Magazine Observatoire de Paris n°14 déc 11/jan-fév 2012
Magazine Observatoire de Paris n°14 déc 11/jan-fév 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de déc 11/jan-fév 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Observatoire de Paris

  • Format : (211 x 298) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : vision d'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 12 - 13  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
12 13
Urbain Le Verrier (1811-1877). Bibliothèque de l’Observatoire de Paris• Découvrez l’exposition virtuelle Le Verrier, les coulisses de la découverte de Neptune sur/Discover the virtual exhibition Le Verrier, behind the scenes of the discovery of Neptune at http://expositions.obspm.fr/• Téléchargez la brochure 2011, l’année Neptune, conçue par l’IMCCE, Observatoire de Paris sur/Download the brochure 2011, the Year of Neptune, produced by the IMCCE, Observatoire de Paris, at www.grandpublic.obspm.fr > manifestations 2011 > bicentenaire d’Urbain Le Verrier 12 – MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°14/DÉCEMBRE 2011 HISTOIRE NEPTUNE ET URBAIN LE VERRIER CÉLÉBRÉS À L’OBSERVATOIRE DE PARIS NEPTUNE AND URBAIN LE VERRIER CELEBRATED AT THE OBSERVATOIRE DE PARIS 2011 a marqué le bicentenaire de l’un des astronomes les plus célèbres du XIX e siècle : Urbain Le Verrier, découvreur de Neptune et directeur de l’Observatoire de Paris. Hasard... la planète a bouclé, le 3 juillet dernier, son premier tour autour du Soleil depuis sa découverte en 1846 ! 2011 marked the bicentennial of one of the most famous nineteenth-century astronomers : Urbain Le Verrier, the discoverer of Neptune and director of the Observatoire de Paris. By a curious coincidence : on 3 July last the planet completed its first revolution around the Sun since its discovery in 1846. Le Verrier est né le 11 mars 1811, à Saint-Lô, dans la Manche. Il sort de l’École Polytechnique en 1833, y prend un poste de répétiteur en astronomie et devient, rapidement expert en mécanique céleste. En 1845, François Arago, alors à la tête de l’Observatoire de Paris, lui confie l’étude des anomalies du mouvement de la planète Uranus : Alexis Bouvard, en son temps, les avait attribuées à l’action d’une « planète troublante » inconnue. Le Verrier ne met qu’un an à résoudre ce problème. Il prédit la position de la nouvelle planète... qui est aussitôt observée. Après sa découverte de Neptune - du bout de sa plume, comme disait Arago - Le Verrier devient l’astronome le plus célèbre du monde entier. Un directeur tyran À la mort d’Arago en 1853, Le Verrier est nommé premier directeur en titre de l’Observatoire de Paris : il sépare l’établissement du Bureau des longitudes et le réforme. À Marseille, dans un climat plus favorable, il crée une « succursale » pourvue du premier grand télescope moderne réalisé par Léon Foucault. Cependant, détesté du personnel qu’il maltraite, Le Verrier est révoqué en 1870. Son remplaçant, Charles Delaunay, meurt en 1872 et Le Verrier est de nouveau nommé à la tête de l’observatoire, poste qu’il occupera jusqu’à sa mort en 1877. Ses travaux sur le mouvement des planètes seront utilisés pour les éphémérides jusqu’en 1983. Organisateur hors pair, Le Verrier a créé un service météorologique international : les données collectées en Europe sont transmises par le télégraphe électrique à l’Observatoire de Paris. On y élabore des cartes, et réalise les premières prévisions. Ce service est l’ancêtre de Météo France. LES CÉLÉBRATIONS ORGANISÉES PAR L’OBSERVATOIRE DE PARIS EN 2011 Une exposition temporaire Le Verrier, les coulisses de la découverte de Neptune a été présentée durant toute l’année dans la grande galerie de l’Observatoire de Paris, complétée par un Parcours sur les pas de Le Verrier, mis en place dans le bâtiment historique Perrault. Le dispositif fut assorti d’un cycle de conférences sur Le Verrier et « Neptune aujourd’hui » animées par les chercheurs de l’établissement et de Météo France. Neptune, la plus lointaine des planètes, vient de boucler son premier tour autour du Soleil depuis sa découverte./Neptune, the most distant planet, has just completed its first revolution around the Sun since its discovery. NASA Le Verrier was born on 11 March 1811 