Magazine Observatoire de Paris n°4 mar/avr/mai 2006
Magazine Observatoire de Paris n°4 mar/avr/mai 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 26

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : évènement... ESO, tremplin vers le futur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VISION DES ASTÉROÏDES de la ceinture principale (rouge), des astéroïdes troyens (vert) et des orbites de Mercure à Jupiter obtenue avec SkyBoT. VIEW OF THE ASTEROID main belt (in red), trojan asteroids (in green) and orbits from Mercury to Jupiter obtained with SkyBoT. IMCCE - Observatoire de Paris Contacts : William THUILLOT Astronome IMCCE +33 (0)1 40 51 22 62 william.thuillot@obspm.fr Jérome BERTHIER Ingénieur de Recherche CNRS IMCCE +33 (0)1 40 51 22 60 jerome.berthier@obspm.fr IMAGE DU CIEL analysée par Aladin avec reconnaissance des objets du Système solaire contenus dans l'image par SkyBoT (Uranus et ses satellites ainsi qu'un astéroïde). IMAGE OF THE SKY analyzed by Aladin with identification by SkyBoT of the objects of the Solar system appearing in the image (Uranus and its moons, and an asteroid). IMCCE - Observatoire de Paris SKYBOT : L’UNIVERS EN PARTAGE Depuis plusieurs décennies, les astronomes professionnels et amateurs scrutent le ciel en continu, alimentant de façon massive les archives de données numériques. L’éparpillement de ces informations au sein de multiples bases de données a longtemps constitué un frein à leur mutualisation, jusqu’à ce que les progrès informatiques et le développement des réseaux numériques permettent à la communauté scientifique internationale de lancer le projet « Observatoire Virtuel ». L’objectif poursuivi est de construire des passerelles entre ces bases de données pour les rendre interopérables et, in fine, exploitables par tous. C’est dans ce contexte que l’IMCCE a développé SkyBoT (Sky Body Tracker), le premier service interconnecté au réseau de l’Observatoire Virtuel, à fournir des éphémérides des objets du Système solaire. Traqueur de corps céleste Pour développer SkyBoT, l'IMCCE s’est appuyé sur son expertise de la dynamique et de la physique des objets du Système solaire : bases de données, éphémérides numériques, outils de simulations et de calculs numériques… Depuis le 23 janvier 2006, SkyBoT est implanté dans Aladin, l’atlas interactif du ciel conçu par le Centre de Données Astronomiques de Strasbourg (CDS, CNRS-Université Louis Pasteur). Cette version permet de rechercher et d’identifier les planètes et leurs satellites naturels mais surtout les quelques 330 000 astéroïdes répertoriés à ce jour. Les données sont disponibles pour n’importe quel champ de la sphère céleste, et sur une période qui s’étend de 1949, date du premier grand relevé du ciel boréal (Palomar Observatory Sky Survey), jusqu’en 2009. L’équipe de l’IMCCE s’emploie désormais à intégrer les comètes et autres objets du Système solaire dans la base ainsi qu’à perfectionner le service en développant des techniques de fouilles d’archives, en améliorant l’automatisation des analyses ou encore en offrant la possibilité de visualiser les objets en 3D. Enfin, une version dédiée de SkyBoT participera à la mission européenne Gaïa, qui doit effectuer entre 2011 et 2016, la cartographie la plus complète jamais réalisée des étoiles de notre Galaxie. SKYBOT : SHARING THE UNIVERSE Planètes, satellites naturels, astéroïdes, comètes, l’inventaire du Système solaire est certes loin d’être achevé, mais il a littéralement explosé depuis quelques décennies grâce au fulgurant progrès des techniques d’observation. Encore fallait-il pouvoir mettre ces informations à la disposition de l’ensemble de la communauté astronomique. C’est désormais chose faite pour les objets du Système solaire, grâce à SkyBoT, un service Internet développé par l’Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides - IMCCE. Planets, moons, asteroids, comets, the inventory of the Solar system is far from complete, but it has literally exploded in the last few decades as a result of the spectacular advances in observation techniques. Still, all these data had to be made available to the astronomical community. This has now been accomplished for the objects in our Solar system thanks to SkyBoT, an Internet service developed by the Institute for Celestial Mechanics and Computation of Ephemerides (IMCCE). FOCUS PETITS CORPS MAIS GRAND INTÉRÊT Petits objets rocailleux et irréguliers, de taille n'excédant pas quelques centaines de kilomètres de diamètre, les astéroïdes ont aussi été appelés "les vermines du ciel", les petites traînées qu'ils laissaient sur les plaques photographiques étant considérées par certains comme des nuisances. Les astronomes s’intéressent aujourd’hui à ces petits corps, dont l'étude nous renseigne sur les conditions initiales qui ont prévalu à la naissance du Système solaire. En outre, certains astéroïdes, les géocroiseurs, ou en anglais Earth-Crossing Asteroids (ECAs) présentent un danger pour la Terre car leurs orbites croisent celle de notre planète. Afin de quantifier plus précisément le risque de collision avec la Terre, un programme international de surveillance du ciel a été mis en place (Spaceguard survey). 12 - MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°4/ACTUALITÉ DES LABORATOIRES Professional and amateur astronomers have been observing the sky for decades, thus generating an impressive volume of numerical data. The scattering of this information in a multitude of databases has long hampered its accessibility, until technological advances and the development of numerical networks made it possible for the international scientific community to launch the « Virtual Observatory » project. The basic idea is to build links among the different databases so as to make them available to allusers. It is in this spirit that the IMCCE has developed SkyBoT (Sky Body Tracker), the first service connected to the Virtual BIG INTEREST IN SMALL OBJECTS Asteroids, those small, rocky and irregular objects that are at most a few hundred kilometers in size, have already been called « sky vermin », due to the small streaks they left on photographic plates and which some consider a nuisance. Asteroids have now attracted the interest of astronomers, for these small bodies are a source of information on the conditions that prevailed at the time the Solar system was born. In addition, certain asteroids, the so-called Earth-Crossing Asteroids (ECAs), pose a danger for the Earth because their orbits intersect that of our planet. In order to determine more accurately the risk of collision with the Earth, an international program to monitor the sky has been setup (Spaceguard survey). Observatory that provides ephemerides of the objects in the Solar system. A celestial-body tracker To develop SkyBoT, the IMCCE resorted to its expertise on the dynamics and physics of objects in the Solar system : databases, numerical ephemerides, and simulation and numerical computation tools. On 23 January 2006, SkyBoT became part of Aladin, the interactive atlas of the sky designed by the Strasbourg Astronomical Data Center (CDS, CNRS-University Louis Pasteur). This version allows scientists to search for and identify planets and their moons, but especially the some 330,000 asteroids listed to-date. Data is available for every region of the celestial sphere for the period beginning in 1949, when the first survey of the northern sky was conducted (Palomar Observatory Sky Survey), and ending in 2009. The IMCCE team is now working on extending the database to include comets and other objects in the Solar system and improving the service by developing archive searching techniques, enhancing analysis automation and offering the possibility of viewing objects in three dimensions. Finally, a dedicated version of SkyBoT will participate in the European Gaia mission which, between 2011 and 2016, will drawup the most complete map ever of the stars in our Galaxy. VISION 3D du Système solaire obtenue avec SkyBoT. THREE-DIMENSIONAL VIEW of the Solar system obtained with SkyBoT. IMCCE - Observatoire de Paris
NAVIGATION SPATIALE : MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°4/ACTUALITÉ DES LABORATOIRES - 13 LE TEMPO DE RÉFÉRENCE DE GALILEO SPACE NAVIGATION : GALILEO’S REFERENCE TEMPO L’Europe lance sa constellation de 30 satellites de navigation et de positionnement, Galileo. Le laboratoire Systèmes de Référence Temps-Espace - SYRTE apporte son expertise. Europe launches Galileo, its constellation of 30 navigation and positioning satellites. The Time-Space Reference Systems Department (SYRTE) contributes its expertise. Le premier satellite test s’est envolé. Et son petit frère suit. Aussitôt, l’Agence Spatiale Européenne a signé le contrat qui engage la réalisation de quatre des 30 futurs satellites de la constellation de navigation Galileo à déployer en 2008-2010. Enjeu : l’indépendance du Vieux Continent en matière de positionnement. L’Europe s’affranchit du Global Positioning System - GPS américain. L’objectif est de se situer au mètre près. Coût : 3,8 milliards d’euros. Il s’agit du plus grand programme spatial jamais lancé de ce côté-ci de l’Atlantique, dans le droit fil de la fusée Ariane ou des avions Airbus. La métrologie du temps et des fréquences - au cœur de ces dispositifs de localisation - est la spécialité du SYRTE qui héberge des horloges à atomes froids parmi les plus précises au monde. L’Europe se positionne L’action de l’Union européenne a commencé avec la mise en place, en 2005-2006, d’un service complémentaire au GPS. L’European Geostationary Navigation Overlay Service - EGNOS consiste en un signal radio ajouté. Il est émis par trois satellites géostationnaires de télécommunication. Ceci améliore la qualité et la fiabilité du positionnement du récepteur grâce à l’appui d’un réseau de 34 stations sol équipées d’horloges atomiques. L’une d’elles, installée à l’Observatoire de Paris avec le soutien du Centre National d’Études Spatiales - CNES, raccorde l’échelle de temps EGNOS à la référence du temps universel coordonné UTC avec une exactitude de l’ordre de 10 milliardièmes de seconde. Dans le même esprit, le SYRTE participe au consortium européen qui met en place le pilotage de l'échelle de temps Galileo par rapport au temps atomique international. Retombées économiques et scientifiques Le système Galileo, avec ses 30 satellites, offrira une qualité et une intégrité supérieures à celles du GPS actuel. Le premier des deux satellites de validation a été lancé fin 2005 pour vérifier le bon fonctionnement en orbite des horloges embarquées. Le SYRTE développe, avec l’aide du CNES, la deuxième génération d’horloges atomiques. Elle utilise des atomes refroidis par laser et pourrait voler à l’horizon 2012. Le déploiement de la constellation sera financé par un partenariat public-privé. Les projections laissent entrevoir des retombées importantes dans les transports, la marine, l’agriculture, la défense, la sécurité et les banques… Le marché, estimé à 250 milliards d’euros en 2020, pourrait créer 100 000 emplois en Europe. Mais le système Galileo aura aussi des bénéfices scientifiques pour la construction des échelles de temps atomiques, la géodésie ou des tests de physique fondamentale… APPLICATIONS DE LA NAVIGATION PAR SATELLITE AUX TRANSPORTS : suivi des flottes de navires, camions sur les routes ou avions dans les airs. APPLICATIONS OF NAVIGATION SATELLITES TO TRANSPORTATION (by sea, road or air) : monitoring of ship, truck and plane fleets. ESA The first test satellite was launched.And its little brother followed. Without delay, the European Space Agency signed the contract for the construction of four of the future 30 satellites of the Galileo navigation constellation to be deployed between 2008 and 2010. At stake : the Old Continent’s independence in the positioning field. Europe breaks free from the American Global Positioning System (GPS). The goal is to achievea precision of the order of one meter. Cost : 3.8 billion euros. It is the biggest space program ever launched this side of the Atlantic, in line with the Ariane rocket or the Airbus airplanes.Time and frequence metrology- -at the heart of those localization devicesis the specialty of SYRTE, whose cold-atom clocks are among the most accurate in the world. Europe gets into action The European Union’s involvement began in 2005-2006 with the operation of a service complementary to the GPS. EGNOS, the European Geostationary Navigation Overlay Service, consists of an additional radio signal emitted by three geostationary telecommunication satellites. This improves the quality and reliability of the receptor’s positioning thanks to the support of a network of 34 ground stations equipped with atomic clocks. One of these, located at the Observatoire de Paris with the support of the National Center for Space Studies (CNES), linksup EGNOS time scale to the universal coordinate time (UTC) reference with a precision of the order of 10 billionths of a second. In the same spirit, the SYRTE is a member of the European consortium which is preparing the infrastructure necessary to ensure that Galileo's time-scale will follow international atomic time. Economic and scientific benefits The Galileo system, with its 30 satellites, will offer better quality and performance than the present GPS. The first of the tow validation satellites has been launched at the end of 2005 to test the performance in orbit of the on-board clocks. With the help of the CNES, SYRTE is developing the second generation of atomic clocks. These employ laser-cooled atoms and could be in operation by 2012. The deployment of the constellation will be funded by a publicprivate partnership. Preliminary studies point to significant economic benefits fields such as land and sea transportation, agriculture, defense, security and banking.The market, of an estimated 250 billion euros by 2020, could create 100,000 jobs in Europe. But the Galileo system willalso pay scientific dividends in the construction of atomic time-scales, geodesy, and tests in fundamental physics. LA CONSTELLATION GALILEO De 2008 à 2010, l’Europe déploiera les 30 satellites de sa constellation de navigation. THE GALILEO CONSTELLATION From 2008 to 2010, Europe will deploy the 30 satellites of its navigation constellation. ESA Contact : Philip TUCKEY Astronome SYRTE +33 (0)1 40 51 22 04 philip.tuckey@obspm.fr STATION DE RÉFÉRENCE L’installation pilote de l’Observatoire. D’autres se situent en Europe, Afrique, Guyane, Inde et Canada. REFERENCE STATION The pilot facility at the Observatoire de Paris. Others are located in Europe, Africa, Guyana, India, and Canada. Observatoire de Paris



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