Magazine Observatoire de Paris n°3 déc 05/jan-fév 2006
Magazine Observatoire de Paris n°3 déc 05/jan-fév 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de déc 05/jan-fév 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 26

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : naissance de l'Institut Francilien de Recherche sur les Atomes Froids.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 22 - 23  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
22 23
GAIA donnera un nouveau nom à un milliard d’étoiles. GAIA will give a new name to one billion stars. ESA Contact : Catherine TURON GEPI +33 (0)1 45 07 78 37 catherine.turon@obspm.fr HIPPARCOS Le satellite européen Hipparcos a observé 118 000 étoiles. HIPPARCOS The European satellite Hipparcos observed 118,000 stars. ESA 22 - MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°3/HISTOIRE SCIENTIFIQUE QUEL NOM POUR LES ÉTOILES ? NAMING STARS Avec le temps, et une variété de systèmes de classements, les étoiles ont reçu des noms successifs. Certaines en ont plus de cinquante. Et ce n’est pas près de s’arrêter. In the course of time and through a variety of classification systems, stars have been given a succession of namesmore than fifty, in some cases. And there is no end in sight. Pendant l’Antiquité, les Grecs donnaient aux étoiles des noms tirés de leur mythologie. Ainsi, Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel, est-il à l’origine le nom donné au chien d’Orion, célèbre chasseur qui tomba amoureux de la fille du roi Enope. Et c’est l’un de ces Grecs, Hipparque, qui, le premier, vers 150 av. J.-C., eut l’idée de classer ces étoiles par ordre de luminosité décroissante. Idée reprise au XVII e siècle par l’Allemand JohannBayer, puis par le Britannique John Flamsteed, qui leur attribuèrent une lettre grecque ou un chiffre en fonction de leur magnitude, suivi du nom abrégé de leur constellation. Ainsi, Sirius, qui se situe dans le Grand Chien, s’appelle-telle également α CMa (alpha Canis Majoris). L’une des nomenclatures les plus célèbres reste celle que Henry Draper mit au point. De 1918 à 1924, il fit le recensement le plus complet possible des étoiles observables et les classa en fonction de leur ascension droite croissante, c’est-à-dire par longitude céleste. Sirius est ainsi également nommée HD 48915 parce qu’elle est la 48915 e étoile dans l’ordre de ce classement. Avec le temps, les systèmes de dénominations d’étoiles se sont accumulés. Sirius possède ainsi 55 patronymes différents dont celui qui lui a été attribué dans le catalogue du satellite Hipparcos. Ce satellite européen, dont le programme d'observation a été conçu au département Galaxies, Étoiles, Physique et Instrumentation - GEPI, à l’Observatoire de Paris, a été le premier au monde à remplir une mission d’astrométrie spatiale. De 1989 à 1993, il a observé 118 000 étoiles pour déterminer leurs caractéristiques avec précision (coordonnées, distance, vitesse de déplacement sur la sphère céleste, magnitude dans trois couleurs) et s’est appliqué à dénommer chacune d’elles en les classant par ascension droite. HIP 32349 est ainsi l’autre manière de désigner Sirius. Le successeur d’Hipparcos est déjà connu : il s’appelle GAIA. Et nul doute que le milliard d’étoiles qu’il observera avec une précision angulaire de 10 microsecondes d’arc (contre une milliseconde d’arc pour Hipparcos) recevra individuellement, à cette occasion, un nouveau patronyme… Catalogue des noms d’étoiles : http://simbad.u-strasbg.fr/Représentation allégorique de la constellation d’Orion. Allegorical representation of the Orion constellation. Bibliothèque – Observatoire de Paris In antiquity, the Greeks namedstars after mythological figures. Sirius for example, the brightest star in the sky, is originally the name of Orion’s dogOrion was the famous hunter who fell in love with the daughter of King Oenopion. And it was a Greek, Hipparchus, who, 150 years B.C., decided to classify stars in order of decreasing luminosity. An idea takenup in the seventeenth century by the German astronomer JohannBayer, and later by John Flamsteed, the British Astronomer Royal, who assigned stars a Greek letter or numeral depending on their magnitude, followed