in Saint-Lô (Manche). He graduated from the École Polytechnique in 1833, obtained a position of astronomy tutor there, and rapidly became an expert in celestial mechanics. In 1845, François Arago, then at the head of the Observatoire de Paris, assigned him the study of the anomalies in the motion of the planet Uranus. Alexis Bouvard, in his time, had attributed them to the action of an unknown « disturbing planet. » It took Le Verrier only one year to solve the problem. He predicted the position of the new planet, which was immediately found. After his discovery of Neptune—out of the tip of his pen, as Arago said—Le Verrier became the most famous astronomer in the world. A tyrannical director After Arago’s death in 1853, Le Verrier was appointed first titular director of the Observatoire de Paris. He split the institution from the Bureau des longitudes and reformedit. In Marseille, in a more favourable climate, he created a « branch » featuring the first modern large telescope built by Léon Foucault. However, detested by his staff, which he mistreated, he was dismissed in 1870. His replacement, Charles Delaunay, died in 1872 and Le Verrier was appointed again at the head of the observatoire, a position he would hold until his death in 1877. His work on planetary motions would be used in ephemerides until 1983. A talented organizer, Le Verrier created an international meteorological service : data was collected in Europe and transmitted by electric telegraph to the Observatoire de Paris. In addition, maps were drawn and the first weather forecasts were produced there. This service is the ancestor of Méteo France. CELEBRATIONS ORGANIZED BY THE OBSERVATOIRE DE PARIS IN 2011 A temporary exhibition, Le Verrier, behind the scenes of the discovery of Neptune, was presented throughout the year at the grande galerie of the Observatoire de Paris, together with the tour On Le Verrier’s footsteps in the Perrault historic building. A lecture series on Le Verrier and « Neptune today » given by researchers from the Observatoire and Météo France, completed the celebrations.
RECHERCHE/LESIA MAGAZINE DE L’OBSERVATOIRE N°14/DÉCEMBRE 2011 – 13 COSMIC VISION, VISION D’AVENIR POUR L’EXPLORATION SPATIALE COSMIC VISION : A VISION FOR THE FUTURE OF SPACE EXPLORATION L’avenir de la science spatiale européenne s’écrit avec le Laboratoire d’Études Spatiales et d’Instrumentation en Astrophysique - LESIA : ses chercheurs participent à Solar Orbiter, l’une des deux missions définitivement sélectionnées en octobre par l’ESA dans son plan Cosmic Vision pour l’horizon 2015-2025. The future of European space science goes through the Laboratory for Space Studies and Astrophysical Instrumentation (LESIA). Its scientists participate in Solar Orbiter, one of the two space missions that ESA definitively approved in October in its Cosmic Vision plan for 2015-2025. Le 4 octobre dernier, une nouvelle étape s’est ouverte avec la sélection définitive des missions de classe moyenne, Solar Orbiter et Euclid, que l’Agence spatiale européenne ESA lancera en 2017 et 2019. Étroitement impliqué dans Solar Orbiter, le LESIA participe également à l’étude d’autres projets spatiaux qui concourront pour une nouvelle phase de sélection en 2013. Zoom sur quatre programmes susceptibles de faire la science du XXI e siècle : Solar Orbiter, Plato, Marco Polo R et Echo. Quatre programmes ambitieux On est encore loin de tout connaître de notre étoile. Pour cette raison, le programme Solar Orbiter propose de sonder le vent solaire. Des observations directes du Soleil seront pratiquées jusqu’à des distances très rapprochées, encore jamais atteintes. À bord : une expérience d’ondes radio et plasma serait fournie par un consortium ESA international sous conduite du LESIA. Le lancement de Solar Orbiter, désormais sélectionné, est prévu en 2017. Parallèlement à Solar Orbiter et à Euclid, une troisième mission de classe moyenne sera retenue en 2013, en vue d’un lancement en 2022. Parmi les cinq projets candidats, trois sont à l’étude au sein du LESIA : Planetary Transits and Oscillations of Stars, alias Plato, est une mission de deuxième génération consacrée à la recherche d’exoplanètes et à l’étude sismique des étoiles. Elle prend la suite des illustres satellites français CoRoT et américain Kepler. Le LESIA participerait à la définition du système et du traitement des données à bord. En outre, le responsable scientifique de Plato est Claude Catala, président de l’Observatoire de Paris. Le projet Marco Polo, proposé par une chercheuse du LESIA, vise à récolter et à rapporter sur Terre des échantillons d’un astéroïde primitif. Les dimensions de la mission ont été récemment revues afin de mieux en maîtriser le coût. En cas de sélection, l’objectif sera d’apporter des éléments de réponses sur les processus de formation des planètes et sur l’origine des molécules de la vie. La fenêtre de tir court de 2020 à 2024. Exoplanet Characterisation Observatory - Echo se présente comme une étude approfondie du rayonnement des exoplanètes. Ce projet fait suite aux nombreux détecteurs actuels de mondes lointains. Le télescope analysera la composition et la température des atmosphères. Les chercheurs espèrent ainsi mieux comprendre la formation des planètes dans l’Univers. Le LESIA travaille sur le concept optique, les détecteurs, la thermomécanique. En 2012, l’ESA complètera son programme Cosmic Vision d’une mission de grande envergure : à lancer en 2020, pour 900 millions d’euros. Le LESIA s’intéresse ici aux instruments de la sonde Jupiter Icy Satellite Explorer JUICE vers... Jupiter et de ses lunes glacées. L’exploration spatiale a un bel avenir ! Four October of this year marked the beginning of a new stage, with the final approval of the medium-class missions Solar Orbiter and Euclid to be launched by the European Space Agency (ESA) in 2017 and 2019. Closely involved in Solar Orbiter, LESIA also participates in the study of other space projects competing in a new selection process to take place in 2013. Zoom on four programs that are likely to shape 21 st -century science : Solar Orbiter, Plato, Marco Polo R, and Echo. Four ambitious programs We are still far from a complete knowledge of our own star. This is why the Solar Orbiter program will study the solar wind. Direct observations of the Sun will be performedup to very close distances, closer than ever before. On board : a radio wave and plasma experiment built by an international consortium headed by LESIA. The launch of Solar Orbiter, already approved, is expected to take place in 2017. Concurrently with Solar Orbiter and Euclid, a third medium-class mission will be selected in 2013, to be launched in 2022. Among the five competing projects, three are being studied at LESIA. Planetary Transits and Oscillations of Star, alias Plato, is a second-generation mission devoted to the search for exoplanets and the seismological study of stars. It is the continuation of the famous French satellite CoRoT and American satellite Kepler. LESIA would participate in the definition of the system and on-board data processing. In addition, Plato’s principal investigator is Claude Catala, the president of the Observatoire de Paris. The Marco Polo project, proposed by a scientist at LESIA, aims at collecting and bringing back to Earth samples from a primitive asteroid. The parameters of the mission have recently been revised in order to better control costs. If selected, the project will seek to answer questions regarding planet formation processes and the origin of the molecules of life. Launch window : from 2020 to 2024. Exoplanet Characterisation Observatory (Echo) is a detailed study of exoplanet radiation. It comes in the wake of a number of current distant world detectors. The telescope willanalyze atmospheric composition and temperature. Scientists thus hope to gain a better understanding of planet formation in the Universe. LESIA is working on the optical concept, detectors, and thermodynamics. In 2012, ESA will complete its Cosmic Vision program with the addition of a major mission, to be launched in 2020 at a cost of 900 million euros. LESIA’s interest is in the instruments for the Jupiter Icy Satellite Explorer (JUICE) probe, bound for Jupiter and its frozen moons. Space exploration has a bright future ! ESA/EADS Contact Pierre DROSSART Directeur de recherche CNRS LESIA + 33 (0)1 45 07 76 64 pierre.drossart@obspm.fr Raphaël (1483-1520), ESA



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :