, 125 p., 25 € PUBLICATION JEUNE PUBLIC La Tête dans les étoiles, Six histoires d’espace Six petites histoires - organisées selon les thèmes science-fiction, frissons, fait-divers, sentiment, humour et policier - se succèdent au rythme de l’imagination des auteurs et illustrateurs. Dans la série « policier », Le manoir de la comète a la particularité de se dérouler à Nançay… La Station de radioastronomie de l’Observatoire de Paris et l’espace d’accueil du public, Ciel Ouvert en Sologne ont inspiré les auteurs pour une histoire tout à fait insolite ! Collection « Z’azimut », éditions Fleurus, 2002, 184 p., 6,00 €. À partir de 10 ans.



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