by the abbreviated name of their constellation. Sirius, for example, from the Greater Dog constellation, is also called α CMa (alpha Canis Majoris). One of the most famous nomenclatures is due to Henry Draper. From 1918 to 1924, he compiled a list as complete as possible of observable stars and ranked them according to increasing right ascension, that is, the celestial equivalent of longitude. Sirius is also called HD 48915 because it is the 48,915 th star in that order. In the course of time, star naming systems multiplied. Sirius has 55 different names, including the one given to it in the Hipparcos catalogue. This European satellite, whose observation program was developed at the Observatoire de Paris Galaxies, Star, Physics and Instrumentation Department (GEPI), was the first to carry out an astrometric space mission. From 1989 to 1993, it observed 118,000 stars to accurately determine their characteristics (coordinates, distance, motion on the celestial sphere, magnitude in three colors) naming them and classifying them by right ascension. HIP 32349 is another way to designate Sirius. Hipparcos’successor is already known : it’s called GAIA. There is no doubt that each one of the billion stars it will observe with an angular precision of 10 microseconds of arc (compared to one millisecond of arc for Hipparcos) will be re-baptized with a new name. Catalogue of star names : http://simbad.u-strasbg.fr/L’OBSERVATOIRE DE PARIS AU FIRMAMENT La règle veut que les astronomes ne puissent pas donner leur nom aux nouveaux astéroïdes qu’ils détectent. Ils doivent donc trouver un patronyme ailleurs, par exemple chez leurs collègues scientifiques. C’est ainsi que nombre d’astéroïdes ont reçu le nom de chercheurs vivants de l’Observatoire de Paris : Barucci, Combes, Couturier, Drossart, Dumont, Encrenaz, Fulchignoni, Gautier, Lecacheux, Lellouch, Luminet, Roques, Proust... THE OBSERVATOIRE DE PARIS IN THE SKY Astronomers are not allowed to name after themselves the new asteroids they discover. They have to find some other name, such as, for instance, the name of a colleague. That’s how a number of asteroids were given names of living researchers from the Observatoire de Paris : Barucci, Combes, Couturier, Drossart, Dumont, Encrenaz, Fulchignoni, Gautier, Lecacheux, Lellouch, Luminet, Roques, Proust...
PUBLICATIONS PUBLICATIONS MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°3/PUBLICATIONS - 23 À chaque numéro du Magazine, nous présentons un échantillon des nombreuses publications auxquelles participent des chercheurs de l’Observatoire de Paris. Les références figurent dans la langue de publication. In each issue of the Magazine we present a sample from the long list of publications authored by researchers from the Observatoire de Paris or in which they have collaborated. References appear in the language of publication. PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES Cosmic Vision, Space Science for Europe 2015-2025 Prepared by G. Bignami, P.Cargill, B. Schutz andC. Turon on behalf of the Science advisory structure of the European Space Agency. Cosmic Vision 2015-2025 is the third long termplan of the ESA Science programme. It is based on a massive response by the scientific community to ESA’s call for themes, issued in April 2004. It addresses four broad questions of the utmost importance to understand the Universe and mankind’s place in it : What are the conditions for planet formation and the emergence of life ? How does the Solar System work ? • What are the fundamental physical laws of the Universe ? • How did the Universe originate and what is it made of ? Chapters 1 to 4 propose ways of answering these questions and possible space tools to tackle them. Chapter 5 lists the technology challenges that are raised and suggests the necessary technology development programme. Chapter 6 suggests possible implementation strategies. Published by the European Space Agency, A. Wilson ed., October 2005, BR-247, 110 p., 10 € Géométrie au XX e siècle. Histoire et horizons, ouvrage collectif Peu de travaux historiques et philosophiques ont été consacrés à l’histoire récente de la géométrie. Pourtant, au cours de la seconde moitié du vingtième siècle, l’approche géométrique s’est révélée d’une fécondité extraordinaire dans tous les domaines mathématiques, ainsi qu’en physique théorique. Cet ouvrage propose une large présentation réflexive des géométries du vingtième siècle et de leurs fondements conceptuels, tâche extrêmement délicate étant donné la diversité des recherches et leurs multiples domaines d’application. L’ensemble des textes, dus à des mathématiciens, des philosophes ou des historiens, ne prétend pas à l’exhaustivité mais constitue un matériau d’une richesse remarquable. Éditeurs : Joseph Kouneiher, Dominique Flament, Philippe Nabonnand, Jean-Jacques Szczeciniarz aux éditions Hermann, septembre 2005, 425 p., 90 € PUBLICATIONS GRAND PUBLIC L’Univers dévoilé par James Lequeux, astronome à l’Observatoire de Paris Notre conception actuelle de l'Univers n'a plus guère à voir avec celle que l'on en avait, il y a cent ans. Bien qu'il n'existe pas encore de réponse à certaines L'Agenda astronomique 2006 Unique en son genre, c’est non seulement un agenda classique mais aussi l'outil quotidien de tous les astronomes amateurs et de tous ceux que le monde de l'astronomie passionne. Il donne chaque année un éclairage particulier aux travaux récents réalisés dans les départements de l'Observatoire. Richement illustré et doté de nombreuses cartes du ciel, c’est un outil pratique, savant et qui fait rêver ! Éd. EDP Sciences, octobre 2005, 155 p., 12 € La "newsletter" de l'Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Éphémérides Depuis avril 2005, l'IMCCE, institut au sein de l’Observatoire de Paris, publie chaque mois une lettre d'information gratuite. Y sont présentés les phénomènes astronomiques observables du mois, les événements de l'actualité astronomique, les nouveautés du site Web, les séminaires publics et les nouvelles publications de l'IMCCE. Pour vous abonner, connectez-vous sur le site le site www.imcce.fr. questions fondamentales, comme la nature de la matière noire ou l'existence de la vie ailleurs que sur la Terre, les progrès récents de l'astronomie ont été si spectaculaires que l'essentiel de l'Univers nous est aujourd'hui dévoilé... Sous une forme simple et vivante, sans pour autant négliger la rigueur scientifique, sont présentés l’histoire – depuis les années 1910 – et les moyens de ces progrès. L’ouvrage s’achève par un exposé détaillé de l’état actuel de nos connaissances, avec quelques projections vers le futur. Éd. EDP Sciences, Collection « Sciences et histoire », Les Ulis, juin 2005, 304 p., 29 € De l’infini... Mystères et limites de l’Univers par Jean-Pierre Luminet, astronome à l’Observatoire de Paris et Marc Lachièze-Rey, chercheur au CEA Le problème de l’infini concerne autant la philosophie (la théologie, l’art, l’éthique…) que les sciences de la Nature, la physique et les mathématiques. Avec les théories les plus modernes comme celles des quantas, la cosmologie relativiste ou les modèles de trous noirs, de nouveaux infinis sont apparus. Les développements les plus récents de la physique ont remis au goût du jour la notion d’infini. Cet ouvrage nous invite à une exploration de quelques grandes étapes des « histoires parallèles » de l'infini en cosmologie, en mathématiques et en physique fondamentale et leurs inextricables relations avec le statut métaphysique qu'a également l'infini. Éd. Dunod, Coll. Quai des sciences, octobre 2005, 188 p., 17 € PUBLICATIONS JEUNE PUBLIC Le ciel, l'air et le vent par Jean-Pierre Verdet, illustrations Henri Galeron et Philippe Valat Dernier volet de la trilogie de l’astronome Jean-Pierre Verdet rééditée aux Éditions Gallimard Jeunesse en 2005. Après le ciel de nuit, puis le ciel de jour, voici la météorologie du ciel. Mot de l'éditeur : Qu'est-ce que l'air ? L'air qui nous entoure nous semble invisible et impalpable. Pourtant, il a sa couleur, son poids, son épaisseur. Pourquoi le ciel est-il bleu ? D'où viennent les nuages ? Comment se forment l'éclair et l'arc-en-ciel ? De quoi sont composés les flocons de neige ? Peut-on prévoir le temps ? Des questions bien posées pour des réponses précises. Éd. Gallimard Jeunesse, Découverte Benjamin, 2005. À partir de 6 ans, 34 p., 2,95 €



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :